Birmanie>Net Hebdo n° 60 - 30 mars 2004
La lettre d'information hebdomadaire d'Info Birmanie




Sommaire 

  • Edito

  • La réforme attend l’agrément de Than Shwe

  • Pinheiro se voit refuser l’entrée à Rangoun

  • Interview de Robert H. Taylor


Edito

Nous l'avons dit dans les Net Hebdo précédents, un certain nombre d'évènements importants ont eu lieu ces derniers mois. Après l'arrestation d'Aung San Suu Kyi et la réprobation internationale qui a suivi, la junte a été forcée de montrer des signes de bonne volonté. La nomination de Khin Nyunt au poste de Premier Ministre et la feuille de route qu'il a immédiatement proposé etaient censées calmer la communauté internationale, et "créer de l'espace" pour parler avec l'opposition, à défaut d'ouvrir des négociations.

Le premier de ces deux objectifs n'a pas été atteint, loin s'en faut. Au contraire, un certain nombre de pays, à l'initiative de la Thaïlande, se sont réunis à Bangkok en décembre dernier pour le premier volet de ce qui pourrait être un règlement international de la crise birmane, même si la prudence la plus absolue reste de mise ( en effet, Than Shwe reste le seul maître à bord, et tant qu'il n'aura pas donné son aval à une quelconque forme de changement, celui-ci n'a aucune chance d'aboutir -voir article ci-dessous- ).

Il est d'ailleurs à ce titre important de comprendre que Khin Nyunt est dans une situation des plus inconfortable: la marge de manœuvre qui lui est donnée est infime, et son sort est lié à la réussite d'une entreprise pourtant vouée à l'échec: calmer la communauté internationale sans provoquer de changement majeur dans la situation politique de la Birmanie.

Sur le second objectif, en revanche, les résultats sont plus probants. Les pourparlers entre la junte et les représentants d'un grand nombre de groupes issus des minorités de Birmanie vont bon train, alors que la  Convention Nationale devrait se réunir dans les semaines à venir.

Mais l'optimisme, même très relatif, qui est le notre, n'est pas unanimement partagé, y compris par l'opposition birmane, ni même par des observateurs dont un certain nombre de nos collègues européens.

Nous allons donc, dans les prochains numéros de cette lettre, tenter de présenter différents points de vue sur la situation et différentes opinions sur des thèmes tels que les sanctions économiques ou l'attitude que devrait adopter la communauté internationale.

Nous commençons aujourd'hui avec une interview de Robert H. Taylor, consultant international spécialiste de la Birmanie et de l’Asie du Sud.

Mael Raynaud


Selon un envoyé des Nations Unies, la réforme attend l’agrément de Than Shwe
Source: The Irrawaddy, 17 mars 2004

Selon un dirigeant de la dissidence birmane qui l’a rencontré au Japon aujourd’hui, l’envoyé spécial des Nations Unies en Birmanie a déclaré cette après-midi que le plus haut dignitaire militaire du pays n’a pas encore approuvé de solution afin de sortir la Birmanie de l’impasse politique dans laquelle elle se trouve.
Razali Ismail, qui est arrivé à Tokyo hier, a rencontré le Dr. Min Nyo ainsi que le président de la Japanese Trade Union Confederation afin de discuter de la situation politique en Birmanie. La discussion a duré une heure, comme l’a précisé le Dr. Min Nyo à The Irrawady lors d’un entretien téléphonique, quelques minutes après sa rencontre avec M.Razali.
Lors de sa visite au Japon, M.Razali a prévu de rencontrer des membres du gouvernement ainsi que des représentants de l’influente Trade Union, connue comme étant le principal groupe de protection de Rangoun concernant le travail organisé.
" Je suppose que M.Razali est venu afin d’informer le gouvernement japonais sur la situation actuelle du pays " a déclaré le Dr. Mint Nyo, qui est directeur du Burma Office qui prodigue une assistance légale et sociale aux birmans réfugiés au Japon.
L’envoyé des Nations Unies s’est rendu à Rangoun le 1er mars et y a rencontré des leaders militaires ainsi que des leaders de l’opposition et de groupes ethniques afin de discuter la feuille de route de la junte pour une transition démocratique, proposée par le Premier Ministre, le Général Khin Nyunt en Août dernier.
M.Razali a déclaré avoir informé Khin Nyunt que l’ONU et la communauté internationale ne soutiendraient pas la première étape de la feuille de route, à savoir la réunion de la Convention Nationale pour la rédaction d’une nouvelle constitution, si Suu Kyi et les leaders de groupes ethniques n’y participaient pas. M.Razali a déclaré à M.Mint Nyo que Khin Nyunt comprenait ce désire d’une participation pleine et entière au processus.
L’envoyé des Nations Unies a également rencontré la leader de l’opposition Aung San Suu Kyi par deux fois durant son voyage. M.Mint Nyo a rapporté que selon les dires de M.Razali, Suu Kyi souhaitait également travailler avec les Généraux Maung Aye et Khin Nyunt, mais que le problème serait d’obtenir la permission du Général Than Shwe, le chef de la junte militaire. Il a également déclaré que Razali semblait croire que la prochaine Convention Nationale serait différente de la précédente, qui avait débuté en 1993 et qui fut suspendue en 1996 lors du retrait de la NLD qui dénonçait l’usage de procédures non démocratiques.
M.Razali a déclaré que Khin Nyunt lui a assuré que les participants pourront librement s’exprimer et discuter lors de la Convention. M.Mint Nyo a déclaré que M.Razali souhaitait voir participer l’opposition à la Convention, afin de discuter les problèmes politiques du pays.


Pinheiro se voit refuser l’entrée à Rangoun
Source: The Irrawaddy, 17 mars 2004

Selon un membre des Nations Unies et un groupe de défense des droits de l’homme thaïlandais, le gouvernement militaire birman a refusé l’entrée dans le pays au rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits de l’homme, M.Paulo Sergio Pinheiro.
M.Pinheiro,un diplomate brésilien, est chargé de rapporter la situation des droits de l ‘homme en Birmanie à la Commission des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, la semaine prochaine. En janvier, un rapport qu’il a rédigé, détaillant la situation des droits de l’homme dans le pays, a été publiquement diffusé. On suppose que M.Pinheiro voulait se rendre à Rangoun afin d’actualiser et d’amender ce rapport avant la réunion.
Selon un membre des Nations Unies basé à Bangkok, le gouvernement birman a refusé d’accorder un visa au diplomate sous prétexte que le moment n’était pas opportun. Selon un groupe de défense des droits de l’homme birman basé en Thaïlande, Assistance Association for Political Prisoners (AAPP), il prévoyait de se rendre à Rangoun plus tôt dans la semaine.
M.Pinheiro, nommé en 2000, s’est rendu en Birmanie pour la sixième fois en novembre dernier. Avant sa dernière visite, l’envoyé des Nations Unies avait confié à l’AAPP sa frustration au regard du manque de coopération du gouvernement.
" La junte a probablement refusé l’entrée sur le territoire à M.Pinheiro car elle avait besoin de temps afin de dissimuler les violations perpétrées contre les droits de l’homme " a déclaré le secrétaire adjoint de l’AAPP, M.Bo Kyi, qui devrait rencontrer M.Pinheiro lors de la réunion annuelle de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies à Genève. M.Bo Kyi présume que le récent rapport de l’envoyé des Nations Unies a certainement irrité Rangoun, puisqu’il constate que la situation des droits de l’homme dans le pays s’est aggravée en 2003.
Dans ce rapport, M.Pinheiro recommandait à la junte de libérer tous les prisonniers politiques et de lever les restrictions pesant sur les libertés. Il décrit l’arrestation de la leader de l’opposition Aung San Suu Kyi et la fermeture des bureaux de la NLD comme " une régression pour les droits de l’homme au Myanmar ".


Interpréter l’Etat de Birmanie
Interview de Robert H. TAYLOR


Robert H. TAYLOR est un consultant spécialiste de la Birmanie et de l’Asie du Sud. Il a été récemment invité à l’Institut des Affaires de l’Asie du Sud Est de Singapour en tant que directeur de recherche. Il a enseigné aux Etats-Unis, en Angleterre et en Australie et a publié plusieurs ouvrages et articles sur l’histoire et la politique birmane. Il évoque ici avec Irrawaddy la Birmanie sous la junte militaire, la feuille de route proposée par le gouvernement comme avenir au  pays.

Pourquoi beaucoup de Birmans, diplomates et d’observateurs étrangers sont septiques en ce qui concerne la feuille de route en 7 points ?

C'est une question de perception : voir la tasse à moitié pleine ou à moitié vide ; avoir comme objectif immédiat la démocratisation immédiate et totale et le retrait de l’armée du champ politique ou l’apparition d’une sorte d’étape transitoire, intermédiaire. Si vous prenez le point de vue du département d’Etat américain et du peuple qui est que l’armée doit quitter immédiatement le pouvoir pour le donner à la NLD, et bien cela n’aura pas lieu. Si vous avez comme point de vue la recherche d’un compromis qui permet un plus grand champ pour l’espace politique au sein de la société birmane, le développement des institutions politiques en collaboration avec l’armée, qui conserve un rôle dans la gestion de l’Etat, en lien avec les différents groupes composant la société civile, les mouvements ayant signé un cessez-le-feu et les partis politiques, et bien alors vous pourrez percevoir la feuille de route comme quelque chose d’optimiste. 

Si la feuille de route échoue en raison de l’intransigeance de la junte, que ce pourrait-il se passer ?

La feuille de route peut échouer pour diverses raisons, pas seulement à cause de l’attitude du gouvernement. Je pense que ce serait une grande tragédie si elle échouait car c’est une réelle opportunité que nous avons ici avec ce plan, une rare opportunité dans la vie politique birmane pour que le peuple aille de l’avant. Je ne suis pas un visionnaire. Je ne peux vous dire ce qui se passera si la feuille de route ne donne rien, mais je pense que ce serait une honte parce que clairement le statut quo n’est pas tenable indéfiniment. Il faut tous coopérer maintenant pour surmonter les obstacles qui se dressent face au processus politique. Car la critique n’aide pas forcément, elle augmente les oppositions potentiels venant de tous les côtés.

Voyez-vous un retrait graduel des forces armées birmanes de la vie politique ?


Cela dépendra de comment l’économie se développera et de comment la société birmane évoluera. Cela ne pourra pas avoir lieu dans le contexte économique actuel de la Birmanie et si les sanctions économiques sont maintenues. Si l’économie croit, si l’économie est intégrée au reste du monde, si l’économie se complexifie suffisamment, l’armée ne pourra pas la gérer plus longtemps. Et elle aura besoin de faire appel aux banquiers, traders, entrepreneurs, investisseurs étrangers du monde civil, et des institutions financières internationales. Et ensuite les choses pourront se modifier au niveau de la structure politique du pays. C’est un processus lent et progressif  similaire à celui observé en Thaïlande, en Corée du Sud et à Taiwan.

Quel est votre point de vue concernant la théorie d'une rupture qui existerait entre les forces armées birmanes et la junte ? Est-elle aussi forte qu’on le dit ? Y a-t-il des factions modérée et extrémistes au sein de l’armée ?

Je pense que les quinze dernières années ont démontré l’union au sien du SPDC et de quelle force elle est. Plus unie que e l’était le Slorc. Sur certains points, l’union s’est renforcée en quinze ans. Cela ne veut pas dire que les personnes qui ont des responsabilités différentes ne prennent pas des perspectives différentes.

Quel est votre point de vue sur le Premier ministre ? Est-il un pragmatique ou un modéré ? Est-il en train de donner au pays une direction nouvelle ?

Cela dépend de beaucoup de choses telles que comme la réussite de la feuille de route, de la levée des sanctions, de la capacité à l’économie à se développer. Il y a beaucoup de ponts à franchir avant d’y parvenir.

Mais est-il un modéré ?

Je ne suis pas vraiment sur de ce que signifie le terme " modéré ". les mots en politique ont plusieurs signification. Il faut les prendre dans leur contexte. Je n’ai aucune idée, de cœur à cœur, de ce qu’il pense sur quoique ce soit. Je pense que personne ne le sait d’ailleurs, excepté lui-même. Sa politique consiste à évoquer une feuille de route, sa capacité à négocier avec les différents groupes suggèrent qu’il est pragmatique.

Pourquoi la junte a été incapable de développer l’économie ?

L’armée travaille avec un bras derrière le dos en terme de politique économique. Si elle veut mettre en place des réformes économiques signifiantes, elle doit alors coopérer avec les institutions financières internationales – FMI, Banque mondiale, ADB. Sans cette coopération, elle limite l’effet de ce qu’elle entreprend. Je ne dirais pas que les généraux sont les meilleurs managers économiques du monde, ils en sont loin. Ils ont mis en place beaucoup de politiques économiques et ils les ont abandonné et sont allés vers d’autres choses. C’est très difficile pour des entrepreneurs d’agir. Devant les contraintes auxquelles fait face l’économie birmane, je pense qu’ils ont fait mieux que ce qu’on pouvait attendre, mais cela reste fondamentalement une économie agraire. Or ce qui contribue à une croissance économique, c’est le commerce internationale.

Que pensez-vous des sanctions ?

Elles sont contre productives. C’est une formidable ironie que Ne Win ait isolé la Birmanie pendant 26 ans des effets de la globalisation et de la mondialisation, des effets du progrès venant de l’extérieur. Puis l’armée a jusqu’en 1988 poursuivi sur cette voie pour tenter de s’ouvrir ensuite. Et nous pouvons changer cela pour la situation se modernise et se développe, mais la communauté internationale dit non, désolé, nous ne ferons pas cela. Si vous réfléchissez sur ce point, si 1988 s’était déroulé en 1965, l’Ouest aurait du réagir autrement car c’était la guerre froide, mais en 1988, la guerre froide était sur sa fin. Les droits de l’homme intégrait le champ de la politique étrangère des gouvernements. Bien sur, les gouvernements occidentaux n’avaient aucun intérêt en Birmanie. Par conséquent, politiquement c’est l’affaire de politique intérieure.

La Thailande en décembre a invité à Bangkok un forum afin de discuter de la feuille de route. Pensez-vous que la Thaïlande a un rôle à jouer dans le processus de réconciliation birman ?

Je pense que la Thailande joue déjà un rôle. Je ne pense pas que Bo Mya serait à Rangoun aujourd’hui si le gouvernement thai ne l’avait persuadé que c’était la chose la plus utile à faire pour lui. Selon son point de vue, c’est une bonne chose. Je pense que la Thaïlande a un rôle signifiant, déterminant à jouer. Et aussi l’exemple de la Thaïlande, où l’armée a été capable de quitter la politique au cours d’un processus politique qui lui a permis de gérer la transition d’un gouvernement militaire à un gouvernement civil au cours de la période du premier ministre Prem dans les années 1980, peut être un exemple à étudier pour le peuple. Mais les généraux n’étudient pas ces choses là sérieusement.

La Chine est un ami de Rangoun depuis plus de 15 ans et beaucoup pensent qu’elle a une réelle influence politique et économique en Birmanie. Quel est le rôle de la Chine ? Comment ce pays influence la politique birmane ?

La Chine a des intérêts économiques et stratégiques en Birmanie. Elle ne veut pas avoir un gouvernement non amical sur sa frontière sud. Elle veut la stabilité le long de ses frontières, et elle veut faire du commerce et avoir le plus d’opportunités d’investir. Je pense que les chinois ont été clair l’année dernière avec le Général Than Shwe lors de sa visite officielle en Chine et lors de leur déplacement en Birmanie. Le prêt de 2 millions de dollars et autres formes d’assistance ont indiqué où étaient leurs intérêts.

Et les négociations de paix des Karen à Rangoun …

Si je comprends bien la nature des cessez-le-feu, l’unique chemin qui amène à un règlement permanent à leur suite, devrait être de poser leurs armes et de rejoindre le processus politique. Et c’est ce que permet la convention nationale, permettre d’accorder les points de vue du gouvernement central, de l’armée et les autres. C’est un difficile processus politique demandant beaucoup de compromis. Et un des problèmes dans la politique birmane est justement de réaliser ces compromis. C’est très dur.

Les mouvements ethniques veulent mettre en place un dialogue politique mais le gouvernement le refuse. Mais maintenant, le gouvernement invite ces groupes à rejoindre la convention nationale. Pourquoi le gouvernement refuse de discuter du processus politique ?

C’est la prérogative du gouvernement de décider de quand parler avec eux et sur quels sujets et je suppose que les généraux cherchent le meilleur moment pour le faire et le bon emploi du temps pour le mettre en œuvre.

Le peuple est effrayé de parler. La méfiance est là et les gens pensent que les mouchards sont partout.  Quel est le rôle des services secrets ?

C’est un sujet sur lequel personne n'a fait de recherches. Et moi non plus. C’est un sujet que les Birmans doivent examiner dans le futur. Aucun étranger ne pourra le faire.

ASSK reste extrêmement populaire mais quel est son rôle et celui de son parti au sein de la convention nationale ? Quels sont ses atouts et ses faiblesses ?

La politique est l’art du possible, et permet le compromis. Les gens commencent des négociations avec des principes et veulent toujours plus, donc ils n’obtiennent rien. Et il me semble que la faiblesse de la NLD est au niveau de la sphère publique – je ne sais pas en privé – son intransigeance non constructive. Il est impossible pour l’armée de concéder plus. Donc, le fait que la NLD soit alignée essentiellement sur les intérêts occidentaux, qui appliquent les sanctions, renforce l’antagonisme entre le gouvernement et la NLD. Et je ne pense pas que cela aide la situation.

Les gens disent qu’ils ont besoin de plus de transparence et de responsabilité en Birmanie. Que voyez-vous derrière cette demande ?

Beaucoup de ces arguments sont avancés pour des raisons politiques. Les gens parlent de transparence et de responsabilité quand les problèmes de gouvernance sont là, mais quand tout va bien, personne n’en parle plus. Quand tout va mal, les gens soulèvent ces questions politiques pour critiquer la gestion. Et je pense que c’est largement le cas en Birmanie et dans l’assistance humanitaire. Les gens croient utiliser l’assistance humanitaire comme une arme politique et pour moi cela sonne comme quelque chose d’inhumain et insensé.

Vous êtes souvent accusé d’être un apologiste de la politique du SPDC. Quelle est votre réaction à ces accusations ?

Je n’aime pas être accusé de cela et je pense que c’est injuste. J’ai souvent pensé que les gens avaient leurs propres motivations pour dire ces choses. Il y a beaucoup d’émotions en politique, et j’ai souvent dit des choses que les gens n’aimaient pas car elles ne correspondaient pas à leurs points de vue. Quand nous n’aimons pas voir les choses se passer, nous devons penser à comment faire pour que les choses ne se passent.  Parce que j’essaie de suggérer qu’il y a peut être une autre stratégie que les sanctions et la condamnation du SPDC, cela ne plait pas. C’est politiquement incorrect, impopulaire.

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