AG 2008 (63e sesssion): Rapport du Secrétaire général sur la situation des droits de l'homme au Myanmar (francais)

ဖော်ပြချက်/အကြောင်းအရာ: 

Résumé: Le présent rapport est soumis en application du paragraphe 6 de la résolution 62 /222 de l?Assemblée générale. Le 22 mai 2007, le Secrétaire général a chargé son Conseiller spécial concernant le Pacte international pour l?Iraq et autres questions politiques et ancien Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Ibrahim Gambari, de poursuivre la mission de bons offices menée en son nom. Durant la période à l?examen, à savoir du 23 octobre au 5 septembre 2008, le Conseiller spécial s?est rendu au Myanmar, à trois reprises sur l?invitation du Gouvernement, en novembre 2007, puis mars et août 2008. À chacune de ces visites, il a pu s?entretenir avec des représentants du Gouvernement du Myanmar et de l?opposition. Lors de ses visites et durant tous les entretiens qu?il a eus avec des représentants du Gouvernement, de l?opposition et d?autres parties prenantes, le Conseiller spécial a poursuivi les efforts qu?il menait au nom du Secrétaire général en vue de promouvoir la réconciliation nationale, le rétablissement de la démocratie et le respect des droits de l?homme au Myanmar, conformément aux objectifs des résolutions pertinentes de l?Assemblée générale. À cette fin, il a mis l?accent sur les cinq grandes questions qui suscitent les préoccupations de l?ONU et de la communauté internationale, telles que les ont entérinées le Groupe des amis du Secrétaire général et le Conseil de sécurité à savoir : a) la libération de tous les prisonniers politiques, y compris Daw Aung San Suu Kyi; b) la nécessité d?un * Le présent rapport est soumis à la date du 17 septembre 2008 de façon à présenter une information aussi actuelle que possible. A/63/356 2 08-50873 dialogue renforcé, portant sur les questions de fond et assorti d?un calendrier entre le Gouvernement et Daw Aung San Suu Kyi; c) la nécessité d?un processus de transition politique crédible et sans exclusive aucune qui permette d?aboutir à la constitution d?un gouvernement civil et démocratique; d) les moyens d?améliorer les conditions socioéconomiques, notamment par le biais d?un mécanisme national ayant une large assise; et e) les moyens de régulariser le processus de concertation et de coopération mutuelles par la voie de bons offices. En outre, lors de consultations qu?ils ont tenues avec certains États Membres, le Secrétaire général et le Conseiller spécial ont réitéré les quatre principes fondamentaux autour desquels s?articulait la mission de bon offices du Secrétaire général, à savoir : a) les bons offices ne sont pas un événement ponctuel, mais un processus exigeant un dialogue permanent grâce à des rencontres et à des consultations régulières avec toutes les parties prenantes; b) la situation au Myanmar exige un dialogue approfondi portant sur un large éventail de questions touchant à la politique, au droit humanitaire, au développement socioéconomique et aux droits de l?homme; c) le dialogue n?est pas une fin en soi, mais doit déboucher sur des résultats concrets; et d) la communauté internationale doit continuer de coopérer de manière constructive en vue d?appuyer la réalisation des objectifs de la mission de bons offices. Après avoir été nommé le 8 octobre 2007, le Ministre chargé des relations avec Daw Aung San Suu Kyi a rencontré cette dernière à cinq reprises entre novembre 2007 et janvier 2008. Ces entretiens ont marqué la première tentative de dialogue entre le Gouvernement et Daw Aung San Suu Kyi depuis 2003. En outre, pour la première fois en l?espace de quatre ans, Daw Aung San Suu Kyi a été autorisée à rencontrer à deux reprises le Comité exécutif central de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD). Le 9 février 2008, le Gouvernement du Myanmar a rendu public pour la première fois un calendrier des mesures qu?il comptait prendre dans le cadre du processus politique qu?il avait engagé au titre de sa « feuille de route » aux fins de la constitution d?un gouvernement civil et démocratique, et a annoncé qu?il organiserait en mai 2008 un référendum national sur le projet de constitution qui serait suivi, en 2010, d?élections multipartites. Le 2 mai 2008, le cyclone Nargis a ravagé le Myanmar, laissant derrière lui, d?après les estimations, 140 000 morts ou disparus et touchant gravement près de 2,4 millions de personnes. À la suite de cette catastrophe, le Secrétaire général s?est rendu au Myanmar les 22 et 23 mai 2008. C?était là la première visite qu?un Secrétaire général de l?ONU effectuait dans ce pays depuis 44 ans. À la suite des entretiens que Ban-Ki moon a eus avec le Président du Conseil d?État pour la paix et le développement, le généralissime Than Shwe, le personnel international des organismes de secours a pu avoir plus aisément accès au Myanmar tandis qu?un mécanisme de coordination, le Groupe clef tripartite (Tripartite Core Group) composé de représentants du Gouvernement, de l?ONU et de l?Association des nations de l?Asie du Sud-Est (ASEAN) a été créé afin de faciliter le déploiement d?interventions humanitaires de grande ampleur et efficaces. Le 25 mai 2008, le Secrétaire général est retourné au Myanmar pour y coprésider, avec le Gouvernement du Myanmar et l?ASEAN, une conférence commune de haut niveau pour les annonces de contributions qui s?est tenue à Yangon. A/63/356 08-50873 3 Le 10 mai 2008, le Gouvernement du Myanmar a tenu, comme prévu, un référendum constitutionnel alors que le Secrétaire général lui avait demandé de consacrer en priorité toutes les ressources disponibles aux interventions humanitaires d?urgence. Dans les 47 localités les plus touchées par le cyclone, le scrutin a été reporté au 24 mai 2008. Le 29 mai 2008, le Gouvernement a annoncé que le projet de constitution avait été officiellement adopté avec l?approbation de 92,48 % des votants et un taux de participation électorale de 98,12 %. Le 27 mai 2008, le Gouvernement du Myanmar a prorogé l?assignation à résidence de Daw Aung San Suu Kyi. Dans une déclaration publiée le même jour, le Secrétaire général s?est déclaré déçu par cette décision et a souligné que la libération de tous les prisonniers politiques et leur capacité de participer au processus politique demeuraient au coeur des discussions qu?il avait eues avec le Gouvernement du Myanmar dans le cadre de sa mission de bons offices. Du 4 au 7 août 2008, le nouveau Rapporteur spécial sur la situation des droits de l?homme au Myanmar, Tomás Ojea Quintana, s?est rendu pour la première fois au Myanmar à l?invitation du gouvernement de ce pays. Cette visite faisait suite à la mission que son prédécesseur, Paulo Sérgio Pinheiro, avait effectuée en novembre 2007, à la demande du Conseiller spécial, après s?être vu refuser pendant quatre ans l?accès au Myanmar. Elle a également eu lieu après l?adoption, par le Conseil des droits de l?homme, les 28 mars et 18 juin 2008, de deux résolutions dans lesquelles le Conseil engageait le Myanmar à notamment coopérer avec le Conseiller spécial. Suite à l?annonce officielle de l?adoption de la nouvelle constitution, le Gouvernement s?est déclaré résolu à tenir des élections multipartites en 2010, la cinquième des sept étapes du processus engagé au titre de la feuille de route en sept points pour la démocratie. Dans le même temps, plusieurs parties prenantes importantes, dont la NLD, ont officiellement rejeté la nouvelle Constitution ainsi que le processus par lequel cette dernière avait été adoptée. C?est ainsi qu?en dépit des efforts déployés par le Gouvernement pour mener à bien le processus engagé au titre de sa feuille de route, la situati

ရင်းမြစ်: 

United Nations (A/63/356)

Date of Publication: 

2008-09-17

Date of entry: 

2008-11-25

Grouping: 

  • Individual Documents

Language: 

Francais, French

မှတ်တမ်း: 

ပုံစံ: 

pdf

အရွယ်အစား: 

99.76 KB