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Edito
Ce
numéro de Net Hebdo est dédié à Min Ko
Naing, le dirigeant historique des mouvements étudiants et
pro-démocratiques de 1988. Min Ko Naing, bien que beaucoup
moins connu hors du pays qu'Aung San Suu Kyi, est sans aucun
doute, avec la dame, le leader birman le plus apte à réunir
derrière son nom une très large majorité de
ceux qui s'opposent au régime militaire. Parce que les
étudiants ont toujours constitué l'avant-garde
politique en Birmanie (rappelons qu'Aung San et U Nu étaient
membres dans les années 1930 du même syndicat
étudiant que dirigeait Min Ko Naing en 1988), parce qu'ils
ont payé un très lourd tribut à la cause de
l'indépendance puis de la démocratie, ils sont le
groupe social le plus unanimement respecté par la
population, partout dans le pays.
Mais Min Ko Naing est
aussi l'un des plus anciens prisonniers politiques de Birmanie. Il
est en prison depuis le 23 mars 1989, c'est à dire il y a
quinze ans jour pour jour.
Dans une interview publiée
dans Net Hebdo 52, Thar Nyunt Oo, qui dirige la branche
"international" de l'ABFSU, le syndicat dont le
président est toujours Min Ko Naing, nous précisait
ce qui suit:
"L’ABFSU a guidé
pacifiquement les étudiants pour la cause de la démocratie
et des droits de l’Homme lors des mouvements
pro-démocratiques de 1988. Min Ko Naing, le leader du
mouvement de mars à septembre, a été élu
président de l’ABFSU lors d’un rassemblement
étudiant en septembre 1988. Depuis l’ABFSU se bat
pour les droits des étudiants, le droit à
l’éducation, la liberté de l’enseignement,
et les droits politiques en Birmanie. A cause de cette activisme
des milliers d'étudiants ont été arrêtés,
torturés, et emprisonnés. Aujourd’hui plus de
800 étudiants dont Min Ko Naing sont toujours dans
différentes prisons militaires".
Nous vous
signalons l'existence d'une pétition pour la libération
de Min Ko Naing et des autres étudiants sur le site de
l'ABFSU: www.abfsu.net
Vous trouverez également plus d'infos sur le site
de l'Association d'Aide aux Prisonniers Politiques: www.aappb.net
Mael Raynaud
Min
Ko Naing par Amnesty International
En
mars 1988, les étudiants ont commencé à
manifester à Rangoun la capitale, pour protester contre la
mauvaise gestion de l'économie par le gouvernement. Min Ko
Naing est vite apparu comme l’un des dirigeants de ce
mouvement, encourageant la population à utiliser des moyens
pacifiques pour exprimer son insatisfaction. Min Ko Naing a
commencé à s'intéresser à la politique
au milieu des années 80 alors qu’il étudiait
la zoologie à l'université de Rangoun. Les syndicats
d'étudiants étaient alors illégaux, tout
comme aujourd'hui ; cependant, Min Ko Naing et d'autres étudiants
ont constitué des groupes d’étude secrets en
vue de manifester contre l’aggravation de la situation
économique en Birmanie. D'après les personnes qui
l’ont connu, Min Ko Naing a fait partie d'une troupe de
théâtre qui a participé au concours Than Gyat
pendant la fête de l'Eau (Thingyan) ; sa troupe, qui
s’appelait Goat-Mouth and Spirit-Eye (gueule de chèvre
et œil de l’esprit) montait des pièces et des
saynètes satiriques sur le gouvernement et l’absence
de démocratie et de liberté. Min Ko Naing a été
gravement torturé et maltraité au début de sa
détention et son état de santé s'est en
conséquence détérioré. Pendant son
interrogatoire, on l'a obligé à rester debout dans
l'eau pendant deux semaines jusqu'à ce qu’il
s’effondre ; à la suite de quoi son pied gauche est
devenu complètement inerte. De tels traitements sont
pratique commune. En Birmanie, les prisonniers d'opinion sont
systématiquement torturés au début de leur
détention, période durant laquelle ils sont souvent
interrogés durant des heures et même plusieurs jours
de suite par des équipes du Military Intelligence Service
(MIS, Service de renseignements de l’armée) qui se
relaient. Pendant la plus grande partie de sa détention,
Min Ko Naing a été placé à l'isolement
total. En 1993, un membre du Congrès des États-Unis
lui a rendu visite dans la prison d'Insein, le principal centre du
pays. Il a signalé que Min Ko Naing était en
mauvaise santé et semblait désorienté. En
novembre 1994, le Rapporteur spécial des Nations unies sur
la Birmanie a également été autorisé à
le voir en prison pendant un bref moment et il l'a trouvé
nerveux et maigre. D'autres informations sur sa santé
obtenues par la suite indiquent qu'en dépit d'une
amélioration il souffre de tremblements nerveux et que les
mauvais traitements qu'il a subis ainsi que son isolement prolongé
ont pu avoir des conséquences néfastes sur son état
psychologique. On croit qu'il souffre d'un ulcère
gastrique. Alors qu’il aurait dû être libéré
en mars 1999, au terme de sa peine d’emprisonnement, Min Ko
Naing est toujours incarcéré dans la prison de
Sittway, dans l'État d'Arakan. Il y a été
transféré de la prison d’Insein située
non loin de Rangoun, à une date inconnue. Comme sa famille
réside dans cette ville, il lui est devenu extrêmement
difficile de lui rendre visite. Les prisonniers comptent sur leur
famille pour recevoir une nourriture de base et des médicaments,
au cours des visites bimensuelles. Amnesty International demande
qu'il soit libéré immédiatement et sans
condition. La torture et les mauvais traitements sont devenus
monnaie courante en Birmanie. Les formes de torture sont toujours
les mêmes, seuls varient les lieux et l’époque.
La torture est endémique dans tout le pays et cela fait
plus de quarante ans que l’on reçoit des informations
concernant cette pratique. Les membres des forces de sécurité
continuent d’utiliser la torture pour extorquer des
renseignements, punir les prisonniers politiques et les membres
des minorités ethniques et pour inspirer la peur à
toute personne qui critique le gouvernement militaire.
Interview
de Giusepppe Pogliari (de Suisse-Birmanie) Source:
Le courrier, 9 mars 2004
Les réfugiés birmans
en sursis?
Le Gouvernement thaïlandais serait-il tenté
d'expulser ses réfugiés birmans? Rencontre avec le
coordinateur de l'Association Suisse-Birmanie, qui revient d'un
séjour sur la frontière entre les deux pays.
Les
généraux birmans annoncent vouloir progresser vers
la démocratie mais ils refusent de négocier avec
Aung San Suu Kyi. Après sa nouvelle incarcération en
mai 2003, la leader de l'opposition démocratique et Prix
Nobel de la paix se trouve en résidence surveillée.
"L'Occident doit continuer à faire pression sur
Rangoun pour qu'une vraie réconciliation nationale puisse
avoir lieu. Un processus qui tienne compte de l'écrasante
victoire de l'opposition aux élections de 1990 et des
droits des minorités ethniques en état
d'insurrection depuis 40 ans, et non un simulacre d'ouverture
censé gagner du temps", martèle Giuseppe
Pogliari, au nom de l'Association Suisse-Birmanie (ASB). La
structure de l'organisation s'est renforcée avec
l'engagement d'un coordinateur permanent en la personne de M.
Pogliari, ancien délégué du Comité
international de la Croix-rouge (CICR). Le but: promouvoir avec
plus d'efficacité la cause des démocrates birmans.
M. Pogliari s'est rendu en février sur la frontière
entre la Birmanie et la Thaïlande, pays qui accueille des
centaines de milliers de réfugiés birmans. L'ASB va
faciliter le financement de microprojets éducatifs et
médicaux en leur faveur.
Le Courrier: Quelles
impressions avez-vous ramenées de votre séjour en
Thaïlande?
Giusepppe Pogliari: Ce qui m'a le plus
frappé, ce sont les conditions de vie dans lesquelles
vivent les Birmans qui habitent en Thaïlande et, en
particulier, la peur quotidienne dans laquelle ils vivent:
peur des contrôles et des abus de la police, peur d'être
refoulés dans leur pays, où ils risqueraient leur
vie. Preuve que cette angoisse est bien présente dans les
esprits, j'ai visité un camp non répertorié
qui accueillait environ 500 réfugiés. Au dessus, il
y avait une colline où nous sommes montés. La vue
portait au-delà de la frontière et l'on apercevait
les baraquements des militaires birmans...
Que
savez-vous de ce qui se passe de l'autre côté de la
frontière?
– Tous les jours, plusieurs
centaines de Birmans traversent la frontière pour venir en
Thaïlande. Les gens fuient les violations des droits de
l'homme, les combats, la misère – la Birmanie connaît
une situation économique tragique. Les témoignages
récoltés soulignent les exactions commises par
l'armée birmane. Les soldats pillent et terrorisent. Il
faut dire que l'armée birmane a doublé ses effectifs
pour atteindre 400 000 hommes. Vu la situation économique
du pays, les généraux de Rangoon ne peuvent nourrir
tous leurs soldats, qui volent tout ce qu'ils trouvent sur leur
chemin. Les viols sont monnaie courante.1 L'idée est
toujours la même: il s'agit de faire table rase et de couper
les rebelles de la population. Dans les zones frontalières
avec la Thaïlande, des milliers de villages auraient ainsi
été détruits. Selon les chiffres qui m'ont
été donnés sur place, il y aurait entre 600
000 et un million de déplacés à l'intérieur
de la Birmanie. Leur situation est difficilement imaginable.
Harcelés par les militaires, ils doivent se cacher et se
déplacer constamment. "En Thaïlande, 140 000
réfugiés sont officiellement recensés par les
organisations internationales. Entre 1,5 et 2 millions de Birmans
vivent voire travaillent en Thaïlande.
Que vont
devenir ces gens?
– Le gouvernement du premier
ministre et magnat des affaires Thaksin Shinawatra met de plus en
plus de pression sur les réfugiés birmans. Thaksin
envisage sans doute de pacifier la région frontalière
pour la développer économiquement. Les relations de
la Thaïlande avec les généraux de Rangoon se
sont améliorées. Le premier ministre thaïlandais
favorise maintenant les pourparlers entre l'Union nationale karen
(KNU), le plus important des groupes armés encore actifs,
et la junte birmane. Dans cette ordre d'idée, une fois un
cessez-le-feu conclu, la deuxième étape pourrait
être le renvoi des réfugiés birmans dans leur
pays. -- Note : 1Les organisations de défense de
l'ethnie Shan ont révélé que l'arme du
viol avait été utilisée à large
échelle. Les viols ont été commis dans les
"sites de réallocation", où 300 000 Shans
ont été déplacés depuis 1996, selon
le Shan Women's Action Network (SWAN) et la Shan Human
Rights Foundation (SHRF) (voir le rapport "Permis de violer"
("Licence to rape")
http//www.ibiblio.org/obl/docs/Licence_to_rape.pdf).
Daw
San San, une députée birmane en fuite Communiqué
de Droits et Démocratie, Canada lundi 22 mars 2004
À
un âge où la majorité des nord-américains
profitent de leur retraite, Daw San San, une membre du
gouvernement birman en exil, est présentement en fuite,
pourchassée par les militaires au pouvoir parce qu'elle a
publiquement condamné leur nouvelle attaque contre les
partisans du mouvement démocratique.
Agée de
73 ans, Daw San San a visité le Canada afin de décrire
la répression récente exercée par les
militaires birmans contre leurs principaux opposants politiques de
la Ligue nationale pour la démocratie (National League for
Democracy, NLD) que dirige le Prix Nobel de la Paix, Daw Aung San
Suu Kyi. Daw San San est présentement la Secrétaire
générale de la Ligue nationale pour la démocratie
dans la zone libérée (NLD LA), à la frontière
Thaï-Birmane ; elle s'est enfuie après avoir survécu
au massacre de Depayin, le 30 mai dernier, dans lequel un nombre
indéterminé de partisans de la LND ont été
tués ou blessés. De plus, suite à cette
attaque, les militaires ont à nouveau arrêté
Daw Aung San Suu Kyi. Depuis son élection et la
victoire écrasante de la LND sur la junte militaire birmane
aux élections de 1990, Daw San San a passé la
majeure partie de la dernière décennie en prison ou
sous la menace d'être arrêtée en raison de sa
contestation pacifique mais ferme du refus des militaires de
reconnaître le résultat de ces élections. Daw
San San fut d'abord condamnée à 25 ans de prison en
avril 1991, accusée d'avoir participé aux
négociations pour créer un gouvernement parallèle
opposé au régime militaire. Elle fut libérée
l'année suivante en vertu d'un décret ordonnant la
libération des prisonniers politiques qui n'étaient
pas considérés comme une menace à la
"sécurité nationale".
En avril
1998, le régime militaire annonça qu'il renouvelait
la sentence antérieure de 25 ans prononcée contre
Daw San San, après qu'elle eut prétendument
critiqué la junte dans une entrevue qu'elle accorda à
la British Broadcasting Corporation. Daw San San passa plus de
trois ans en prison avant d'être remise en liberté
dans le cadre d'une amnistie générale en août
2001.
Durant son séjour au Canada, Daw San San
était accompagnée de Khin Omar, coordonnatrice du
Départment de la condition féminine du Gouvernement
de coalition national de l'Union de la Birmanie (NCGUB). Étudiante
et militante avant le coup d'état, Khin Omar dut fuir la
Birmanie après quoi elle réalisa de longs voyages à
travers l'Amérique du Nord pour faire connaître la
lutte démocratique en Birmanie. Ses efforts ont contribué
à la création de la Free Burma Coalition, un
organisme de solidarité avec la Birmanie.
Deux
journalistes libérés à la fin de leur
peine Le journaliste Win Tin va célébrer
son 74e anniversaire dans la prison d'Insein Source: Reporters
Sans Frontières
Le 1er mars, les deux journalistes
et écrivains Kyaw San (connu sous son nom de plume Cho
Seint) et Aung Zin Min ont été libérés
après sept ans et trois mois de détention. Ils
auraient dû être relâchés en décembre
2003, mais pour des motifs inconnus, ils ont purgé trois
mois supplémentaires. Ils sont tous les deux très
affaiblis.
Reporters sans frontières et la Burma
Media Association (BMA) prennent acte de leur libération,
mais regrettent vivement que ces deux journalistes aient dû
purger la totalité de leur peine pour avoir simplement
exprimé leurs opinions. Les deux organisations réitèrent
leur demande de libération des treize journalistes toujours
emprisonnés, notamment Win Tin qui va célébrer
le 12 mars prochain son soixante-quatorzième
anniversaire.
C'est donc à la prison d'Insein que
Win Tin, journaliste et membre de la Ligue nationale pour la
démocratie, "fêtera" son
soixante-quatorzième anniversaire. Malgré sa santé
fragile, les autorités birmanes ne font preuve d'aucune
compassion envers cet homme qui a déjà passé
quatorze années en prison.
Le 1er mars 2004, à
la veille de l'arrivée en Birmanie de l'envoyé
spécial du secrétaire général des
Nations unies, Ismail Razali, cinq prisonniers d'opinion, dont les
journalistes Kyaw San (Cho Seint) et Aung Zin Min, ont été
relâchés.
Les deux journalistes ont retrouvé
leur famille. Aung Zin Min réside à Rangoon et Cho
Seint s'est rendu chez sa s?ur à Taungoo (au nord de
Rangoon).
Tous deux avaient été arrêtés
par des hommes des services secrets militaires MIS lors des
manifestations étudiantes de 1996. Ils avaient été
condamnés à sept ans de prison en vertu de l'article
5 (j) de la loi d'urgence de 1950 pour avoir soutenu ces
manifestations dans des articles publiés dans des revues
d'opposition.
Kyaw San, journaliste du magazine culturel
Styke-thit (Nouveau Style) et poète, était détenu
dans la prison de Tharrawaddy (cent kilomètres au nord de
Rangoon). Au cours de son interrogatoire, qui s'est déroulé
au début de l'année 1997, il avait été
torturé, et notamment frappé à la tête.
Il souffre depuis d'une surdité partielle. Cette période
d'interrogatoire, qui a duré plusieurs semaines, l'a
affaibli physiquement et psychologiquement. Ensuite, Kyaw San
était resté détenu pendant deux semaines dans
une cellule insalubre et sans fenêtre de la prison
d'Insein.
Petit-fils de Thakin Kotaw Hmime, l'un des pères
de l'indépendance de la Birmanie, sa famille a été
délibérément privée de ressources par
les militaires qui se succèdent au pouvoir depuis 1962.
Depuis 1997, il ne recevait pratiquement pas de visites ni d'aides
de l'extérieur. Il ne disposait donc pas des médicaments
qui lui auraient permis de soigner les diarrhées et les
douleurs d'estomac qui le font souffrir. Selon l'un de ses anciens
compagnons de détention, le journaliste n'a jamais perdu
son esprit combatif et a même participé, en juin
1998, à une grève de la faim pour demander plus
d'eau et l'ouverture des portes des cellules pendant la journée.
Les prisonniers ont obtenu gain de cause.
Aung Zin Min
était, quant à lui, fonctionnaire (comptable) et
collaborateur du magazine Styke-thit. Il avait été
transféré, en 2001, dans la prison de Thayet (centre
du pays). Le tribunal militaire l'avait notamment accusé
d'être membre du Parti communiste birman (interdit). Selon
l'un des proches du journaliste, celui-ci n'a jamais milité
dans ce parti et il "déteste les
communistes". Reporters sans frontières et BMA
rappellent qu'elles s'opposent à toute levée des
sanctions politiques et économiques contre le gouvernement
birman avant la libération des prisonniers politiques et la
fin de la censure sur l'information.
Daewoo
International obtient l’accord de forer du gaz Source:
, Asia Pulse, 24 février 2004
Daewoo
International Corp. (KSE:047050), une société
sud-coréenne côtée en bourse, a déclaré
mardi avoir reçu un autre accord officiel de la part du
gouvernement du Myanmar pour entreprendre des explorations de
gisements de gaz.
Le site, connu sous le nom de Block A-3,
situé au large de la côte nord-ouest du Myanmar,
mesure 6 780 kilomètres carrés. Il avoisine le Block
A-1, où l’entreprise avait découvert du gaz le
mois dernier.
L’entreprise prévoit de
commencer son forage offshore au début de l’année
2006 en vue de découvrir des gisements de gaz dans le
secteur, après y avoir mené à terme ses
études technologiques, ont annoncé des dirigeants de
l’entreprise.
En janvier, Daewoo International avait
découvert un gisement de gaz sensé contenir de 4 à
6 trillions/billions ? de pieds cube de gaz dans le Block A-1,
dans les eaux situées aux larges de l’ouest du
Myanmar. Un pied cube équivaut à environ 28,3
litres.
La société détient 60% des
parts dans le projet de développement de ce gisement de
gaz, et prévoit que son exploitation générera
un profit de 100 milliards de won (86 millions de dollars) de
chiffres d’affaires annuel.
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