Kayah, Kayan, Karenni

 

et

 

Yang Daeng

 

 

 

Jean-Marc Rastorfer

 

 

 

Version internet 2002

Texte de la version française

modifié et complété

 

 

 

 

 

Copyright CédoK, Lausanne

© 1986 pour le texte de base

© 2002 pour l’introduction, les notes et la bibliographie

Version 1.01 - juillet 2002


 

 

Table des matières

 

Introduction

Historique de ce texte

 

 

 

 

Les Kayah, les Karenni et les Yang Daeng

[Texte français, daté de 1986]

 

Définitions

 

Les Kayah dans l'État Karenni

 

Les Kayah de Thaïlande

 

Les réfugiés

 

Propositions

 

Conclusions

 

 

 

Notes de bas de page actualisées en 2002

 

 

Bibliographie 2002

 


 

Introduction

Historique de ce texte

 

 

Le texte qui forme la base de cette monographie fut écrit à Chiang Mai en réponse à l’inquiétante absence du peuple Kayah des archives, statistiques, recherches, et programmes du gouvernement du Royaume de Thaïlande. Intéressé à promouvoir une reconnaissance de ce groupe ethnique indigène, et à encourager la création d’une classification spécifique aux Kayah dans la base de documentation spécialisée du Centre de Recherches sur les Tribus (Tribal Research Center), je me suis approché de ses chercheurs Ils m’ont demandé de contribuer par un petit article à cette prise de conscience.

 

La première version du présent texte fut écrite en janvier 1984 dans les locaux dudit Tribal Research Center, un organisme dépendant du Département des Affaires Sociales du Ministère Thaïlandais de l’Intérieur, qui deviendra plus tard le Tribal Research Institute de l’Université de Chiang Mai, sur le campus duquel il est situé. Je livrais alors une version manuscrite anglaise à traduire en thaï pour publication dans le bulletin du Centre, le “TRI Quarterly“.

 

Mon texte fut effectivement publié avec deux illustrations dans le volume 8, numéro 3, de 2527, aux pages 8-17. Il s’agissait du second numéro avec le titre “TRI Quarterly“, publié sous le même ISSN 0125-2046 que son prédécesseur le “TRC Quarterly“.

 

Ce magazine n’étant pas destiné à un large public, ni même à une audience spécialisée, et le texte thaï résistant aux lecteurs ne connaissant pas cette langue, je décidais de publier sous forme d’un seul document de 42 pages la version thaïe et une version française, revue et corrigée. Le tout fut imprimé en 1986 par les Éditions Dao Badao pour le CédoK. L’ampleur des corrections ne devant toutefois pas modifier le sens général du propos, je me suis limité alors à des modifications dans le cadre du sujet traité et de la forme originale des paragraphes. Quelques éléments complémentaires étaient toutefois reportés en notes. C’est ce texte qui est repris ici, son actualité restant presque entière, vu le peu de succès de ma démarche, c’est-à-dire le peu de recherches effectuées et publiées sur cette minorité nationale de Thaïlande. Mes notes sont toutefois largement remaniées dans cette version destinée à internet ([1]), afin de lier le problème spécifique des Kayah de Thaïlande avec celui plus général des Kayah de Birmanie, et au-delà avec tous les peuples qui habitent l’État Kayah, anciennement État Karenni.

 

Il y a à cette modification une bonne raison: depuis que j’écrivis le premier article de nombreux représentants des différentes ethnies de l’État Kayah ou du Karenni, ainsi que de tous les autres groupes ethniques de Birmanie, se sont regroupés sur la frontière. Ces nouveaux exilés, souvent sans secours et sans protection de la communauté internationale, ont contribué à modifier l’économie et l’équilibre social de la zone frontière. Pour ce qui nous concerne, relevons simplement que si les Kayah de Thaïlande restent pratiquement inconnus dans leur propre pays, les Kayan, plus connus sous le nom que leur donnent les Birmans “Padaung”, ont été quasiment adoptés par les milieux touristiques du fait de l’étrangeté du costume de leurs femmes dites parfois girafes. Vite inclus dans leurs circuits de trekking et d’aventure, ils sont plus encore que les Kayah universellement connus, mais absolument anonymes.

 

Mes notes sont modifiées pour éclairer cette nouvelle situation, et tenter d’aider le lecteur désireux de comprendre l’évolution récente de la Birmanie, ou de la Province de Mae Hong Son.

 

Afin de compléter le propos, la bibliographie, douze titres dans l’article original, est largement augmentée et commentée ([2]).

 

Je remercie ici tous les Instituts et Universités, leurs employées et employés, qui furent d’un grand secours lors de mes recherches, et qui m’ont souvent ouvert leurs archives sans difficulté, me permettant de mettre la main et de photocopier des trésors de documents rares.

 

Un grand merci en particulier à Madame Chalermsri Svetachinta, maintenant à la retraite à Pattaya, qui dès 1980 je crois fit de grands efforts pour me contenter depuis ma première visite à la Siam Society, rue Asoke, et qui permis que je pris quelques racines dans le Royaume en même temps que dans les territoires cis-Salween ([3]).


 

 

Les Kayah

les Karenni

et les Yang Daeng[4]

 

Définitions

 

Le peuple Kayah réside aussi bien en Birmanie qu’en Thaïlande, mais les concentrations les plus importantes sont, au sud des États Shan, à l’est et à l’ouest de la Salween et dans la plaine de Loikaw, dans ce que les Birmans nomment le Kayah Pinè, les principautés anciennement indépendantes des Karenni, ou, en thaï, Muang Yang Daeng ([5]).

 

Comme première remarque, et pour éliminer tant que faire se peut les difficultés d’emploi de noms tribaux, je vais poser quelques définitions. Ici Kayah ([6]) représentera le groupe ethnolinguistique parlant le kayah avec ses formes dialectales; il est caractérisé extérieurement aussi par l’habit traditionnel de ses femmes ([7]): une robe courte et une pièce d’étoffe non cousue passant sur l’épaule droite, couvrant le dos et le torse, retenue à la taille par une grande ceinture en coton blanc, enjolivée aux extrémités de fils de couleurs. La ceinture est nouée après avoir fait deux tours complets. Les femmes Kayah portent souvent un châle. Sous leurs genoux, elles placent des faisceaux d’anneaux de coton - de rotin pour certains villages - enduits d’une laque noire, et parfois complétés par un ou des anneaux d’argent. La forme traditionnelle de leurs boucles d’oreilles est une pyramide allongée de 5cm, faite en divers métaux, parfois lourds, parfois légers ([8]).

 

Je n’utiliserai pas le mot Kayah ici pour caractériser les citoyens ou les natifs du Karenni, puisque l’un comme l’autre de ces groupes n’ont pas d’unité ethnographique, et qu’ils recouvrent une grande variété de groupes très différents culturellement, historiquement, et qu’en plus ils ne représentent pas tout les locuteurs du kayah ([9]). Pour simplifier, mais l’expérience montre qu’en fait cela ne simplifie rien avec les problèmes politiques actuels en Birmanie, je vais nommer Karenni ([10]) les citoyens de l'État Kayah, cette entité politique qu’en d’autres période de l’histoire, on qualifiait de et des États Karenni ([11]).

 

Le vocable Karenni est lui même très discutable, utilisé qu’il fut pour désigner durant les deux cent dernières années tantôt l'ensemble des peuples Karen des montagnes au nord-est de Toungoo, tantôt uniquement les montagnards dépendants ou sujets des princes régnants entre la Birmanie et le Nord Siam (Lanna Thaï) ([12]), tantôt uniquement les locuteurs du kayah ([13]). Une traduction de tout cela en thaï devrait être encore plus traître, puisqu’en cette langue on traduisait souvent Karenni par Yang Daeng, mais qu’on utilise actuellement Yang Daeng pour les trois groupes principaux de Karen que l’on rencontre dans le Royaume ([14]).

 

En dehors des Kayah, les autres groupes importants numériquement au Karenni ([15]) et dans l'État de Mong Pai ([16])- un État princier anciennement attaché au Karenni et maintenant inclus dans l'État Shan - sont les Kayan - anciens noms Padong, Padaung, Gekhu - et Kayaw - nommés Bwe par les Sgaw et les Birmans ([17]). Les autres petits groupes parlant des dialectes karen sont souvent très restreints, parfois un seul village, et le plus souvent des maillons d’une chaîne complexe de variations dialectales et culturelles continue entre les Sgaw et les Shan ([18]).

 

Cette première étape de définition des termes terminée, nous pouvons passer à la suivante, l’étude de terrain. Malheureusement là toutes les portes sont closes. L’accès aux Karenni et à leurs sous-groupes n’est plus possible par la Birmanie, et la dernière étude indépendante menée sur place semble être celle du professeur Lehman, rapportée dans son livre de 1967 ([19]).

 

De nos jours l’étude est limitée à deux groupes, les Kayah de Thaïlande qui sont quelques milliers à l’ouest de la province de Mae Hong Son ([20]), et les réfugiés le long de la frontière birmano-thaïe. Comme chacun le sait, pour dire la vérité, des pénétrations dans l'État Karenni sont possibles sous la protection de l’armée Karenni. Cette possibilité n’est pas dangereuse, mais difficile à envisager aussi longtemps que des organismes officiels sont concernés ([21]).


 

 

Les Kayah dans l'État Karenni

 

En Birmanie la zone ouverte aux étrangers est réduite par la guerre civile, et toute étude y serait dérangée par la présence imposée d’une escorte militaire ([22]). Les Kayah les plus faciles à approcher sont les Kayah orientaux (Kayè dans leur propre dialecte). On peut les atteindre de la frontière thaïe sans trop de difficultés.

 

Ces groupes Kayah sont assez différents de leurs cousins de l’ouest, et en particulier des Kayah de Kyebogyi. La principale différence est due aux conditions économiques, le pays très vallonné à l’est de la Salween n’est pas propice à l’agriculture, et la rotation annuelle des champs induit un déplacement périodique des villages. A l’opposé des villages occidentaux qui sont grands et stables, à l’est il faut souvent trois heures de marche pour d’atteindre le prochain hameau, ou les champs distants. Les villages sont d’habitude construits vers le tiers supérieur des collines, proche, mais pas à côté, d’un point d’eau. A l’intérieur même des villages les gros arbres ne vont pas être coupés: les pentes sont abruptes, parfois 70%, et les racines nécessaires pour retenir le sol. Il en sera de même dans les champs, où seuls les petits arbres seront éliminés. Je vis en 1983, après que tous les plants de riz tardifs moururent en raison de la sécheresse ([23]), qu’une végétation d’un mètre de haut envahit les champs abandonnés en trois mois. ([24])

 

Pour des raisons qu’il faudra étudier, les manifestations extérieures de la religion diffèrent aussi entre l’ouest et l’est du Karenni. Par exemple le Ko Thoo Bow, ou mât aux esprits, sera parfois très petit, fait d’un simple bambou, et non décoré à la manière de ceux de Kyebogyi. Je ne vis pas une fois la guirlande faite de petits fanions accrochée vers le sommet des mâts reliées au sol comme elle le serait à l’ouest. Dans les villages où je me suis rendu, je notais souvent l’absence de mât femelle, et la simplicité du “how”, réduit à une simple table en bambou ([25]).

 

Sur le costume des femmes, je remarquai une différence étrange que nul ne put m’expliquer. Toutes les femmes Kayah occidentales photographiées ont le noeud de leur ceinture sur le devant, et certaines sont ainsi photographiées en train de travailler, tandis qu’à l’est toutes portent le noeud à l’arrière ou sur le côté... même quand elles prennent la pose pour le photographe. Comme certaines personnes me dirent que les Kayah occidentales tournaient en fait leur ceinture pour travailler, je me suis demandé si les orientales n’avaient vraiment aucun sens du repos et du temps libre !

 

Il est aussi possible de se rendre dans quelques villages Kayah au sud-ouest de Mawchi ([26]), mais en raison de la présence militaire birmane, il n’y est pas possible d’y séjourner pour procéder à une étude longue et minutieuse. Cette région où vivent les Paku était très calme jusqu’en octobre 1985, quand le régiment de la Tamadaw stationné à Mawchi fit un raid pour brûler champs et villages ([27]). Ces Paku que je visitais il y a deux ans sont habillés comme des Sgaw Karen ou des villageois Thaï, mais habitent les vallées escarpées entre Karenni et Kaw Thoo Lei ([28]). Leurs villages sont plutôt vers le fond de la vallée, à flanc de coteau. Ils cultivent du riz en rizière et du riz à sec, sur les pentes défrichées. La plupart sont chrétiens, soit baptistes, soit catholiques. ([29])


 

 

Les Kayah de Thaïlande

 

Les Kayah de Thaïlande ([30]) furent séparés de la majorité de la population durant le XIXème siècle, et n’ont pas eu de contacts depuis avec les Kayah occidentaux. Le commerce entre les villages Kayah de Thaïlande et le Karenni est très faible. Quelques liens de famille existent, mais sans qu’aucune organisation entre villages des deux pays n’y corresponde ([31]).

 

Par mon expérience je sais que le Kayah politisés regardent les Kayah thaï avec suspicion, peur, et parfois envie ([32]). Il est clair que les opportunités sont sensiblement plus grandes en Thaïlande qu’en Birmanie, et des Kayah ont vite remarqué que s’il fallait être sur les axes principaux du transit des produits du marché noir, autant l'être en paix en Thaïlande que sous la menace d’intervention de la Tamadaw en Birmanie ([33]).

 

Depuis l’étude conduite en 1967 ici par le professeur Lehman, aucune étude sérieuse n’a été menée en Thaïlande jusqu’à l’année passée, où M. David Solnit, de l’Institut de Linguistique de l’Université de Californie à Berkeley, entreprit de rédiger sa thèse de doctorat sur la grammaire du kayah oriental ([34]). Quasi en même temps deux familles de missionnaires américains se sont introduits dans la société Kayah pour en apprendre la langue et permettre de rédiger une nouvelle traduction de la Bible ([35]).

 

Nous pouvons réellement lancer un cri d’alarme ici en Thaïlande pour un urgent besoin d’étude de ces citoyens du Royaume ([36]). Au siècle passé un missionnaire baptiste américain ([37]) écrivit: “Les Karen sont-ils la tribu perdue d'Israël ?“ Je me demande maintenant s’il ne faudrait pas le paraphraser et demander si les Kayah ne sont pas la tribu perdue de Thaïlande ? Il est bien triste de constater ici à Chiang Mai, à moins de 150 kilomètres de leurs villages, que le plus récent ouvrage en bibliothèque qui les cite soit le rapport de Young daté de 1962, tandis que son prédécesseur immédiat est l’étude de Nai Chandr Gandasena en 1923 ! ([38])

 

 

Les réfugiés

 

 

Ils n’existent pas ([39]).

 

Sur la frontière birmano-thaï le voyageur trouvera quelques villages Karenni avec un style de vie étrange. Quelques personnes ayant de l’instruction, parfois avec des diplômes de l’Université de Rangoon, et des paysans de tous les groupes nationaux de l'État, vivant de la terre, et de taxes prélevées sur les marchandises ([40]).

 

Cette étrange société s’est proclamée gouvernement et armée de l'État Karenni, non sans raisons ([41]).

 

Les pratiques agricoles de ce groupe sont proches de celles des montagnards essarteurs. Chaque année ils défrichent en janvier, brûlent les végétaux séchés sur place la premières semaine de mars, plantent les graines de paddy en mai ou en juin, et, après un grand nombre de nettoyages, récoltent à fin octobre. Comme leurs habitations, souvent des huttes en bambous sur pilotis, sont construites dans de petites plaines alluvionnaires le long des rivières - le long de la Paï par exemple - les plus entreprenants des fermiers cultivent aussi du maïs, du millet, du sésame et des légumes dans un jardin proche de leur hutte ([42]).

 

Le président honoraire de l'État s’attache maintenant à améliorer son régime alimentaire avec la production de trois bassins où il élève des poissons, dans une vallée latérale étroite qu’il a équipé d’un micro station hydroélectrique ([43]).

 

La diète de Kayah consiste essentiellement en riz, sel, et végétaux sauvages. Bien entendu ils auront parfois du poulet, des oeufs, un cochon ou même du buffle. Ils prendront des poissons, ou chasseront divers rongeurs, des chevreuils, un ours, ou quelque félins sauvages. Les jours opportuns, les plus chanceux attraperont des grenouilles ou ajouteront des larves d’abeilles... ce dernier met étant un plat d’honneur, très coûteux dans un pays de consommateurs de miel. Les fruits les plus communs sont les bananes et les papayes.

 

La société des réfugiés est formée de familles de tout l'État, et même de l’extérieur de l'État Karenni. C’est une opportunité unique de rencontrer des Kayan, de poser des questions à des Kayaw et des Geba... mais toutes ces personnes ne sont en aucun cas représentatives de la masse de leurs congénères ([44]). Ce sont des gens politiquement conscientisés, et pour certains, des réfugiés économiques - poussés à la fuite par les attaques de l’armée birmane ([45]). Ils sont seulement une partie de la population du Karenni, l’autre partie est parquée à l’abri des regards, derrière une frontière fermée ([46]).

 

Dans les villages de déplacés j’ai rencontré des bouddhistes, des animistes et des chrétiens. Il semble pourtant que cette religion soit la plus représentée, ce qui ne ferait que refléter l’état de la situation du Karenni où 70% de la population indigène est chrétienne, comme le sont les dirigeants à Loikaw depuis 1948. Le “Burma Catholic Directory” pour 1983 donnait 62’275 catholiques pour le diocèse de Taunggyi. Les catholiques sont surtout regroupés dans les paroisses de l'État Kayah et de Mong Pai mais le siège diocésain est à Taunggyi pour des raisons plutôt politiques. Comme les baptistes sont sensiblement moins nombreux, nous arrivons à notre estimation de 70 % des 150’000 habitants ([47]).

 

Les exilés animistes sont très intéressants car arrivant en majorité de l’ouest du Karenni, ils montrent en exil des comportement qui diffèrent de ceux de la population en place. On peut ainsi voir à Ta Na Kway un magnifique Ko Thoo Bow de grande dimension, peint chaque année en blanc, et muni de son drapeau et de ses ribambelles de fanions. Il est caractéristique de la tradition de Kyebogyi. La maison des esprits, le “how” est là de deux mètres de diamètre, et à l’intérieur un “bow” fait face au mât femelle, érigé de l’autre côté d’une table d’offrande, juste devant l’entrée de la petite hutte ([48]).

 

Le style de vie de cette population, nous l’avons vu, diffère sensiblement de celle des villages alentours, en raison de leur activité politiques: Ne pouvant produire assez de nourriture pour vivre en autarcie, ils achètent souvent des vivres et d’autres produits en Thaïlande ([49]).


 

 

Propositions

 

 

A mon point de vue, la plus urgente des tâches relative aux Kayah est, de récolter et de préserver les légendes, contes, histoires, et l’histoire des Kayah. Il serait très facile de le faire maintenant, et pourtant nous manquons complètement de tels enregistrements. C’est d’autant plus étrange et malheureux que l’on sait les traditions Kayah différentes des traditions Karen.

 

De même les coutumes, la forme sociale et politique, l’organisation des villages et du monde Kayah semble particulière, variant non seulement d’avec les Karen, ou entre Kayah et Kayan, mais même entre les divers composants de chaque groupe ([50]).

 

Un second challenge, mais il n’est pas si urgent, serait de faire un relevé des très nombreuses grottes de l'État Karenni. On pourrait y retrouver des matériaux similaires à ceux découverts en Thaïlande voisine. Je pense ici à la découverte de manuscrits par Keyes juste quelques kilomètres au sud de la frontière du Karenni ([51]).


 

 

Conclusions

 

 

Ce court papier n’avait pas pour but de répondre à des questions, et j’espère qu’il n’en posera pas trop de nouvelles !

 

Je serai déjà très content de recevoir quelques échos, des critiques, des observations et des remarques. Mon but unique fut de donner un nouveau départ aux études relatives aux Kayah.

 

Je rédige actuellement une première bibliographie du Karenni / État Kayah, et suis intéressé par toute information sur des matériaux existants, en particulier dans les langues de la région ([52]). Le CédoK encourage toute addition à sa propre bibliothèque ([53]).

 

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie sur les Kayah

 

 

Note liminaire

 

Cette bibliographie ne contient pas toutes les sources existantes sur les Kayah, les Kayan, les Kayaw, les États Karenni ou l’État Kayah, loin s’en faut. Il s’agit plus exactement d’une sélection de titres illustrant notre propos, et d’une sélection d’éditions pour ceux des titres qui furent réimprimés. Nous citons en outre des contributions ou des parties d’oeuvres, ainsi que des reprises partielles de textes dans des monographies, car notre expérience montre que bien des textes que nous utilisons sont extrêmement rares et difficiles à dénicher, bien qu’ils soient tous, sous forme d’originaux ou comme photocopies complètes ou partielles, présents sur les rayons de la bibliothèque du CédoK.

 

Dans un soucis d’actualité, nous avons en outre présenté un certain nombre de site Internet parlant du Karenni.

 

 

ALL BURMA STUDENT’S DEMOCRATIC FRONT, Documentation and Research Centre. Forced relocation and human rights abuses in Karenni State, Burma.
1997, Bangkok, All Burma Students' Democratic Front. 40 p.
1997, Bangkok, All Burma Students’ Democratic Front. 40 p. [internet]. lurie@mozart.inet.co.th, ou caroline@ksc15.th.
1997, Bangkok, All Burma Students’ Democratic Front. [24] p. [internet].

 

Les violations des droits de l’homme au Karenni ne datent pas des années ‘90 (Htoo, 1985b), mais les plus graves et les mieux documentés des faits qui sont reprochés au gouvernement et aux forces qui lui sont proches n’apparurent pour le grand public qu’avec l’afflux massif de citadins birmans sur la frontière de Thaïlande, où ils rencontrèrent les membres d’organisations non gouvernementales diverses qui contribuèrent à les médiatiser. (Christian Solidarity Worldwide, 1997; Human rights abuses, 1991; Images Asia, 1996; Voice of the hungry nation, 1999).

 

ANATRIELLO, Pasquale. Attraverso i Karennì della Birmania.
1950, Le Missioni Cattoliche : 1950, anno 79, pp 135-137, 155-156, 168-169, 187-188.

 

L’auteur est un missionnaire catholique italien qui vécu pendant quelques années au Karenni pendant les heures troublées qui virent les troupes chinoises du Kuo Min Tang envahir aussi partie de cet État.

 

Pour plus d’informations sur l’Église catholique au Karenni, puis dans l’État Kayah, soit chronologiquement dans les diocèses de Toungoo, Taunggyi, et Loikaw, on peut se référer aux sources italiennes d’abord, puisque ce furent longtemps des fiefs du PIME de Milan, (Bigandet, 1890; Giovannina, 1970; Tragella, 1950, 1959, 1960), mais aussi aux sources locales (Shwe, 1986).

 

ANATRIELLO, Pasquale. Al ritmo dei sacri tamburi; storia, costumi, credenze dei popoli Kayah dell'Unione Birmana.
1976, Bologna, EMI. 222 p. ill. Studi e Saggi 4.

 

Tableau de l’État Kayah, qui complète fort à propos les études plus théoriques de Lehman, centrées pour son terrain sur Kyebogyi (1967, 1970).

 

ANONYMOUS. Loikaw: a town under siege.
1989, Cultural Survival Quarterly : 1989, vol 13, n°4, pp 38-39. Cambridge (MA), Cultural Survival, ill.

~~ . [letter dated Loikaw, 26 June 1989, to Jean-Louis Conne].
in: KARENNI PROVISIONAL GOVERNMENT, Min of Foreign Affairs. Karenni Provisional Government, Karenni manifesto and Karenni history.
1990, [Karenni (KNPP) Headquarters, Karenni Provisional Government]. 13,[1],17 p. pp 9-11.

~~ . in: KARENNI GOVERNMENT. The dossier of Karenni. Presented by the Government of Karenni, 22, September, 1992.
1992, Headquarters, The Karenni Government. 79 p. ill. pp 65-66.

 

Les informations en provenance directe de l’intérieur de la Birmanie sont rares, et celle de l’État Kayah d’autant plus. La lettre citée est un document manuscrit photocopié envoyé à diverses personnes par express de Mae Hong Son le 26 juillet 1989, et reçu en Europe le 31. Le texte était accompagné d’une lettre à l’entête du Karenni Provisional Government signée Abel Tweed, et datée du 25 juillet. La pratique d’exporter par Mae Hong Son des lettres provenant de l’État Kayah ou des zones libérées est usuelle (Rastorfer, 1983a, b, c, 1984b).

 

ANUSSORN THAVISIN. Burmese rebel factions seek common policy. Leaders meet in jungle hideout.
1974, Bangkok Post Sunday Magazine : 1974, May 12, pp 13-14. Bangkok, Bangkok Post, ill.

 

Un des articles sur les diverses rebellions et leurs alliances durant les années ‘70. Les Karenni sont déjà en guerre depuis environ 26 ans, il ne peuvent pas circuler librement, ni à l’intérieur du pays, ni via la Thaïlande. C’est de cette époque que date l’un des premiers textes longs que les révolutionnaires Karenni nous ont laissés sur leur vision historique et politique (Karenni National Revolutionary Council, 1974).

 

ATAMKASHIRA, Tozu. Karenni and Kayah State in The Times' cuttings.
1985, Bulletin du CédoK : 1984, n°2 [n°4]. pp 15-38. Lausanne, Éditions Dao Badao. vi,116 p., ill.

 

Une bibliographie spécialisée portant sur les Karenni durant la période cruciale de l’après-guerre jusqu’à la nationalisation des mines de Mawchi. à ce sujet on lira Crozier (1994).

 

AUNG, C. T. A glimpse of Kayah State.
1977, The Guardian : 1977, May, vol 24, n°5, pp 26-27,40. Rangoon, The Guardian Monthly.

 

Petit panorama de l’État par une source birmane, au travers du récit du voyage de l’auteur.

 

AUNG THAN LAY. Introduction.
in: Karenni: des artistes et des timbres: 200 mail artists create postage stamps. Seconde édition, revue, corrigée et augmentée d'une préface et d'une introduction par deux vétérans de la révolution au Karenni.
1992, Lausanne, Éditions Dao Badao. variable (env. 40 à 60) p.

~~ Troisième édition, avec, outre les pièces de la seconde édition par deux vétérans maintenant décédés de la révolution au Karenni, un ensemble descriptif du pays et courte description de l'évolution de la situation sur place au cours des dix dernières années.
2001, Lausanne, Éditions Dao Badao. [76] p.

 

Lettre du défunt Aung Than Lay, un des leaders historiques de la révolution au Karenni avec Saw Maw Reh.

 

AUNG THAN LAY; CEDI ALOFA (interview). Interview du 27.7.19981 avec M. Aung Than Lay.
1998, Bulletin du CédoK : 1985, [n°5], pp 4-5. Lausanne, Éditions Dao Badao. 32 p.

 

Il n’existe qu’un nombre limité de textes et d’interview des dirigeants du Karenni, et sans doute moins encore des leaders de l’État Kayah, qui furent quasiment coupés du monde par les circonstances (Byuha Kin, 1972, 2000; Efmnadji, 1983a,b, 1984, 1987; Karenni Evergreen, 2001; Kayah State day, 1952; Maw Reh, 1983).

 

AUNG TOE [U]. Clarification by National Convention Convening Work Committee Chairman, U Aung Toe on prescribing of self-administrated divisions and self-administrated zones and chapters on legislation, the executive and judiciary (2-9-94).
1994, [Yangon], News and Periodicals Entreprise. [1],82 p.

 

Une des premières reconnaissance officielle des demandes des Kayan pour une reconnaissance de leur existence en tant que groupe ethnique et social particulier. Certains partis ayant pignon sur rue durant la période pré-électorale demandèrent la création d’une région autonome Kayan qui couvrait pas moins de quatre entités administratives de l’Union du Myanmar. On trouvera dans le Working People’s Daily, dans les résumés des émissions de radio (Summary of World Broadcasts - SWB et Foreign Broadcasts Information Service - FBIS) comme dans MacDougall (1998-1989) des traces des programmes des partis de la région.

 

AUSTRALIA, PARLIAMENT, JOINT COMMITTEE ON FOREIGN AFFAIRS, DEFENCE AND TRADE. Reference: human rights and the lack of progress towards democracy in Burma (Myanmar). (Official Hansard report).
1995a, Canberra, [Australian Government]. [3],74 p. 24 February 1995.
1995b, Canberra, [Australian Government]. [3],75-112 p. 5 May 1995.
1995c, Canberra, [Australian Government]. [3],113-147 p. 12 May 1995.
1995d, Canberra, [Australian Government]. [3],149-191 p. 19 May 1995. 1995e, Canberra, [Australian Government]. [3],193-226 p. 26 May 1995.
1995f, Canberra, [Australian Government]. [3],227-240 p. 2 June 1995.
1995g, Canberra, [Australian Government]. [3],241-256 p. 16 August 1995.

AUSTRALIA, PARLIAMENT, JOINT COMMITTEE ON FOREIGN AFFAIRS, DEFENCE AND TRADE. Reference: to inquire into and report on the human rights situation and the lack of progress towards democracy in Myanmar [Burma]. Canberra, 21 December 1994. Submissions and incorporated documents, volume 1 ( Nos 1-12).
1995h, Canberra, [Australian Government]. [3],214 p., ill.
1995i, Canberra, [Australian Government]. [3],215-415 p., volume 2.
1995j, Canberra, [Australian Government]. [3],416-580 p., volume 3.
1995k, Canberra, [Australian Government]. [3],581-661 p., volume 4.
1995l, Canberra, [Australian Government]. [3],662-913 p., volume 5.
1995m, Canberra, [Australian Government]. [3],914-1190 p., volume 6.
1995n, Canberra, [Australian Government]. [3],1190-1196 p., volume 7.

 

Deux séries de documents sur les violations des droits de l’homme et le processus démocratique en Birmanie en général, et au Karenni. Un livre reprend les arguments principaux, sans traiter spécifiquement du Karenni.

 

Avventura birmana. Omaggio di Sipripho (=Gelsomino), orfana di razza Gheba, alle sue "mamme" le Suore del St. Gerosa's Couvent di Loikaw.
1961, La Voce del Popolo : 1961, 8 apr., Brescia. [Mora, Pietro].

 

Je cite cet article pour illustrer un ensemble de sources sur le Karenni qui n’ont pour l’instant jamais été exploitées, les articles et lettres que les missionnaires catholiques italiens firent ou permirent d’imprimer dans des revues, des journaux ou des brochures locales de leur pays d’origine. Il existe dans les archives du PIME à Milan des copies de certain d’entre eux, mais seule une recherche plus approfondie permettrait de découvrir d’autres pièces comme cette lettre d’un orphelin Geba de Loikaw.

 

BAMFORTH, Vicky; LANJOUW, Steven; MORTIMER, Graham. Conflict and displacement in Karenni: the need for considered responses.
2000, [Chiang Mai], Burma Ethnic Research Group. [2],128 p. ill.

 

Une très bonne somme informative sur le Karenni. Donne une introduction à la géographie humaine et physique du pays, à son économie, parle de ses infrastructures. En outre une description historique précise, avec les derniers développements en matière de cessez-le-feu et des cartes nouvelles sont fournies, avec des analyses très complètes des flux de réfugiés. Cet ouvrage sera complété par Lehman (1967) pour ce qui concerne les traditions et coutumes Kayah.

 

BARTON, P. T. Karenni: brief review of economic position.
~~ . in: FRONTIER AREAS COMMITTEE OF ENQUIRY. Report presented to His Majesty's Government in the United Kingdom and the Government of Burma. (Maymyo, 24th April 1947). Part I: Report. Part II: Appendices.
1947, Rangoon, Supdt., Govt. Printing and Stationery, Burma. 2 vol. [1],32; iii,214 p. Volume 2, pp. 199-200.

~~ . in: KARENNI PROVISIONAL GOVERNMENT, Min. of Foreign Affairs. Burma in 1947. An political intrigue, duplicity, fabrication, complicity and the rape of Karenni.
1990, [Karenni (KNPP) Headquarters], Karenni Provisional Government, Ministry of Foreign Affairs. [1],47 p. pp 34-35.

 

Court texte sur les ressources et les potentiels du Karenni avant l’indépendance. La situation a démontré que plus de 50 ans de guerre presque ininterrompue n’ont pas permis de développer le pays, mais que la pauvreté n’a pas été un obstacle aux dépenses militaires. Quant au développement des aspirations de la population, sans doute désireuse de vivre en paix, elles sont fondées en grande partie sur ce simple adage: plutôt pauvres que serfs.

 

BARY, Howard Y. Strange customs and weird beliefs of the Padaung Giraffe-neck women. [Cover:] Interesting facts and illustrations of the Royal Padaung Giraffe-neck women from Burma.
1933, s.l., [Howard Y. Bary]. 8 p., ill.

 

Cette petite brochure présente le résultat de deux expéditions par l’auteur en Birmanie pour y recruter des femmes Kayan désireuses de venir en Europe et aux États-Unis pour y faire quelques défilés. Lors de leur passage à Philadelphie, elles seront examinées dans un hôpital, mais sans grand succès puisqu’on n’osera pas leur enlever les spirales de cuivre qui font leur particularité ethnique. Une illustration montre des Kayan entourant un chef local, peut-être le Sawbwa de Mong Pai. Pour la publication de radiographies de cous “allongés”, il faudra attendre Keshishian (1979), qui aurait ainsi dû mettre un terme au mythe tenace de l’élongation des vertèbres illustrée par dans Golish (1957).

 

Battle news between Slorc and Karenni / Kayarng (Padaung) troops. Source: BurmaNews Network (BNN). 06 Jun 1996.
s.d., Internet, EuroBurma. 1 p. http://www.euroburma/asia/euro-burma/slorc/18696d-8.html, 14.06.2000.

 

Alors qu’ils venaient juste de dénoncer la paix de 1995 (Karenni National Progressive Party, s.d.) les Karenni sont soumis à de puissantes attaques de l’armée birmane, la Tatmadaw. Déjà passablement affaiblis, ils sont repoussés hors de la plupart de leurs zone libérées, et beaucoup se réfugient en Thaïlande. Les villages de l’intérieur du pays sont eux aussi soumis à des pressions encore inégalées sous le nom de “Four cuts policy” (Karen Human Rights, 1999)

 

BEE TU REE [U]; THEIN [U]. Circular issued by Karenni Minister (Translation) IOK. M/4/3025. Loikaw 26 June 1947.

in: TINKER, Hugh [Russel]; GRIFFIN, Andrew. Burma, the struggle for independence 1944-1948. Volume II: From general strike to independence, 31 August 1946 to 4 January 1948.
1984, London, Her Majesty's Stationery Office. cxi,947 p.; p. 619.

~~ . in: Rape of Karenni.
[1985], The Karenni Journal : 1985, n°1, p. 2. de pp 1-3. Headquarters Karenni State.

~~ . in: KARENNI PROVISIONAL GOVERNMENT, Min of Foreign Affairs. Burma in 1947. An political intrigue, duplicity, fabrication, complicity and the rape of Karenni.
1990, [Karenni (KNPP) Headquarters], Karenni Provisional Government, Ministry of Foreign Affairs. [1],47 p. pp 38-39.

~~ . in: KARENNI PROVISIONAL GOVERNMENT, Min of Foreign Affairs. Karenni Provisional Government, Karenni manifesto and Karenni history.
1990, [Karenni (KNPP) Headquarters], [Karenni Provisional Government]. 13,[1],17 p.; p 15.

~~ . in: KARENNI PROVISIONAL GOVERNMENT. Focus on successive colonialist Burman government and the independent Karenni State issue.
1991
, Karenni (KNPP) Headquarters, Karenni Provisional Government. 63 p. pp 41-42.

~~ . in: KARENNI GOVERNMENT. The dossier of Karenni, Presented by the Government of Karenni, 22, September, 1992.
1992, Headquarters, The Karenni Government. 79 p. p [25].

 

Un texte qui montre les intentions des Karenni à l’époque du choix entre l’Union Birmane et une voie différente, qu’il aurait fallu négocier avec les Britanniques et les Birmans. Dans ce texte les représentants Karenni déclarent que leur État est indépendant, et ne saurait négocier avec les représentants d’une colonie, la Birmanie, sur le sort de celle-ci. Ils seront remplacés, licitement ou illicitement, par des hommes plus prompts à reconnaître les thèses de Rangoon.

 

BENNETT, J. F[raser]. Kayah Li script: a brief description.
1993, Urbana-Champaign (IL), The Author. 23 p. ill. Draft version for comment only - do not quote.

 

Bien que destiné ni à la publication ni à la citation, ce papier est la seule preuve de la création en Thaïlande des fontes numériques pour le nouvel alphabet kayah inventé par Hte Bu Hpe (Rastorfer, 1994b). Malheureusement non disponibles pour le public, cet alphabet a été utilisé par les Karenni du KNPP pour diverses publications locales, en particulier une série de livres d’école (Karenni Text Book Committee, 1991, 1992). L’effort mériterait d’être poursuivi, et mis à la disposition d’un large public. Du côté gouvernemental il existe aussi des producteurs de fontes pour les alphabets des minorités. Pour les langues du groupe karen, nous pouvons ainsi citer les alphabets romanisés développés sous l’égide de l’église catholique, et les fontes birmanisées offertes par des sites d’officines ayant pignon sur Internet.

 

BERETTA, Vittorio. Tra i Karen della Birmania.
1962, Italia Missionaria ! : 1962, maggio. Anno 43, n°9 (ed gen. 5), pp 235-237.

 

Un séjour missionnaire en Birmanie, dans un journal du PIME pour les jeunes.

 

BERNARD, Patrick; HUTEAU, Michel [photos]. Karennis, les combattants de la spirale d'or.
1988, [Paris], L'Harmattan. 128 p., ill. "Partir Là-Bas".

 

L’iconographie de cet ouvrage est variée, et donne de la situation au abords du quartier général des Karenni du KNPP vers le milieu des années huitante une image assez réaliste. On y retrouve les habitants, les habitantes, les villageois des environs, les groupes rebelles ou révolutionnaires voisins, invités ou de passage, la petite vie d’une communauté finalement assez rangée, qui allait bientôt basculer dans la plus grande pagaille avec l’exode massif de populations de l’intérieur du Karenni, et la liquidation par l’armée birmane de la plus grande partie de la zone révolutionnaire libérée.

 

BERNARD, Patrick; [HUTEAU, Michel] [photos]. Karennis: les combattants de la spirale d'or.
in: BERNARD, Patrick. Les oubliés du temps.
1991, Xonrupt-Longemer (F), Anako Editions. 291 p., ill. Mémoires de l'Humanité. pp 156-167.

 

Axé sur les aspects ethniques ou exotiques, ce livre présente divers aspects de la tradition kayan transportée le long de la frontière thaïe. Durant les années qui suivirent ses publications Bernard a participé à diverses manifestations de soutien au peuple Karenni, souvent avec accrochage de photographies. Il a produit des brochures et cartes postales, et a suscité la publication d’articles sur le sujet lors de ses passages.

 

BERNOT, Denise. Bibliographie birmane, Années 1950-1960.
1968, Paris, Centre National de la Recherche Scientifique. 226 p. bibl.

 

BERNOT, Denise; GARACHONT, Gilles; MIGNOT, Liêu; SRIBNAI, Jean-Pierre; TCHANG, Laurent. Bibliographie birmane, Années 1960-1970.
Partie méthodique 1er fascicule; 2ème fascicule.
1982,1983, Paris, Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique. xxx,293 ; xxvii,291-581 p.

Partie Auteurs. [Titre:] Partie alphabétique 1er fascicule: A - F; 2ème fascicule: G - L.
1984, Paris, Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique. xxvii,346 ; xxvii,347-643 p. (c) 1985

 

BI HTOO, (Colonel, Chief of Staff, Karenni State Army). The 38th anniversary of the Karenni Armed Forces Day. Speech delivered by: Col. Bi Htoo. Held on August 17, 1986.
[1986], The Karenni Journal : [1986], Oct. n°5, pp 9,11. Karenni State.

 

Une allocution du général de Forces Armées Karenni qui venait de remplacer Abel Tweed à son poste.

 

BIFFI, Eugenio. Préfecture apostolique de la Birmanie orientale. [lettre].
1872, Annales de la Propagande de la Foi : 1872, vol 44, pp 15-19. Lyon.

 

BIFFI, Eugenio. Préfecture apostolique de la Birmanie orientale. [lettre].
1874, Annales de la Propagande de la Foi : 1874, vol 46, pp 14-22. Lyon.

 

Dans les journaux missionnaires catholiques français et allemands la présence du Karenni est beaucoup moins importante que dans les publications en italien. Nous en trouvons quelques traces dans les Missions Catholiques, les Annales de la Sainte Enfance, le Bulletin de l’Oeuvre des Partants, et comme ici les Annales de la Propagation de la Foi.

 

BIGANDET, [Paul-Ambroise] G. B. Storia succinta della missione birmana fino alla sua divisione. Per il Vicariato Orientale continuata dalle "Missioni Cattoliche".
1890, Milano, Tip. Pontificia S. Giuseppe, Cogliati. 96 p., ill.

 

La version italienne de ce texte publié d’abord en français donne un court résumé des premières années de la mission des Missions de Milan, futur PIME à Tounggo, et au Karenni. Pour plus de détails, Tragella (1952, 1959, 1963) ou Brambilla (1942) s’imposent.

 

BIHRELL [France]. [Paire de chaussures de sport, style basket, avec impression en noir et blanc de portraits, dont celui d’une jeune adolescente Kayan avec une spirale autour du cou].
[1999], s.l., Bihrell. Achat à la Migros en 1999. Marqué Made in France.

 

Une paire de chaussures dans une bibliographie, et cela pour une image de fillette Kayan.

 

BITSCH, Joergen. Hvorfor smiler Buddha ?  Rejse i det fjerne oesten.
1963, [Koebenhavn], Gyldendal. 166,[3] p. ill.

 

BISCH [ie Bitsch], Jorgen. Why Buddha smiles.
1964a, London, Collins. 159 p. ill couleurs.
1964b, New York, Taplinger Publishers, Co. 159 p. ill

 

BITSCH, Jörgen. Warum lächelt Buddha. Rätselhafte Welt Hinterindiens.
1964c, Berlin, Frankfurt a/Main, Verlag Ullstein GmbH. 181,[2] p. ill.

 

Les illustrations couleurs de Loikaw dans les années ‘60 sont plutôt rares, en voici quelques unes, par un Danois qui se retire là dans un monastère bouddhiste.

 

BOON CHUEY SRISAVASDI. The hill tribes of Siam. 568 photographs with captions.
1963, Bangkok, Khun Aroon. [3], 203 p. ill.

~~ . Photographic book. More than 560 photographs with captions. Second new and revised edition.
1966, Bangkok, Odeon Store Ltd. Part. [Printed in 1967]. [3],203 p. ill.

 

Ce livre est extraordinaire puisqu’il montre des Kayah de Thaïlande dans leur vie de tous les jours. Il n’y a pas de texte, ni même d’explications sur leur présence, mais ils sont là, dignes représentants des quelques villages qui se trouvèrent sur les territoires de la province de Mae Hong Son. Leurs enfants et petits enfants sont toujours sur place, éloignés des camps de réfugiés. Il conviendrait comme je le dis dans l’article, de procéder à des recherches sur ce petit groupe ethnique de Thaïlande.

 

BOUCAUD, André et Louis. Nouvelles de Karenni
1981, Aventure au XXe Siècle : Mai-Juin 1981, pp 13-15. [Paris].

 

Précurseur des articles sur le Karenni par deux jumeaux français qui voyagèrent le long de la frontière au moment du début du tourisme d’aventure vers les jungles libérées de la frontière. Les principaux passages vers le Karenni étaient depuis Mae Hong Son le long de la rivière Paï, ou depuis Mae Sariang et Mae Son Lap sur la Salween.

 

BOUCAUD, André et Louis. Birmanie, sur la piste des seigneurs de la guerre.
1985, Paris, L'Harmattan. 215 p. ill.

 

Précurseur des récits à la limite entre voyages et études sur les groupes révolutionnaires de Birmanie. Les auteurs regrettaient que pour des raisons éditoriales une partie de leur texte et des illustrations ait été supprimées. Ils considéraient que ce que l’éditeur avait coupé était peut-être le moins lisible, mais certainement le plus instructif ou riche de détails historiques. Ce style de livre est repris plus tard par Lintner (1990a, 1996) et Mirante (1993, 1994), puis un grand nombre d’autres écrivains reporters.

 

BOUCAUD, André et Louis. Burma's Golden Triangle. On the trail of the opium warlords.
1988, Hong Kong, Asia 2000 Ltd. 187p. ill.
1992, Bangkok, Asia Books Co., Ltd. 224 p. ill.

 

Conscients d’avoir fait une erreur en laissant supprimer de l’édition française ce qui en faisait la justification historique des faits rapportés, les deux frères furent plus fermes avec la traduction anglaise. Réalisée à Bangkok, cette version reprendra leurs notes, et les actualisera par deux fois. Le récit du voyage des jeunes Karenni au QG des Communistes à la fin des années ‘70 a été l’objet d’une controverse de la part d’Abel Tweed par exemple, mais les photos sont claires, et le témoignage de Rihmond Htoo qui dût aller les rechercher aussi, il y a bien eu un tel périple, et bien des membres du KNPP étaient alors tout près de succomber aux sirènes du grand parti retranché au nord et à l’est de l’État Shan.

 

BRAMBILLA, Gerardo. Il Pontificio Istituto delle Missioni Estere e le sue Missioni. Memorie. Vol IV  Toungoo e Kengtung.
1942, Milano, Pontificio Istituto delle Missioni Estere. 638 p. ill.

 

Récit de la mission, avec de nombreuses citations de lettres, de bonnes illustrations et des cartes.

 

BRAUNS, C[laus]-D[ieter]. The burden of beauty: Coiled brass neck rings of the Paduang girls of Burma.
1975, Orientations : 1975, Aug. Hong Kong, Pacific Magazines Ltd. ill.

 

Quelques illustrations assez démonstratives de l’art du collier Kayan.

 

BRIOSCHI, Pietro A[damo]. Un apostolo di due continenti; Vita di Mons. Eugenio Biffi, delle Missioni Estere di Milano.
1912, Milano, Editori Alfieri & Lacroix. 501 p.

 

BRIOSCHI, Pedro Adan [ie Pietro Adamo]. Un apostol de dos continentes. Vida del Excelentisimo Sr. Eugenio Biffi de las Misiones Extranjeras de Milan.
1940, Cartagena, Editora Bolivar. 547,[2] p. ill.

 

Biffi fut le premier évêque du PIME en Birmanie, en fait un vicaire apostolique, et fut ensuite déplacé en Colombie, où il fut évêque de Carthagène. Une vie assez mouvementée pour cet italien du PIME. Dans les deux éditions nous trouvons d’intéressantes photographies anciennes de la région et des habitants entre Toungoo et le Karenni.

 

BROWN, Nathan (Rev). On a Karen inscription.
1889, Transactions of the Asiatic Society of Japan : 1879. vol 7, pt 2, pp 133-135. Tokyo, The Hakubunsha, ill. Read on November 12th, 1878, by Dr. Syle as "On an inscription of an ancient Karen plate".

[1986], The Karenni Journal : [1986], Oct. n°5., couverture et face à la page 1. Karenni State, ill.

 

Brown a été missionnaire en Inde, en Birmanie et au Japon. Son nom est parfois oublié dans les listes pour la Birmanie en raison de la courte période qu’il passa dans ce pays et sauf erreur parce qu’il ne fit pas toujours partie des Missions Baptistes “orthodoxes”. Il fut pourtant concerné trois fois, d’abord par son activité de précurseur de l’évangélisation des montagnes à l’est de Moulmein puis de celles à l’est de Toungoo, ensuite parce qu’il fut en contact avec des Kachin lors de son séjour dans les provinces du Nord-Est de l’Inde.

 

BROWN, R. J. R. Elementary hand-book of the Red-Karen language.
1900, Rangoon, Printed by the Superintendent, Government Printing, Burma. [1],84 p.

in:
RASTORFER, Jean-Marc. Sources anciennes sur la langue kayah et les autres langues du Karenni.
1983d, Lausanne, Éditions Dao Badao. [vii],171 p. Collection Karenni.

Une des premières étude du Kayah, qui les Kayah eux-mêmes trouvent “fort étrange”, mais qui donne quelques indictions sur le vocabulaire, la grammaire, et la société du tournant du siècle.

 

Bulletin du Centre d'Étude et de Documentation sur le Karenni. Bulletin du CédoK.
1983 -->, Lausanne, CédoK et Dao Badao.

 

Le journal du Centre, maintenant orienté sur toute la Birmanie, et non plus seulement sur les Karenni, par manque d’information et de suivi de leur part. Les différents numéros ne paraissent pas dans l’ordre des années.

 

BUNKER, Alonzo. On the Karen inscription-plate. [Communication presented as] Proceedings at New Haven, October, 1870.
1871, Journal of the American Oriental Society, Proceedings : 1871, vol 9, pp lxxxvii. 18 lignes.
1982, Vaduz (FL), Topos Verlag.

Voir aussi la communication par Mr. Freeman Smith d’une lettre de Bunker sur le même sujet aux pages lxxv-lxxvi du même volume, ainsi qu’une communication du Rev. E. B. Cross aux pages xi-xii.

BUNKER, Alonzo. On a Karen inscription plate. (article V, presented to the Society on October 20th, 1870).
1872, Journal of the American Oriental Society : 1872, vol 10, n°1, pp 172-176. New Haven, The American Oriental Society.
1982, Vaduz (FL), Topos Verlag.

 

BUNKER, Alonzo (Rev). Soo Thah. A tale of the making of the Karen nation.
1902, New York, Chicago, Toronto. Flemming H. Revell Company. 280 p. ill.
1902, London, Edinburgh, Oliphant, Anderson and Ferrier. 280 p. ill.

 

La création de la nation Karen, avec beaucoup d’indications sur les coutumes des Karen, et des Karenni.

 

BUNKER, Alonzo. Sketches from the Karen hills.
[1910], London, Edinburgh, New York, Chicago, Fleming H. Revell Company. 215 p., ill.

 

L’auteur ayant pendant des années parcouru le Karenni, il en donne une description très intéressante et vivante.

 

BURMA, Chief Commissioner; CROSTHWAITE, Charles [Chief Commissioner]. British policy towards the Red Karens: [Letter of appointment [...] given to the Chief of the State of Eastern Karenni on January 29, 1889]. Appendices (I).
in: MAUNG MAUNG PYE. The last of the Konbaung kings.
[1948], Rangoon, Khittaya Publishing House. ii,80 p., pp 73-74.

Sans doute tiré de Crosthwaite (1912, pp 202-203), ce texte forme l’une des bases de la dispute Karenni. Comme le notaient tous les intervenants lors des négociations pour l’indépendance de la Birmanie, les États Karenni avaient le statut particulier de protectorats de la couronne, mais aussi celui d’états princiers indiens. On connaît le sort réservé aux États indiens, il s’agissait de régler entre Karenni et Birmans celui des États Karenni. La lutte allait être chaude, elle dure encore. A ce sujet on lira la version birmane des événements dans un livre récent publié à Yangon (Kyaw Win, 1999).

 

BURMA, Union : Finance accounts for 1948-49 and the audit report of the Government of the Karenni State.
1949a, Rangoon, Govt. Printing Office.

 

De même qu’il existe des rapports annuels sur le Karenni et les États Shan, il se trouve des rapports sur les finances de cet États, ainsi que diverses sources officielles parfois difficiles à trouver, sur des éléments économiques ou statistiques.

 

BURMA, Union, Department of Information, Directorate of Information. The Karen rising in Burma: a review.
1949b, Rangoon, The Directorate of Information, Burma. 10p. p. Burma- Facts and Figures- Series No 3, 1949.

 

Le Karenni a été le théâtre de violents affrontements entre l’armée birmane et les armées karen, le KNDO, qui comprenaient à l’époque des soldats du Karenni. Les chinois des troupes vagabondes du Kuo Min Tang y affrontent ensuite les forces officielles (Burma, 1953; 1990).

 

BURMA, Union, Ministry of Information. Kuomintang aggression against Burma.
1953, Rangoon, Ministry of Information. vi,[221] p., ill.
[1998?] 1953, [Yangon] Rangoon, [s.n.] Ministry of Information. vi,[221] p., ill. Reproduction faite au Myanmar par photocopie, sans modification du texte. Vendue par Myanmar Book Company.

~~ . in: SOLA, Richard. Chine-Birmanie: histoire d'une guerre secrète 1949-1954.
1990, Paris, Sudestasie. 286 p., ill.

 

Le texte cité sert de base pour l'auteur qui le traduit presque in-extenso, avec une petite introduction. Le principal avantage du texte est d’être disponible en français. Dans les années ‘50 une exposition eut lieu en Birmanie avec les photographies originales des documents du livre, une pratique que le gouvernement du SLORC allait reprendre 40 ans plus tard. Un grand livre illustré des photographies originales à été mis en circulation à cette occasion, le CédoK en possède une photocopie pour les besoins de la recherche.

 

BURMA, Union, Kayah State, Office of Information. The Kayah State.
1957, Loikaw, Kayah State, Dept of Information.

 

Courte description de l’État Kayah, par lui-même.

 

[BURMA, Union, Socialist Republic, Ministry of Information]. Internal peace parleys.
1963, [Rangoon], s.n. 160 p. mimeo. Historical Documents n°1.

 

Les pourparlers de paix de 1963 sont particulièrement instructifs, puisque pratiquement tous les groupes y ont participé, et que bien des acteurs importants des années suivantes y ont exprimé leur point de vue. Le texte publié par le gouvernement reprend ces déclarations, et d’autres échanges de lettres.

 

BURMA, Union, Socialist Republic. Facts about Burma.
1983, Rangoon, P.P.C. [12],309 p. ill.

 

Cité pour ses cartes et illustrations des costumes standardisés des différents états, ce livre est en outre une bonne description générale de la Birmanie.

 

BURMA, Union, Socialist Republic. Ministry of Home and Religious Affairs. Immigration and Manpower Dept. Burma: 1983 Population Census.
1986, Rangoon, Census Division, Immigration and Manpower Department. xii,1-46,2-214 p.

 

BURMA, Union, Socialist Republic, Ministry of Home and Religious Affairs. Kayah State, 1983 population census.
1987, [Rangoon], Immigration and Manpower Department, Census Division.
viii,[2],1-30,[2],2-76 p.

 

Ces deux ouvrages font partie d’une série comportant les résultats nationaux et par état du recensement de 1983. Il s’agit du premier résultat intégralement publié depuis 1931 (India, 1903, 1912, 1923, 1924, 1933), et du seul à prétendre compter toute la population, y compris celle des zones grises et noires, zones échappant au contrôle du gouvernement.

 

Burma's ceasefires: more trouble than they're worth ?
2002, The Irrawaddy : 2002, Feb.-Mar., vol 10, n°2, pp 10-11. Chiang Mai, Silver Spring (MD), The Irrawaddy. 35,[3] p.

 

Réflexion sur l’utilité des accords de cessez-le-feu après dix ans d’expérience en la matière, et la confiscation des résultats par des groupes souvent mafieux, et trop souvent liés aux plus hautes autorités de la junte au pouvoir. Donne en outre une liste assez complète des groupes ayant signé de tels accords. Voir aussi Myanmar (s.d.).

 

BYUHA KHIN. A brief history of Kayah State.
in: KAYAH STATE GOVERNMENT. ordkif;0ifpm0mrf;rsm;eSifH u,m;jynfe,f. 'wd,wJG. Historical records of Kayah State. [translation]
1972, Rangoon, Office of The Kayah State Government Printing. [15],17-303 p. ill. Second volume, pp 201-211.

2000, Bulletin of the Burma Studies Group : 2000, Mar., n°65, pp 1-7. DeKalb (IL), Burma Studies Group. 23 p. Reprinted from The Working People's Daily (Rangoon, Burma) Union Day Supplement, February 12, 1972.

 

Sur la base de l’original de 1949, intitulé “A brief history of the land of the Karenni”, une courte histoire de l’État, avec quelques pointes pour prouver son indépendance d’antan. L’intérêt provient de ce que l’original, une réimpression récente par le gouvernement Kayah (dans le premier volume daté de 1971) et la traduction de 1972 sont toutes publiées officiellement dans le cadre de l’Union de Birmanie.

 

CAMPBELL, Margaret; NAKORN PONGNOI. From the hands of the hills.
1978, Hong Kong, Media Transasia Limited. 226 p.
1981, Hong Kong, Media Transasia Ltd. 226 p. (2nd edition). Variations de texte.

 

Pendant longtemps cet ouvrage est resté le mieux illustré de toutes les grandes compilations sur les minorités montagnardes de Thaïlande. On y trouve une bonne série sur les Kayah, oubliés au fond de la province de Mae Hong Son. Je lui conserve mon admiration, il est de loin le plus complet en termes d’illustrations et de par sa couverture du sujet, en particulier pour ce qui concerne les Kayah. Il remplace Boon Chuey (1963, 1966).

 

CHANDR GANDASENA, NAI; WALTON, E. J. (traducteur). The Red Karens.
1923, Journal of the Siam Society : 1923, vol XVII, pt I. pp 59-73. [Bangkok].

 

Le premier rapport du côté Thaï sur les Kayah du royaume.

 

CHAPMAN, Dean. Karenni, la guerra dimenticata di una nazione assediata.
1998, [Roma], Peliti Associati. 13,[78]-92,[101] p., ill.

 

CHAPMAN, Dean. Karenni. La lutte d'un peuple en Birmanie.
1998, Paris, Hazan. 13,[14-91],92-101 p., ill.

 

CHAPMAN, Dean. Karenni. The forgotten war of a nation besieged.
1998 [ie 1999], Dewi Lewis Publishing. 13,[14-91],92-101 p., ill.

 

Chapman est un artiste photographe qui présent là une oeuvre mixant la photographie noir et blanc et l’actualité. Pas recommandé pour celui qui cherche le détail du costume, le tissage des hottes, ou la structure des cérémonies locales. Impressionniste, vivant et rapide. Je ne puis reprocher à l’auteur certaines imprécisions dans les descriptions, puisqu’il m’avait écrit avant de publier, pour me poser diverses questions, et que je n’ai pas répondu. Le titre existe aussi en allemand et en espagnol.

 

CHARUEL, Marc; LEDUC, Vincent. Guérilla en Birmanie.
1982a, Gazette des Armes : 1982, déc., n°112, pp 38-40. Paris, Argout-Éditions. ill.

 

Un article sur la force militaire Karenni, un des tout premier du genre.

 

CHARUEL, Marc. Il a tout lâché pour son reportage-obsession.
1982b, Photo-Reporter : Sept. 1982, n°47. pp. 74-81, 116. [Paris] .

 

Charuel est un journaliste français indépendant qui fréquenta les Karen et les Karenni au début des années huitante. C’est une affaire intéressante à plus d’un titre, puisqu’il pénétra plus loin en territoire Karenni qu’aucun autre, et a livré bataille contre la Tatmadaw. Les reportages de Charuel et des frères Boucaud ont sans aucun doute éveillé l’intérêt des organisations non-gouvernementales de leur pays, par exemple de l’AMI, Aide Médicale Internationale, qui fut la première ONG à intervenir sur place au quartier général du KNPP et à Ta Na Kwe, pour former des médecins aux pieds nus, et pour améliorer l’hygiène dans les camps et les villages. Sur la participation de l’AMI nous n’avons pas grands témoignages publiés, mais pour la suite d’une telle action, une fois la problématique birmane devenue “de mode” au gré des insurrections de 1988 et de la fuite des étudiants et des activistes démocratiques, on peut se référer à MacArthur (2001).

 

CHARUEL, Marc. Les Chouans de Birmanie.
1984, Le Spectacle du Monde : Oct. 1984. n°271. Paris. pp. 58-65, première de couverture.

 

Il s’agit de l’unique reportage sur les Kayaw depuis une éternité, le seul sur la situation dans la région à l’époque, et le plus mal documenté, puisque l’auteur semble ne pas avoir la moindre conscience de l’exploit qu’il réalise, ni des ethnies qu’il visite. Son livre (1998) nous éclaire un peu sur les raisons de cet échec, et nous relate les problèmes créés aux habitants par ce groupe un peu remuant qui voyageait dans l’ouest du Karenni, hors des zones libérées.

 

CHARUEL, Marc. Le dernier combat des Karen.
1986, Illustré : 16 juillet 1986. n°29. pp. 18-22. Lausanne.

 

Un des rares reportages sur la guerre telle qu’elle est... enfin telle que Charuel l’a vécue lors de son passage sur place. Il faut rappeler que durant de longues années, la situation était plutôt de non-guerre, ou de conflit à faible intensité, c’est-à-dire dans lequel les affrontements ne sont pas recherchés, mais évités. Sans doute les publications de Charuel ont-elles eut un impact positif sur l’intérêt porté par les organisations gouvernementales à la situation sur la frontière birmano-thaïe.

 

CHARUEL, Marc. Les cercueils de toile. Préface de Christian Caujolle.
1998, [Monaco], Éditions du Rocher, Jean-Paul Bertrand. viii,11-317,[2] p.

 

Charuel était en peine de scoop, en mal de substitut de Cambodge, en manque d’aventure quand il se décida pour un voyage de découverte dans les zone libérées des Karen et des Karenni. Son livre nous raconte cette démarche, et replace dans leur contexte les articles qu’il allait livrer à son retour en Thaïlande puis en France. A l’opposé des frère Boucaud (1981), qui cherchent à conforter leurs informations et à les recouper, Charuel nous déballe sa vision du Karenni, et s’embrouille parfois entre Karen Karenni et autres. On ne doit pas comparer son style et le contenu de son ouvrage avec ceux des livres américains ou anglais, réécrits et documentés, non, il s’agit là d’une réflexion sur une démarche de reportage d’aventure.

 

CHRISTIAN SOLIDARITY WORLDWIDE (New Malden, GB). Burma: the Karen and the Karenni tribe. Human rights violations by the SLORC regime in Burma.
1997, New Malden (Surrey, GB), Christian Solidarity Worldwide. 8 p.

 

CHRISTIAN SOLIDARITY WORLDWIDE (New Malden, GB). Burma: the deliberate extermination of the Karenni tribe. March 1999.
1999, Internet, Christian Solidarity Worldwide. www.csv.warwick.ac.uk/~suadi/latest3.html, 18.06.1999 / 14.06.2000.

 

Sans doute un peu exagéré, le titre montre bien le propos de l’organisation.

 

CHRISTIAN SOLIDARITY WORLDWIDE (New Malden, GB). Refugees camp destroyed as part of ongoing persecution of ethnic minorities in Burma. News from Burma.
[2002], Internet, Christian Solidarity Worldwide. 2 p., ill (1). www.csv.org.uk/CSWnews.asp?Item=229, 12.03.2002.

 

Avec la Baronnesse Cox, et maintenant l’activiste James Mawdsley, cette organisation militante a de nombreuses fois attiré l’attention sur les conditions de vie difficiles dans les camps de réfugiés en Thaïlande, et à l’origine du problème, dans les villages du Karenni. Du fait de la proportion importante de chrétiens au Karenni, et des exactions des militaires contre des lieux de culte, le CSW a en outre dénoncé des croisades anti-chrétiennes. Elle cite des cas dans toute la Birmanie où des religieux ont eu des difficultés pour leur foi avec les officiels.

 

CHARLIAT, Philippe. Birmanie, la mystérieuse et mystique asiatique.
1984, Grands Reportages : pp. 1,3,19,22-34, couverture. Paris.

 

Cette publication est symptomatique de l’intérêt porté par la presse à la situation sur la frontière depuis que des femme Kayan, les femmes girafes, s’y sont déplacées, mais il s’agit là de la première notice illustrée sur les nouvelles arrivantes.

 

COMESOTTI, Renée. Petition to oppose Japanese bilateral aid to Burma. 26 May 2001.
2001, Internet, Communications for a Sustainable Future 1 p. http://csf.colorado.edu/archive/2001/coop-bus/msg00159.html, 07.05.2002.

 

Une des richesses du Karenni est la station hydroélectrique de Lawpita et les aménagements du Baluchaung. L’électricité fournie ne sert pas la région, et n’est pas payée au gouvernement local. Les organisateurs de cette campagne de signatures envisagent de faire reculer le gouvernement japonais, désireux de rénover les installations.

 

COMMITTEE FOR INTERNALLY DISPLACED KARENNI PERSONS (CIDKnP). Documentation on internally displaced persons in Karenni. Compiled and documented by the Committee for Internally Displaced Karenni Persons (CIDKnP). 16 June 1999.
1999, [Karenni Headquarters], Committee for Internally Displaced Karenni Persons. 84 p., ill.

 

Depuis le milieu des années ‘80 un certain nombre d’organisations indigènes, parfois préexistantes, ont publié des documents en langue anglaise pour distribution en dehors des zone libérées. Le rapport cité montre le dispositif mis en place par les Karenni pour attirer des fonds, et les utiliser.

 

COOLER, Richard Morrall. The Karen bronze drums of Burma: The magic pond.
1979, Ithaca (NY), Cornell University. Thèse de doctorat. xviii,343,xxxix p.

 

Cette thèse de doctorat est fort utile pour comprendre la civilisation qui produisit les tambours de bronze au Karenni. Lorsque je rencontrai Cooler à DeKalb en 1988, il fut très étonné, presque choqué de me savoir en possession d’une copie, car il était en train de réviser le document pour en faire un livre. Il devait y passer encore bien des mois, basé au Burma Studies Center dont il est le directeur.

 

COOLER, Richard M[orall].The Karen bronze drums of Burma: Types, iconography, manufacture and use.
1995, Leiden, New York, E.J. Brill. 320 p. ill. Studies in Asian Art and Archaeology, 16.

 

Le livre, complet, documenté, illustré de diverses photographies et dessins sur les tambours de bronze que les Shan fondaient au Karenni, et qui sont le symbole, l’image des Karen au sens large. Ce livre est un peu trop cher à mon goût, ce qui est fort dommage car cela empêche toute diffusion au Karenni même. Il complète la littérature spécialisée, dont Heger (1902) fut le pionnier.

 

COOMBER, A. W. R. Selection of headmen among the Red Karens, Burma.
1947, Man : 1947, n°36, pp 47. London.

 

Sur une tradition Kayah presque disparue.

 

CORDIER, Henri. Bibliotheca Indosinica. Dictionnaire bibliographique des ouvrages relatifs à la péninsule Indochinoise.
1912-15, 1932, Paris, Leroux. vii, 1104, -2280, -3030, 309. 4 volumes.
1967, New York, Burt Franklin. vii, 1104, -2280, -3030, 309. 3 volumes. Burt Franklin Bibliographic & Reference Series N°106.
1969, Taipei, Ch'eng Wen. 3 volumes
s.d., Hildesheim, George Olms Verlag GmbH. 3 volumes

 

Cette liste des monographies et articles sur la Birmanie jusqu’aux environ de 1910 reste un instrument de recherche indispensable. Malheureusement ce type de travail n’a pas été poursuivi, et les bibliographies américaines qui tentent de couvrir les années 1910-1950 sont souvent monoglotes, ou spécialisés dans une ou deux langues, souvent asiatiques. Il n’y eut de ce fait pas de bonne publication sur le Karenni et ses alentours durant environ 40 ans. Les bibliographies françaises seront un peu plus universelles, mais parfois inachevées (Bernot 1968, 1982, 1983, 1984). Il n’existe pas grand chose pour les années récentes, en raison aussi de la prolifération des titres. On citera toutefois, pour la Birmanie plutôt que pour le Karenni lui-même, Trager (1973) . En opposition à ces ouvrages sans âme, citons pour ce qui concerne le Karenni Rastorfer (1984a), et surtout pour la Birmanie, deux classes au dessus de tous les autres ouvrages cité jusqu’ici, la bibliographie en forme de poupées russes de Herbert (1991). J’espère que cette auteur pourra, comme elle le disait en 1998 lors d’un congrès sur à DeKalb, compléter et mettre à jour cette oeuvre magnifique.

 

CORNÈR BANK. Gagnez une carte VISA avec 10'000 francs de capital départ et partez sur les lieux du tournage de RondoMondo.
2002, Visa News : 2002, April, pp [18]. Lugano, Cornèr Bank Card Center. 20 p., ill.

 

Cite une émission de SR1 sur la Thaïlande le 27 avril 2002, illustré par photos, entre autres de femmes Kayan. A nouveau l’appel visuel est renforcé par l’exotisme du buste de femme, bien qu’il soit marginal dans le voyage, et dans le reportage sur la Thaïlande.

 

CORRESPONDENT, A. The Karenni connection.
1982, Far Eastern Economic Review : 1982, 18 June, pp 26,28. Hong Kong.

 

Les Karenni sont géographiquement au centre des trafics est-ouest et nord-sud. Cela était déjà le cas au XIXème siècle (O’Riley, dates diverses). Durant les guerres civiles, ils continuent de tenir un rôle de pivot. A ce sujet on lira Bamforth (2000, p 36-37), et Bernard (1988).

 

C.P.D.S.K. [Christian participation in the Development of Shan and Kayah State Communities].
1985, Star of Evangelization : 1985, Mar. n°20, pp 7. (27 lignes).

 

Critique de cette organisation indigène de soutien au développement régional, dont le siège, alors à Taunggyi, a été ensuite déplacé sur Bangkok. Depuis l’État Shan, elle publiait une petite revue à son nom sur les résultats de ses actions de terrain.

 

CROSTHWAITE, Charles [Haukes Todd]. The pacification of Burma.
1912, London, E. Arnold. xii,355,[1] p., ill.

 

Livre fort bien documenté sur l’annexion et la pacification de la haute Birmanie, écrit du point de vue britannique. De longs passages sur le Karenni, dont la soumission posa quelques problèmes aux nouveaux maîtres de Rangoon et Mandalay.

 

CROZIER, L. A. Mawchi: mining, war and insurgency in Burma.
1994, Griffith, Griffith University, Faculty of Asian and International Studies, Centre for the Study of Australia-Asia Relations. [7],113,[4] p. Australians in Asia Series N°11.

 

Un Australien dirige la mine de Mawchi durant de longs mois, et côtoie la rébellion et les militaires.

 

DIRAN, Richard K. The vanishing tribes of Burma.
1997, London, Weidenfeld & Nicholson (Orion Publishing Group). 240 p. ill.
1997, New York, Amphoto (Watson-Guptil Publications). 240 p, ill.

 

Beau livre grand format avec des photographies de la plus grande partie des groupes ethniques de Birmanie. Remplace les livres plus anciens de Min Naing (1960), et complète les livres sur les minorités de Thaïlande Lewis, 1984, 1986).

 

Discover the wonders of Kanbawza. Produced by Golden Myanmar (Business - Tourism) Magazine for EYE Hotel Group, Eastern Yoma Estate - Investisment Co., Ltd. (Taunggyi).
s.d., Yangon, Golden Myanmar Magazine. 8 p., ill.

 

Reproduction d’un article publié dans le volume 1, numéro 4 de Golden Myanmar [p 8] sur les merveilles du Karenni et des montagnes du pays Shan.

 

DROSZEWSKI, Catherine. Birmanie. Réactualisé par Catherine Droszewski.
in:
BALENCIE, Jean-Marc; LA GRANGE, de, Arnaud. Mondes rebelles, Guerres civiles et violences politiques.
1999, Paris, Éditions Michalon. pp 821-857.

 

Cet imposant ouvrage remis périodiquement à jour est un état du monde rebelle de haute tenue. Pour ce qui concerne la Birmanie, il offre un panorama spécialisé fidèle, bien que très court. Pour en savoir plus on lira Smith (1999) ou les nouveaux venus Fredholm (1993) et Fink (2001). Les sources gouvernementales birmanes donnent aussi un éclairage intéressant, sur les groupes ayant signé des accords de cessez-le-feu ou de paix, outre les publications imprimées (Burma’s ceasefires, 2002), le site http://www.myanmar.com/peace/peace.html (Myanmar Government of the Union, s.d.) donne de bonnes indications.

 

E. M. Birmanie: victoire des Karennis.
1990, Raids : 1990, juin. n°49, Paris. 44 lignes. p 2.

 

Cette revue a publié de nombreux reportages sur les rebellions en Birmanie, citons l’un d’entre eux sur une victoire militaire des Karenni.

 

Eastern Command Commander Maj-Gen Maung Aye inspects Aungban - Loikaw railway construction work.
1991, Working People's Daily : 1991, 30 Sep., vol 28, n°273, p. 2. Yangon.

 

Inspections, titre officiels, et qualité plus que médiocre du travail, effectué, avec de graves accidents après la mise en service, la régulation aléatoire des trains sur cette ligne pourtant porteuse d’espoirs pour les villageois qui y furent contraints de travailler. Pour un reportage par un ingénieur spécialiste de la construction ferroviaire, on lira Rastorfer (1992).

 

EFMNADJI. Au sujet du Karenni. Article en vente, article for sale.
1983a, Chiang Mai, CédoK. [2],31,[6] p. ill.

 

Le texte des pages rédactionnelles est identique à celui de la brochure éditée plus tard. L’article envoyé à 20 journaux des cinq continents n’a pas été acheté !

 

EFMNADJI. Au sujet du Karenni.
1983b, Lausanne, Chiang Mai, CédoK, Dao Badao. [2],64 p. ill. Collection Karenni.

~~ . Première édition. [face p. 60:] Copie autorisée faite à Hong Kong et par l'auteur le 20 avril 1984.
[1984], 1983, [Hong Kong], Lausanne, Chiang Mai, CédoK, Dao Badao. [3],64 p. ill. Texte original non modifié, tirage 10 ex., page 48 déplacée à l'introduction.

~~ . Seconde édition provisoire, avec des modifications et adjonctions.
1987, Lausanne, CédoK, Dao Badao. ii,40,40a-40d,41-64 p. ill. Collection Karenni.

 

Dans la reproduction de 1984, la page 48 de la première édition est déplacée au début du livre, remplacée par une publicité pour la brochure de Makatuku Pemeke (1983, 1985). Les pages sont photocopiées et pliées à la mode chinoise. Couverture en papier d'emballage, titre original collé sur le premier plat. Dans la seconde édition de 1987, les pages 35 à 37 présentent des passages soulignés, la couverture est verte ou bleue, et la brochure existe avec diverses hauteurs.

 

Ceci mis à part, nous avons là la seule transcription complète et exacte de ce que les dirigeants Karenni de l’époque, Rihmond Htoo et Abel Tweed en particulier, disaient aux touristes de passage au quartier général. Le texte a été entendu et enregistré de nombreuses fois avant qu’il en soit tiré le texte de la brochure dactylographiée sur une vieille machine à écrire au Payap College de Chiang Mai. Les annexes représentent le matériel alors à disposition au Karenni comme soutien à la propagande du KNPP vis à vis des étrangers qui y venaient pour un ou deux jours. Tweed devenu Ministre allait bientôt imprimer des cartes postales, mais choisit des clichés impropres à capter l’imaginaire des touristes qu’elles ne furent quasiment jamais vendues, et que leur stock fut sauvé de justesse lors de la première évacuation du quartier général. Au tournant des années ‘80, les Karenni, et Tweed en particulier, éditèrent un certain nombre de brochures destinées à l’étranger (Karenni, dates entre 1988 et 1997). Je salue cette initiative, dont on peut juste regretter qu’elle n’ait pas été poursuivie.

 

ELSA [Estavayer Lait SA - Migros]. [Buste de femme Kayan].
[
2002], [Estavayer-le-Lac (CH), ELSA]. Opercule de pot de crème illustré.

Série People (2 séries de 10 couvercles de 3,8cm de diamètre, pour divers peuples du monde entier).

 

Peut-on citer un opercule dans une bibliographie ? Il me semble intéressant de relever que l’exotisme du long cou des femmes Kayan traditionnelles leur ouvre souvent les portes d’une gloire éphémère et anonyme. Rien en effet sur l’identité de la personne représentée, ni sur la situation politique, ni sur sa culture, sur son ethnie, rien, une buste anonyme. Il en est de même sur le décor imprimé illustré de ces chaussures (Bihrell, 1999) achetée dans cette même grande chaîne de supermarchés suisses, la Migros. Je crois juste de rendre à ces femmes Kayan un hommage ici. Je puis encore noter que les Kayah, qui portent aussi des costumes traditionnels très typiques, ne sont pas aussi médiatisées. Elles ne sont pas clairement différentes en portrait américain, et une illustration de toute la femme, en raison des couleurs brunes ou noirs de leurs habits, ne donnait pas une photographie attractive.

 

EMMONS, Charles Frank. The Ghekhu, by Paolo Manna, translated and annotated.
1966, Urbana, University of Illinois College. mimeo. iv,216 p. [M.A. thèse en anthropologie].

 

L’intérêt du texte est relevé sous la rubrique Manna (1902), mais ici ce sont les notes qui forment en plus un recueil fort captivant de renseignements sur les Kayan Ghekhu. Le professeur qui suivait Emmons n’était autre que le célèbre Lehman (1967,1970) qui préparait sans doute son livre sur les Kayah avec lesquels il avait passé quelques mois au début des années ‘60, et dont il était ami des dirigeants. Lehman sera le promoteur de la plus grande société spécialisée sur l’étude de la Birmanie, le Burma Studies Group maintenant domicilié auprès du Burma Study Center de la Northern Illinois University à DeKalb près de Chicago. Lors de la grande réunion des spécialistes - universitaires, laïcs, amateurs, et indigènes - de 1988, voyant Solnit et l’auteur de ces lignes, il eut ainsi ses paroles “voici réunis dans cette salle les trois connaisseurs de l’État Kayah”. Sur Manna enfin on peut lire Tragella (1954) et Germani (1989, 1990).

 

ENRIQUEZ, C[olin] M[etcalf] D[allas]. Races of Burma.
1933, Delhi, Manager of Publications. xv,98 p. 2nd edition. (Handbook for the Indian Army).
1981, New York, AMS Press. xv,98,vi p. ill.

 

Enriquez a d’abord commandé des Kachin en Mésopotamie, puis s’est retrouvé en Birmanie même. Spécialiste des troupes indigènes, c’est à travers ce prisme qu’il voit les montagnards, et les compare aux Birmans. Son étude est toutefois intéressante par ce côté comparatif, et comme l’expérience d’un militaire, ni missionnaire, ni ethnologue, ni même voyageur comme tant d’autres auteurs.

 

Ethnic political organizations with armed wings in Burma.
s.d., s.l., Institute for Global Communication. 2 p. http://www.igc.org/nonviolence/burmamines/nsaburma.htm, 07.05.2002.

 

Une autre liste d’organisations armée de Birmanie, à comparer avec (Burma’s ceasefires, 2002), et Droszewski, 1999).

 

FAHN, James. All's not fair in trade and war in Burma. The collapse of a ceasefire agreement between Slorc and the Karenni shows that control over natural resources is emerging as a major source of conflict in Burma.
s.d., s.l., James D. Fahn. 3 p. http://www.geocities.com/jdfahn/Burmatrade.htm, 07.05.2002.

 

Une perspective sur le commerce au travers et par les Karenni.

 

FALLA, Jonathan. True Love and Bartholomew. Rebels on the Burmese border.
1991, Cambridge, New York, et al., Cambridge University Press. xxi,[3],400 p. ill.

 

Récit d’un séjour chez les Karen durant lequel l’auteur apprend beaucoup sur les traditions, les mythes, et la culture des groupes en rébellion sur la frontière. Au-delà des Karen, il brosse aussi un portrait des autres mouvements qui se centralisaient alors dans la capitale révolutionnaire de Manerplaw, au centre de commandement du Front Démocratique National (NDF), de l’Alliance Démocratique de Birmanie (DAB), et de bien d’autres groupements parfois éphémères qui tentèrent de structurer la réaction ethnique ou démocratique au gouvernement central de Rangoon. S’agissant toutefois d’un récit, il peut s’apparenter aux sagas des frères Boucaud (1985, 1988, 1992), de Bertil Lintner (1990) de Tucker (2000) ou encore et pour revenir au Karenni, à Htoo (2001).

 

FEA, Leonardo. Quattro anni fra i Birmani e le tribù limitrofe.
1896, Milano, Ulrico Hoepli. xvi,565 p. ill.

 

Notice de recherche et récit du voyage d’un savant italien, du Tenasserim au Karenni et aux États Shan. Les nombreuses illustrations sont d’un grand intérêt. L’ouvrage a été accompagné dans les revues scientifiques italiennes de nombreuses publications savantes par d’autres auteurs ou par Fea lui-même sur divers sujets des sciences naturelles. Tout ce matériel est rare.

 

FENTON, A. B. Routes in Upper Burma, including the Chin Hills and Shan States, to which are added a number of routes leading from Lower Burma and Siam into those districts. In two volumes.
1894, Madras. Quartermaster-General’s, Madras Army. in 7 parts.
1983, Delhi, Cultural Publishing House. xvi,1195 p.

 

Donne une description précise de bien des lieux du Karenni au moment de l’annexion de la Birmanie. Il sera revu et complété pour donner les volumes régionaux publiés autour de la seconde guerre mondiale, pour le Karenni voir (Supreme Allied Commander, 1945).

 

FERRARS, Max; FERRARS, Bertha. Burma.
1900, London, Sampson Low, Marston and Company. Limited. xii,237 p. ill.
1901, London, Sampson Low, Marston and Company. Limited. xii,237 p. ill.
1996, Bangkok, Ava Publishing House. xii,237,[2] p. ill.

 

Splendide galerie photographique accompagnée d’un texte de bonne qualité, dans lequel les minorités sont traitées avec quelques précision. On trouver d’autres de ces petites illustrations sur les peuples du Karenni dans Brioschi (1912, 1940).

 

Fighting in Kayah State.
1996, Burma Update : 1996, March., n°39, p. 1. Bangkok, Jesuit Refugee Service Asia/Pacific. 6,[2] p.

 

Ce magazine fut longtemps une source de renseignements de première main sur la frontière, il avait cessé de paraître avec régularité, mais depuis début 2002, semble devoir nous informer à nouveau.

 

FINK, Christina. Living silence: Burma under military rule.
2001, London, New York, Zed Books; Dhaka, University Press Ltd.; Bangkok, White Lotus. xiii,[3],286,[1] p. ill.

 

Analyse du système de gouvernement et de la pensée birmane de la fin du XXème siècle. A lire avec Houtman (1999) et Lintner (1994, 1999).

 

FISTIÉ, Pierre. La Birmanie ou la quête de l'unité. Le problème de la cohésion nationale dans la Birmanie contemporaine et sa perspective historique. Ouvrage publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et du Centre d'Études et de Recherches Internationales.
1985, Paris, École Française d'Extrême-Orient. 2],vi,[1],459,[3] p. Publications de l'École Française d'Extrême-Orient, volume 139.

 

Longtemps les textes français sur la Birmanie furent rares. Fruit de recherches bibliographiques hors sol - l’auteur n’est pas un homme du terrain birman - cet ouvrage était à sa parution le seul panorama des diverses problématiques de rébellion dans l’Union. Il présente aussi bien les insurrections ethniques que politiques ou économiques. Pas spécialisé sur le Karenni, il donne pourtant une bonne idée de la réalité à la fin des années ‘70. Il complète à mon point de vue le superbe livre de Moisy (1960a,b) qui est lui très général pour la Birmanie.

 

The formation of the United Karenni Independent States. September 11, 1946.
1991, The Karenni Journal : 1991, Jan. n°1/91, pp 15-16. Karenni (KNPP) Headquarters, Karenni Foreign Affairs.

 

Sur une période clé de l’histoire Karenni.

 

FORSYTH, Mimi. Karenni refugee camps.
1991, The Burma Review : 1991, June-Aug. n°27, pp 8-9. Rego Park, The Burma Review.

 

Les camps au début de leur existence reconnue sur sol thaï.

 

FREDHOLM, Michael. Burma: ethnicity and insurgency.
1993, Westport (CT), Praeger Publishers. xv,296 p. bibl pp 247-248.

 

Une analyse des insurrections en Birmanie, pour les faits, Smith (1991, 1993, 1999) est bien plus complet, et donne une version sans doute moins académique, mais plus proche du terrain.

 

The frontier areas.
1947, The Burmese Review : 1947, Feb. 10, vol 1, n°39, pp 1,7. Rangoon, Burmese Review Ltd. 16 p.

 

Le point de vue de Rangoon au moment de la création des institutions qui allaient permettre l’indépendance dans l’année, avec Aung San comme chef. La Burmese Review n’est pas alliée au parti de Aung San, l’AFPFL, et plutôt critique envers le développement de la situation. Pour une liste complète des articles de cette revue, voir les Bulletin du CédoK pour 1994 et 2001.

 

FRONTIER AREAS COMMITTEE OF ENQUIRY. Report presented to His Majesty's Government in the United Kingdom and the Government of Burma. (Maymyo, 24th April 1947). Part I: Report. Part II: Appendices.
1947, Rangoon, Supdt., Govt. Printing and Stationery, Burma. 2 vol. iii,214 p.

The aspiration of the representatives of Karenni and Mongpai States, Submitted to the Frontier Areas Enquiry Committee at May Myo.
in: KARENNI PROVISIONAL GOVERNMENT. Focus on successive colonialist Burman government and the independent Karenni State issue.
1991, Karenni (KNPP) Headquarters, Karenni Provisional Government. 63 p.

 

Si la première partie du document officiel de la Commission d’Enquête, le rapport d’experts a fondé le gouvernement de Sa Majesté à dire que les minorités étaient d’accord pour se fondre dans la nouvelle Union de Birmanie, le second tome présente les textes des discussions, les questionnements des différents groupes invités, les doubles langages, la volonté des Birmans d’en finir rapidement avec cet épineux problème, fusse au prix de quelques compromis ou de vaines promesses. Les dirigeants Karenni, représentants d’un peuple montagnard vigilant, refusaient de plier. Cette position, fort bien illustrée aux pages 107-119 devait pousser les jeunes Birmans maîtres du jeu à Yangon à rechercher d’autres interlocuteurs, et à décider avec eux de mesures plus adéquates pour l’avenir de l’Union et de l’État Karenni, futur état Kayah. A ce sujet on lira les pages qui traitent du Karenni et des Karens dans le second volume de Kyaw Win (1999).

 

La seconde citation montre l’une des multiples réimpression des ces textes, ici la seule déclaration écrite des délégués Karenni. Pour les Karenni désireux de préserver leur indépendance, ces documents sont autant de preuves de leurs thèses, et du complot qui d’après eux mis fin à l’existence autonome de leur État.

 

Games children play.
2002, Burma Issues : 2002, Mar., vol 12, n°3, pp 6-7. Bangkok, Burma Issues. 8 p.

 

Le journal Burma Issues consacre deux articles au Karenni dans ce numéro (Ulrich, 2002). Ce sont des constats sombres sur la situationa actuelle dans la zone frontière, ici au travers des jeux des enfants.

 

GERMANI, Ferdinando. P. Paolo Manna. (4 volumi)

Volume primo: da Avelino alla Birmania (1872-1907).
1989, Trentola Ducenta, Pontificio Istituto Missioni Estere (Segretario "P. P. Manna"). viii,5-445 p. ill.

Volume secondo: l'Unione Missionario del Clero e il seminario Meridionale per le Missioni Estere (1907-1924).
1990, Trentola Ducenta, Pontificio Istituto Missioni Estere (Segretario "P. P. Manna"). viii,5-358 p. ill.

 

Le Père Manna a vécu au nord du Karenni la plus grand partie de sa courte carrière missionnaire. A cette époque du tournant du XIXème siècle la protection de la santé des européens envoyés dans les jungles et pâturages se révélait particulièrement difficile, et le nombre de morts élevé (voir par exemple Knudsen, 1889, 1891). Malheureusement pour les indigènes, la progression de l’hygiène et de la santé n’a pas fait d’énormes progrès depuis, en particulier pour toutes les régions reculées et les villages ou camps provisoires. Ainsi la mortalité infantile relevée au début des années ‘80 dans les villages d’exilés Karenni le long de la frontière de Thaïlande atteignait-il, selon les sources, de 40 à 70 %, comptés entre la naissance et la dixième année. On comprendra mieux l’importance des actions même limitées des ONG médicales sur ce terrain (MacArthur, 2001).

 

[GIOVANNINA]; INNOCENTE, Attilio (ed). Una Missionaria racconta... . Memorie raccolte dal Mons Attilio Innocente, racavate da lettere e dalla viva voce di suor Giovannina.
[1970], Treviso, Tipografia Crivellari. 200 p., ill.

 

Outre les Pères italiens du PIME dont nous avons parlé souvent dans ces notes, la Birmanie reçu des soeurs italiennes et d’autres pays d’Europe comme d’Amérique. Nous avons ici une bibliographie de l’une de ces religieuses en poste à Loikaw.

 

GLOAGUEN, Philippe; JOSSE, Pierre. Le Guide du routard: Thaïlande - Birmanie) - Hong Kong - Macao. 1990/91.
1990, Paris, Hachette. 183,[9] p., ill.

 

“Si vous avez du temps, vous pourrez voir des femmes-girafes en territoire karen. Elles sont d’ailleurs en train de disparaître (plus que quatre) car elles ne trouvent plus de maris (c’est vrai que dans les dîners en ville, elles ont un look qui ne passe pas inaperçu). Les Karens les tiennent presque prisonnières et font payer un droit de visite élevé” (p. 85). Ce texte est présent depuis deux ou trois ans dans le guide, au chapitre Mae Hong Son. On notera que la raison de leur présence n’est pas même esquissée, alors que l’on prétend qu’elles sont retenues prisonnières.

 

Traite de la Birmanie aux pages 123-154.

 

GOBBATO, [Giovanni Battista] J.B. Bible and Karen culture.
[1975?, Taunggyi, Catholic Church]. 12 p., ill.

 

Le dernier évêque catholique missionnaire résidant en Birmanie nous parle là des parallélismes qu’il voit entre la Bible et les traditions karen, en particulier des Kayah et Kayan. Ce texte nous rappelle ceux du XIXème siècle, par les missionnaires baptistes américains, qui trouvèrent chez les Karen une tribu de chrétiens perdus, voire même la tribu perdue d’Israël. Cette fiction est reprise depuis quelques années chez un autre peuple présent en Birmanie, les Chin ou Zo, mais par un groupe habitant le Mizoland en Inde, et dont des représentants ont d’ors et déjà eu l’occasion d’émigrer vers Israël.

 

GOLISH, Vitold de [Marie]. Au Pays des “femmes girafes”. Dans les régions encore inconnues de la Birmanie.
1957, Sciences et Avenir : 1957, Déc., n°130, pp 601,605-611,650. ill. Paris, Sciences et Avenir.

 

Au retour de ses expéditions, et au moment du lancement dans les circuits de “Connaissance du Monde” de son film sur les Naga, les Kayan et les Kayah, Golish présente dans cet article un panorama de la société Kayah, avec par exemple la conviction de l’origine chinoise des Kayan, mais surtout montre dans un dessin l’élongation du cou des Kayan par disjonction des vertèbres. Bien entendu cette théorie n’est pas fondée, elle peut même semblé absurde, car qui pourrait croire que faire reposer sur les clavicules et les omoplates de lourdes charges aurait pu faire se soulever la tête. Keshishian (1979) prouvera que ce sont bien les os du haut du torse qui se tassent. Golish parle avec clarté du remplacement des spirales, ce qui n’avait pas été souvent le cas avant. On trouve sur Internet une courte étude sur les cous des femmes Kayan (Roekeghem, s.d.).

 

Le texte de l’article finit par cette phrase prémonitoire et pleine de double sens “A la déclaration d’indépendance (1947) bien que très peu nombreux, ils ont réussi à imposer au gouvernement de la naissante Union Birmane, leur voeu le plus cher, devenir un état libre: L’État Kayah.”

 

GOLISH, Vitold de [Marie]. Au Pays des femmes girafes. Expéditions 1955 et 1957 en Birmanie. Expéditions 1955 et 1957 en Birmanie de Vitold de Golish assisté de Pierre de Arceluz.
1958, [Grenoble, Paris], Arthaud. 92 p.

 

D’abord chez les Naga, ensuite chez les Kayan et les Kayah, Golish et sa troupe visite divers villages, et récolte une splendide collection de moments de vie. L’impression en héliogravure noire donne tout son sens à ce travail d’artiste, nous sommes au meilleur de cette technique. Le lecteur découvre la façon de mettre les spirales autour du cou, et diverses autres scènes de la vie quotidienne, en plus d’un grand nombre de portraits magnifiques.

 

GOLISH, Vitold de [Marie]; RAMBACH, Suzanne [illustrations]. Au village des cous de cuivre. Voyage illustré par Suzanne Rambach.
[1959], Paris, L'Auteur. 34 p., ill.

Ce livre grand format au tirage de 500 exemplaires, tous propriété de l'auteur, n’a pas été mis en vente, ni remis aux bibliothèques. Il est devenu extrêmement rare, et longtemps je me suis même demandé s’il existait vraiment. Une fois mis la main sur un exemplaire, quel plaisir. Il s’agit en effet d’un texte illustré de magnifiques dessins au trait, qui donnent une idée différentes de tout ce que l’on ressent pas le truchement des photos.

 

GOLISH, Vitold de [Marie]. Femmes-girafes et femmes-éléphants. .
in:
[THEVENOT, Jean] (ed). Quel monde étrange... Textes réunis par Jean Thévenot.
1961a, Vevey (CH), Nestlé, Peter, Cailler, Kohler. 133, [2] p., ill. pp 67-86.

 

Bien qu’il soit court, cet article offre une des meilleures iconographie sur les Kayan, avec les rares photographies du changement de spirales sur des femmes adultes. On est loin des divagations sur les cous qui se plient et tuent chaque femme qui serait privée de ce bijoux encombrant (Bary, 1933).

 

GOLISH, Vitold de [Marie]. Giraffen- und Elefanten-Frauen.
in:
[THEVENOT, Jean] (ed). Bunte, seltsame Welt...
1961b, Vevey (CH), Nestlé, Peter, Cailler, Kohler. 133,[2] p. ill. pp 67-86.

 

Dans les livres de cette collection les illustrations, fournies en pochettes, étaient à coller par l'acheteur. Cette pratique courante en Suisse depuis des dizaines d’années avait commencé par la récolte de vignettes de format unique ou de photographies noir et blanc à coller dans des albums préimprimés. Elle avait évolué ensuite vers l’illustration de livres au moyen de photographies couleurs de formats variables. Les sociétés les plus connues à pratiquer ce genre furent Nestlé, Silva, et Avanti, les deux dernières regroupant divers industriels qui comme Nestlé imprimaient sur les emballages de leurs produits des points qui se collectionnaient et donnaient droit à l’achat des livres à un prix modique. On comprendra pourquoi ces livres parfois fort beaux sont très communs en Suisse en fort rares à l’étranger. La plupart des titres existent en français et allemand, parfois en italien.

 

GOLISH, Vitold de [Marie]. En Birmanie au pays des femmes-girafes.
s.d., [Paris], s.n. [4],15,[4] p., ill.

Brochure avec publicité Pathé France et Canada, sans doute livret vendu lors du passage de son film au Canada dans le circuit de Connaissance du Monde. Golish n’a pas publié directement dans la revue de cette association, mais son voyage y fut annoncé, ainsi que son livre chez Arthaud.

 

GORDON, Alec (ed). Bibliography on the Karen people in Thailand: Impact and response, 1970-1993.
1996, [Chiang Mai], Center for Ethnic Studies and Development, Social Research Institute, Chiang Mai University. 49 p.

 

A nouveau l’absence des Kayah est évidente. L’ouvrage complète pour la Thaïlande la liste de Tapa (1982), et Marshall (1922, 1980, 1997).

 

GREEN NOVEMBER 32, Mae Hong Son. Exodus: an update on the current situation in Karenni. 18 August 1996. Information compiled by Green November 32, Mae Hong Son. Additional sources: ABSDF, Karenni Public Relations and Information Department, and Karenni Social Welfare Committee.
1996, Mae Hong Son, Green November - 32. [1],14,[29] p., ill.

 

Un rapport sur les réfugiés qui arrivent du Karenni, avec des illustrations. Repris dans les annexes au rapport du BIT sur le travail forcé en Birmanie.

 

HAMILTON, James W. Pwo Karen, at the edge of mountain and plain.
1976, St. Paul, New York, et al. West Publishing Co. xxiii,354 p. ill. American Ethnological Society Monograph: 60.

 

Sur les Pwo de Thaïlande, avec des notes intéressant tous les Karen.

 

HEGER, Franz. Alte Metalltrommeln aus Südost-Asien.
1902, Leipzig, Kommissions-Verlag von Karl W. Hiersemann. 2 Bände 245 p.

 

Précurseur des études de Cooler (1979,1995) et bien d’autres, Heger fixe les typologies de grandes classes de tambours de l’Asie continentale et insulaire.

 

HENDERSHOT, Clarence. The conquest, pacification, and administration of the Shan States by the British, 1886-1897. A part of a dissertation submitted to the Faculty of the Division of the Social Sciences in candidacy for the Degree of Doctor of Philosophy, Department of History, 1936. Private edition, distributed by the University of Chicago Libraries, Chicago, Illinois, 1938.
1936, Chicago, University of Chicago, PhD dissertation.
1938, Chicago, Private edition distributed by the University of Chicago Library. 25 p.
s.d., [Rangoon], s.n. [Government of the Union of Burma]. 321 p. Dactylographié sur stencil à encre.

 

Nombreuses informations sur les Karenni, à lire de concert avec les récits de Crosthwaite (1912), Saimong Mangrai (1965) et Lintner (1984).

 

L’édition de Rangoon fait partie d’une importante collection de textes historiques reproduits soit par impression des images de microfilms, soit par copie directe sur stencil à encre du document original, soit par dactylographie du texte sur stencil. Ces réimpressions auraient été ordonnées par Ne Win lui-même au milieu des années ‘60.

 

HENDERSON, Eugenie J. A. Tone and intonation in western Bwe Karen.
in: BURMA RESEARCH SOCIETY. Fiftieth anniversary publications no. 1, Volume 1.
1961, Rangoon, The Burma Research Society. [24],543 p., ill. [Marqué en bas de page:] BRSFAP, I, Jan. 1960. pp 59-69.

 

Un exemple rare de l’érudition britannique sur une langue presque inconnue par ailleurs.

 

HENDERSON, Eugenie J. A.; ALLOTT, Anna J. (ed). Bwe Karen dictionary: Vol 1: Introduction and texts. Vol 2: Dictionary and word list.
1997, London, School of Oriental and African Studies, University of London. 672 p.

 

Les Bwe, comme ils sont appelés dans ce titre sont un de ces peuples peu étudiés de Birmanie, et toute contribution est bienvenue. Nous espérons que bientôt des recherches plus récentes viendront confirmer les observations de Henderson, et nous montrer en quoi cette ethnie se différencie et se rapproche de ses voisines, et pourquoi il est si difficile de se faire une idée des tensions inter-ethniques qui fractionnent le Karenni au sens large. Au début des années ‘90, le CédoK avait été approché par l’éditrice scientifique pour envisager la publication de ce texte, bien entendu nous avions décliné, et nous en sommes fort satisfaits, car SOAS a permis de produire une monographie de haute qualité au tirage sans doute assez confidentiel. Le prix de la chose la rend birmano incompatible, ce qui est bien dommage, car il n’existe pas d’autres dictionnaires disponibles.

 

HEPTONSTALL, C[harles] H. (ed); HEPTONSTALL, Bessie C. [Elizabeth] (ed). Annual Burma compendium. A brief account of the American Baptist Burma Mission for the year 1929.
1930, Rangoon, American Baptist Mission Press. 117 p., ill.

 

Un des exemples de littérature baptiste qui permet de suivre l’évolution des églises au Karenni. Voir aussi Shwe Wa (1963).

 

HERBERT, Patricia M. Burma.
1991, Oxford,Santa Barbara, Clio-Press. 327,[2] p. World Bibliographical Series, volume 132.

 

La bibliographie, lisible comme un roman, informative et précise comme jamais je n’en vis. L’auteur m’a dit il y a quelques années qu’elle pensait en réactualiser le texte, tout en respectant les contraintes de la série, ce qui sera une nouvelle gageure, et sans doute un plaisir renouvelé pour le lecteur. Les Karenni ne sont pas directement au centre de l’oeuvre, mais tant d’informations qui permettent de mieux comprendre la situation de la Birmanie y sont regroupées qu’il faut en faire un support de travail constant. Les commentaires, qui manquent souvent chez Bernot (1992) ouvrent sur la vie des auteurs, le contexte des oeuvres, les relations entre elles.

 

HINTON, Peter (ed). Tribesmen and peasants in North Thailand.
Proceedings of the First Symposium of the Tribal Research Centre,
Chiang Mai, Thailand, 1967.
[1969, Chiang Mai, Tribal Research Centre]. iii,117 p. ill.

 

Livre pionnier des recherches sur les tribus du nord de la Thaïlande.

 

HINTON, Peter. The Karen, millennialism, and the politics of accommodation to lowland States.
in: KEYES, Charles F. (ed). Ethnic adaptation and identity. pp. 81-94.
1979, Philadelphia, Institute for the Study of Human Issues. ix,278 p.

 

Étude d’un des phénomènes les plus commun de la culture Karen, le millénarisme.

 

HOÀNG, Michel. La Thaïlande et ses populations.
1976, Paris, Éditions Complexes, Presses Universitaires de France.
1981, Paris, Éditions Complexes. 256 p. Édition révisée.

 

Guide sur la Thaïlande, en quelque sorte un précurseur pour la période contemporaine.

 

HOBBS, Cecil [Carlton]. The Kayah.
in: TRAGER, Frank N[ewton]; et al. Burma. pp 721-777.
1956, New Haven, Human Relation Area Files. HRAF 37.
Vol 1: [2],xi,263 p. Vol 2: [2],xi,265-443 p. Vol 3: [2],xi,445-696 p.

 

La partie sur les Kayah du livre de Trager est une courte présentation de qualité de l’État qui venait d’apparaître en lieu et place du Karenni traditionnel après l’adoption de la loi constitutionnelle de 1951. Fort utile pour la période des gouvernements de U Nu.

 

HOEFER, Hans; LEVINE, Charles; WARREN, William. Thaïlande.
1978, Papeete (Tahiti), Les Éditions du Pacifique. x,310 p. ill.

Il existe deux couvertures pour cet ouvrage, une souple marquée “La Thaïlande / Les éditions du Pacifique“ et une rigide marquée “Thaïlande / édition en français / APA Photo Guides“. Le texte a été traduit par Marcel Barang, un spécialiste du pays. A comparer pour la période d’avant le développement du tourisme dans les villages de montagnards avec Hoang (1976, 1981) et Hoskin (1984, 1986).

 

HOSKIN, John. The traveler's complete guide to Chiang Mai & Northern Thailand.
1984, Hong Kong, Hong Kong Publishing Company Ltd. [2],180 p.
1986, Hong Kong, Hong Kong Publishing Company Ltd. [2],180 p.

 

Guide de la période d’avant les changements de l’activité à Mae Hong Son, d’avant les trekking institutionnalisés sur la frontière.

 

HOUGHTON, Bernard. Short vocabulary of Red Karen.
1894, Journal of the Royal Asiatic Society of Great Britain and Ireland : 1894, Jan. pp. 29-49. London, Royal Asiatic Society of Great Britain and Ireland.

in: RASTORFER, Jean-Marc (ed). Sources anciennes sur la langue Kayah et les langues du Karenni.
1983d, Lausanne, Éditions Dao Badao. [vii], 171 p. Collection Karenni. pp [128]-[1]49.

 

Fidèle à son titre, une liste courte par un précurseur des dictionnaires de langues minoritaires, qui publia en 1892 un essai sur la langue Chin. Les mots kayah lui ont été transmis par le Rev. Crumb, baptiste américain qui les transcrivit aussi bien avec l’alphabet sgaw karen et qu’avec le romanisé. Une courte introduction aux Kayah précède la liste.

 

HOUTMAN, Gustaff. Mental culture in Burmese crisis politics: Aung San Suu Kyi and the National League for Democracy.
1999, Tokyo, Institute for the Study of Languages & Cultures of Asia and Africa, Tokyo University of Foreign Studies. viii,392 p. ILCAA Study of Languages and Cultures of Asia and Africa Monograph Series No.33.

    1999, Internet. http://homepages.tesco.net/~houtman/images/covercuts.jpg [et autres fichiers].

 

Un long ouvrage d’explication sur le comportement et la mentalité des Birmans, en particulier en relation avec les minorités. Copié d'internet au format pdf, le texte est souvent maculé par des citations où les caractères birmans sont remplacés par des caractères latins sans signification, un problème de programmation comme on en rencontre si souvent avec les langues asiatiques, et avec le birman en particulier, du moins avant que cet alphabet ne soit normalisé ISO.

 

HOUTMAN, Gustaff. Human origins, myanmafication and "disciplined" Burmese democracy.
2739 [2000, Pekhon ?], Pekhon University Press. 28 p. ill. Pekhon University Press Reference Series, Booklet for Students, Volume 6.

 

Cette brochure reprend en l’approfondissant un chapitre du livre précédant sur la création par le gouvernement central d’un nouveau mythe sur la préhistoire de la population birmane. Il est cité ici plutôt pour son éditeur, Pekhon University Press, qui rappelle de façon humoristique qu’il n’y a pas de vrai enseignement universitaire en Birmanie depuis 1988, et aucune université dans les montagnes, ni en aucune des langues des groupes ethniques, ni même d’enseignement universitaire de ces langues ou de ces cultures. Les autres volumes de la série ont rapport soit directement avec le Karenni (Karenni records, 1997; No comment, 1997) soit avec l’histoire de Birmanie.

 

HTE BU PEH. Note sur les maisons pour adolescents. (Brèves communications n°005).
1985, Bulletin du CédoK : 1983, n°2, pp 60. Lausanne, Éditions Dao Badao pour le CédoK. vi,116 p.

 

Nous avions vu une grande maison pour adolescents dans un village traversé lors une marche au sud du quartier général des Karenni.

 

HTOO, Rehmond [ie Rihmond]. Jugements traditionnels dans nos montagnes. (Brèves communications n°002).
1985, Bulletin du CédoK : 1983, n°2, pp 56-58. Lausanne, Éditions Dao Badao pour le CÉDOK. vi,116 p. ill.

 

Rihmond Htoo m’a raconté des quantités d’histoires et de blagues des Kayan, durant les soirées des longs séjours que je fis sur place dans les années ‘80. Il continue de faire de la poésie sur la triste situation de son peuple, par exemple le texte “I am wondering why? Tell me Mum” trouvé sur le site consacré au Myanmar www.mizzima.com.

 

HTOO, Rehmond [ie Rihmond]. Des villages Kayan descendent en plaine. (Brèves communications n°003)
1985, Bulletin du CédoK : 1983, n°2, pp 59. Lausanne, Éditions Dao Badao pour le CédoK. vi,116 p.

 

Un article sur les déplacements de population au Karenni avant que l’on en parle dans toutes les organisations internationales.

 

HTOO, Rihmond. Le lièvre et le tigre, histoire Kayan.
1997, Bulletin du CédoK : 1992, n°1, pp 1-6. Lausanne, Éditions Dao Badao. 34 p.
2001, Annales de la Société d'Émulation de Stradal-Omsk: 2001, déc., pp 15-25. Stradal-Omsk, Dam Batai, [Lausanne], Société d'Émulation. 30 p.

 

Histoire allégorique et politique que racontent les Kayan sur leurs relations avec les autres Karen, les Shan et les Birmans.

 

HTOO, Rihmond. Le voyage épique des délégués du Front Démocratique National de Birmanie dans l'État Kachin et la zone communiste en 1985/86. Raconté par M. Rihmond Htoo.
2001, Bulletin du CédoK 1987 : 1987, pp 1-28,35,36. Lausanne, Éditions Dao Badao. 34,[2] p. ill.

 

Pour son second voyage dans les maquis communistes, cette fois avec un large détour par les zones Kachin du KIO et via la République populaire de Chine, Htoo prend des risques. Il raconte les expériences et les découvertes faites au long de ce déplacement placé sous l’égide du Front Démocratique National (NDF).

 

Human rights abuses in Kayah State.
1991, Dawn News Bulletin : 1991, April. vol 3, n°2, pp 10-11. Bangkok, The All Burma Peasants' Organization.

 

Le journal des étudiants en exil à Bangkok a souvent parlé du Karenni (Karenni records, 1997).

 

HUMAN RIGHTS COMMITTEE FOR NON-BURMAN NATIONALITIES. Reports on Kayang's destitutes. 12 October '85.
[1985], The Karenni Journal : 1985, n°1, pp 20,[22]. Karenni State, ill nb.

 

Tentative d’expliquer la présence des femmes Kayan sur la frontière. Fausse à l’époque, le premier groupe de femmes a été réquisitionné par un représentant du KNPP dans leur village, les raisons données pour expliquer leur déplacement sur la frontière s’appliquent pourtant assez bien aux vagues de réfugiées des dix années suivantes. Sur les villages Kayah et Kayan en frontière, on pourrait lire les textes du site de Eric et Huguette Van de Leene (2002).

 

Human Rights year book 1995, Burma.
1996, [Nothaburi (Thailand)], Human Rights Documentation Unit (NCGUB). 904 p. ill.

 

Human Rights year book 1998-99, Burma.
1999, [Nonthaburi (Thailand)], Human Rights Documentation Unit (NCGUB). vi,430 p., ill.

 

Human Rights yearbook 2000, Burma (Myanmar). Violations against the dignity, livelihood and fundamental rights of people in Burma perpetrated by the military dictatorship of Rangoon.
2001, [Nonthaburi (Thailand)], Human Rights Documentation Unit (NCGUB). vi,620 p., ill.

 

Publication annuelle et recueil des violations les plus fréquentes des droits de l’homme au pays des pagodes. Sur la situation générale on lira aussi les rapports des rapporteurs spéciaux de la Commission des Droits de l’Homme, par exemple (Lallal, 1997), ou la masse documentaire du BIT, le Bureau International du Travail, l’organisation spécialisée des Nations Unies qui pour l’instant a été le plus loin dans la condamnation de la Birmanie, en se fondant sur les quelques traités internationaux que ce pays a signé.

 

L’Australie a aussi publié pour son parlement une importante collection de documents sur les violations des droits de l’homme, et la situation générale de l’Union (Australia, 1995a-n).

 

HUTEAU, Michel; FRETARD, Dominique. Plus girafes que femmes.
1984b, Grands Reportages : n°43. pp. 45-48, 74. [Paris] .

 

L’ethnoexotisme, par un homme qui avait pourtant côtoyé les troupes du KNPP et pris conscience de la lutte de ce peuple.

 

HUTEAU, Michel Birmanie - État Karenni: Tendresse Kayan au coeur des jungles interdites. [carte postale].
in:
BERNARD, Patrick; HUTEAU, Michel. Graines d'hommes [collection de 12 cartes postales dans un étui].
[s.d.], Xonrupt-Longemer (F), Anako Editions. 1 carte postale p., ill. Mémoires de l'Humanité.

 

Cartes postales de bonne qualité avec buste de femmes et de jeune adolescente Kayan. Les Thaï ont aussi imprimé pour les touristes des cartes avec des images de femmes Kayan de Thaïlande, et quelques illustrations de Kayah, bien plus difficiles à trouver. Pourtant les premières cartes postales furent imprimées par les Karenni eux-mêmes, mais n’eurent aucun succès.

 

IMAGES ASIA. "No childhood at all". A report about child soldiers in Burma.
Conflict on Children.
1996, Chiang Mai, Images Asia. [2],85 p.

 

La violation des droits de l’enfant dans toute la Birmanie.

 

IMAGE ASIA. Karenni.
s.d., Internet, [ImageAsia]. 1 p. http://Imageasia.org/burma/karenni.htm, 07.05.2002.

 

Courte introduction sur le Karenni et ses déplacements de population sous la pression de l’armée birmane.

 

INDIA, Census Commissioner. Census of India, 1901. Volume I.
1903, CALCUTTA, S.C.P., Govt. Printing. iii,251 p.

 

INDIA, Census. Census of India, 1911. Volume IX: Burma. Part II. Tables.
1912, Rangoon, Office of the Superintendent, Govt. Printing. vi,286 p.

 

INDIA, Census. Census of India, 1921. Volume X: Burma. Provincial tables I to VIII.
1923, Rangoon, Office of the Superintendent, Govt. Printing. 68 p.

 

INDIA, [Census Commissioner]. Census of India 1921. Census table number 43: Karenni States. Tables Only.
1925, Rangoon, Office of the Superintendent, Govt. Printing.

 

INDIA, [Census Commissioner]. Census of India, 1931. Volume XI - Burma, Part I. - Report.
1933, Rangoon, Office of the Supdt, Government Printing and Stationery, Burma. x,306 p., ill.
[1964?], Tumba (S), International Documentation Center AB.

 

Les recensements donnent une idée de la situation au Karenni, avec une énumération des populations, des religions, parfois des problèmes rencontrés. Le dernier comptage connu date de 1983, année où les zones libérées étaient particulièrement étendues. Il fut publié par le gouvernement en 1986-87 (Burma, 1986, 1987).

 

INDIA, Empire. Agreement regarding the independence of Western Karenee, 1875. Signed: Forsyth, T.D. / Kin-Woon-Mengyee.
1972, Working People's Daily: 1972, 12 Feb., Union Day Supplement. Rangoon.

 

INDIA, Empire, The Viceroy. Demands of the British Government, by the Viceroy, forwarded to Mandalay: delivered to Thibaw's Government on 30 October 1885. [Reprinted from Bharatiya Vidya].
in: Desai, W[alter] S[adgun]. Deposed King Thibaw of Burma in India, 1885-1916.
1967, Bombay, Bharatiya Vidya Bhavan. vii,166 p. pp 112-115. Bharatiya Vidya Series, vol n°25.

 

INDIA, Governor General, Forsyth, Douglas; BURMA, Kingdom, Ministry of Foreign Affairs, Kin-Woon Mengyee. Agreement regarding the independence of western Karenni. [tiré de] Scott, J. George. Gazetter of Upper Burma and Shan States.
in: KARENNI PROVISIONAL GOVERNMENT, Ministry of Foreign Affairs. Karenni Provisional Government. Karenni manifesto and Karenni history.
1990, [Karenni (KNPP) Headquarters], [Karenni Provisional Government]. 13,[1],17 p., ill. p. 12.

 

[JOHNSON, Anne]. Karenni.
1995, Danbury (CN), Grolier Educational Corporation. 64 p. ill. Indigenous Peoples of the World 4.

 

Un petit livre destiné au lectorat intéressé par les peuples menacés, avec de belles images des peuples du Karenni. Le texte présente fort adroitement la problématique des réfugiés sur la frontière, les causes de leur déplacement, et met un accent sur la difficulté de vie en Thaïlande. L’auteur parle même de kidnapping de femmes Kayan pour en faire des prostituées dans les bordels du Royaume. Outre les photographies de Kayan, nous trouvons une illustration de femme Kayaw réfugiée.

 

JONES, Robert B. Jr. Karen linguistic studies. Description, comparison, and texts.
1961, Berkeley, Los Angeles, University of California Press. [xiii,1],283 p. University of California Publications in Lingustics Vol 25.

 

Plusieurs textes en langues parlées au Karenni, et des descriptions et analyses qui intéressent ces langues.

 

JONSSON, Leif. Mien Olympics in Thailand.
2001, Suvannabhumi : 2001, vol 13, n°3, Dec. 2001, pp 8-10. Tempe (AZ), Program for Southeast Asian Studies, Arizona State University. 15,[1] p., ill.

 

Cet article n’a rien à voir avec les Kayah, malheureusement. En effet si l’on pouvait avoir plus souvent des descriptions de cette qualité de la vie réelle, de la culture en transformation des peuples qui nous intéressent, nous ne formerions pas des fantasmes sur leurs traditions et nous limiterions sans doute à les aider à agir comme des peuples contemporains, plutôt qu’à les inciter à coïncider avec nos présupposés ou nos théories.

 

JUBILEE CAMPAIGN, London : Genocide against the Karen people in Burma. March 1998. An interim report by Jubilee Campaign.
[1998], [London], Jubilee Campaign. 8 p. www.jubileecampaign.co.uk/world/bur5.htm, 11.03.2002.

 

Groupe activiste anglais.

 

KAREN HUMAN RIGHTS GROUP, [Mae Sot]. Forced relocation in Karenni. July 15, 1996. KHRG #96-24. An independent report by the Karen Human Rights Group.
1996a, Mae Sot, Karen Human Rights Group. 27 p. [Karen Human Rights Group Reports].

 

Le Karen Human Rights Group publie de nombreux rapports sur les Karen du Kaw Thoo Lei et du Tenasserim, mais aussi sur les Chin, les Shan, et parfois le Karenni. Ce sont surtout des copies d’ordres militaires ou civils et des explications sur les violations des droits de l’homme par le gouvernement et ses sbires.

 

KAREN HUMAN RIGHTS GROUP, [Mae Sot]. SLORC orders to villages: set 96-D, Karenni State, 1995. July 29, 1996. KHRG #96-29. An independent report by the Karen Human Rights Group.
1996b, Mae Sot, Karen Human Rights Group. 7 p. [Karen Human Rights Group Reports].

 

KAREN HUMAN RIGHTS GROUP, [Mae Sot]. Karenni (Kayah) State update on relocations. KHRG #97-U2, February 12, 1997. An independent report by the Karen Human Rights Group.
[1997], Internet, [New York, The Open Society Burma Program]. 3 p.

 

Copie du rapport KHRG #97-U2 sur le site de l’Open Society, où l’on trouvera d’autres de ces rapports, principalement centrés sur les exactions de l’armée et de ses groupes inféodés dans l’État Karen.

 

KAREN HUMAN RIGHTS GROUP, [Mae Sot]. A struggle just to survive. Update on the current situation in Karenni. KHRG #98-06. An independent report by the Karen Human Rights Group.
1998, [Mae Sot], Karen Human Rights Group. 32,[1] p. [Karen Human Rights Group Reports].

 

KAREN HUMAN RIGHTS GROUP, [Mae Sot]. Continuing fear and hunger. Update on the current situation in Karenni. An independent report by the Karen Human Rights Group, May 25, 1999 -KHRG #99.05.
1999, [Mae Sot], Karen Human Rights Group. 57,[1] p., ill. [Karen Human Rights Group Reports].

 

Les textes du Karen Human Rights Group sont disponibles sur Internet.

 

[KAREN NATIONAL UNION]. The SLORC's "Leave or die" ultimatum to Karenni villagers.
1992, Manerplaw, [Karen National Union]. [6] p. Manerplaw, June 12, 1992.

 

Le KNU n’a pas l’habitude de commenter la situation dans les autres États, il fait pourtant ici une exception pour son voisin du nord. Encore au moment de la rédaction de cet article, en juin 2002, nous trouvions sur Internet divers sites qui confondaient le Karenni et le Kaw Thoo Lei, l’État des Karen, du moins sur leur cartographie basée sur celle de l’UNPO, Unrepresented Nations and Peoples Organisation à La Haye. www.unpo.org/member/karenn/karenn.html; http://karty.narod.ru/maps/karenni/karenni.html.

 

Karenni.
1950, The Sower : 1950, 19 Feb., pp 2/1. Rangoon, The Catholic Church of Burma. (11cm).

 

Petit article paru dans le magazine en anglais de l’Église catholique de Birmanie. Pour une liste de tous les articles sur le Karenni dans le précurseur de ce journal, The Voice, voir Rastorfer (1985c, 1986c).

 

Karenni: des artistes et des timbres: 200 mail artists create postage stamps.
1990, Lausanne, Éditions Dao Badao. variable (env. 84p.) p., ill.

~~ . Seconde édition, revue, corrigée et augmentée d'une préface et d'une introduction par deux vétérans de la révolution au Karenni.
1992, Lausanne, Éditions Dao Badao. variable (env. 40 à 60) p., ill.

~~ . Troisième édition, avec, outre les pièces de la seconde édition par deux vétérans maintenant décédés de la révolution au Karenni, un ensemble descriptif du pays et courte description de l'évolution de la situation sur place au cours des dix dernières années.
2001, Lausanne, Éditions Dao Badao. [76] p.

 

Chaque exemplaire de cette brochure est différente, avec un nombre de pages variable, il s’agit du résultat d’une vaste opération de Mail Art, ou Art Postal, fondé sur la récolte à travers le monde, par le truchement de la poste, de projets de timbres pour le Karenni. Les mêmes planches ont eu trois utilisations principales, plus divers avatars dans des publications commémoratives. Pour une analyse de l’influence des événements de Mail Art sur les Karenni, lire Léopold (1996a.b, 1997a,b). On trouvera des textes de Mahn Aung Than Lay (1992, 2001) et Saw Maw Reh dans la seconde et la troisième édition, tandis que le manifeste de Plyar Reh (1990, 2001) est reproduit au bas de certaines pages de la première et troisième édition.

 

KARENNI EVERGREEN. An interview with Karenni Evergreen. In their own words.
2001, Burma Debate : 2001/2002, Winter, vol 8, n°4, pp 11-13. Washington D.C., Burma Project of the Open Society Institute. 23 p., ill.

 

L’une des très rares publication de textes de protagonistes locaux. On trouve sur Internet la description d’une autre organisation indigène, la Karenni National Women’s Organization (KNWO), classée sous Thaïlande à http://web.tiscali.it/WIN/081.html.

 

KARENNI GOVERNMENT. The dossier of Karenni. Presented by the Government of Karenni. 22, September, 1992.
1992a, [Karenni Headquarters], Karenni Government. [1],79 p.

 

Ce dossier reprend beaucoup d’autres documents que les Karenni considèrent comme importants, pour en faire une petite encyclopédie politique. Le premier texte, “Dossier of Karenni” [pp 1-29], explique les fondements historiques et juridiques de la demande des Karenni d’être reconnu comme indépendants avant toute autre négociation. Contrairement aux autres textes du gouvernement du KNPP, celui-ci est accompagné de références et de notes de bas de pages. Il aurait été écrit par Karen Parker.

 

KARENNI GOVERNMENT. The profile of Karenni. 22. September, 1992.
1992b, [Headquarters], The Karenni Government. [25] p. ill.

 

Cette brochure reprend des textes similaires à ceux de l’ouvrage plus complet cité ci-dessus.

 

KARENNI GOVERNMENT. The draft constitution of Karenni. [16 June, 1992].
in: KARENNI GOVERNMENT. The dossier of Karenni. Presented by the Government of Karenni, 22, September, 1992.
1992c, Headquarters, The Karenni Government. 79 p. ill. pp 30-45.

 

Nouvelle constitution de l’Etat Karenni, qui remplace celle des United Karenni States pour le KNPP.

 

KARENNI GOVERNMENT. The Karenni case studies. Date: 11 April, 1993.
1993, [Karenni (KNPP) Headquarters], Government of Karenni. [9] p.

 

Le gouvernement mis sur place par les réfugiés sur la frontière, en continuation des gouvernements dont ils s’estiment les héritiers depuis l’annexion du Karenni dans l’Union de Birmanie, a produit une série de brochures explicatives, historiques ou politiques, dont certaines seront reprises dans cette bibliographie.

 

KARENNI [GOVERNMENT], Ministry of Foreign Affairs. The Karenni Journal.
1986, The Karenni Journal : 1986, n°4, 16 p. Karenni Headquarters.

 

Ce journal était publié directement par la direction du KNPP, sous la direction éditoriale de Mika Rolly, un Karen qui habitait Mae Hong Son et Chiang Mai. C’était une première tentative d’informer régulièrement les amis du pays. Pour diverses raisons, dont la moindre ne me semble pas être que pour les Karenni les sources de financement changèrent radicalement avec l’arrivée massive conjuguée des nouveaux exilés et des ONG, la publication fut suspendue au début des années nonante.

 

KARENNI GOVERNMENT, Ministry of Foreign Affairs. In their own words: the Karenni. [tiré de: The Karenni Paper].
in:
Voices from the frontier.
1987, Cultural Survival Quarterly : 1987, vol 11, n°4, pp 16. Cambridge (MA), Cultural Survival. 17 lignes p. ill.

 

Une des premières brochures politiques éditées par le KNPP sur la frontière de Thaïlande.

 

KARENNI GOVERNMENT, [Ministry of Foreign Affairs]. Memorandum from the Government and people of Karenni. [To the Government and people of Switzerland]. Date: October 9, 1997. Signed: Abel Tweed, Foreign Minister.
1997, Karenni Headquarters, Karenni Government. 2 p.

 

Les Karenni ont tenté à diverses reprises d’alerter les gouvernements

 

KARENI [sic] GOVERNMENT, Office of the Prime Minister. A statement by Karenni Government in connection with the activities of SPDC. 11 September 2000.
2000, sl., ImageAsia. 1 p. http://imageasia.org/karennistatement.html, 07.05.2002.

 

Mise au point du KNPP sur la situation en Birmanie. Ces derniers mois, en 2002, les dirigeants du Karenni révolutionnaire ont à diverses reprises réaffirmé leur intention d’obtenir l’indépendance comme préalable à toute négociation sur de nouveaux rapports entre le Karenni et une future Birmanie. D’autre part un certain nombre d’États de l’Union, par l’intermédiaire de groupes en exil ou en rébellion, se sont mis à rédiger des constitutions locales. En cela ils ne font que suivre l’exemple américain ou suisse, où les états, respectivement les cantons, ont chacun un cadre constitutionnel propre et une souveraineté limitée, mais bien réelle.

 

[KARENNI LITERATURE COMMITTEE]. The mythology of the Karenni People. Part one.
1992, [Karenni (KNPP) Headquarters], Karenni Literature Committee. 22 p. ill.

 

Cette petite brochure, dont le texte n’est pas terminé, était un premier pas vers une transcription indigène des légendes de la création du monde selon les Kayah.

 

Karenni National Day, June the 21st.
1986, The Karenni Journal : 1986, July. n°4, pp 3,4,16. Karenni State.

 

KA[RENNI] NA[TIONAL] LI[BERATION] FRONT (KaNaLiFront), Inf[ormation] Dep[artmen]t; NYA MAW, Saw [introduction]. Is the new Kayah alphabet a popular need ?
s.d., s.l., KaNaLiFront Inf. Dept. 20,[5] p., ill.

 

Dans cette brochure s’expriment les doutes d’un opposant Karenni au nouvel alphabet Kayah inventé par Teh Bu Peh. La critique porte sur trois points, d’abord sur l’utilité même d’un alphabet spécial pour le Kayah, alors qu’il existe déjà d’autres façons de l’écrire, ensuite sur la forme des lettres, qui sont difficile à former, en mode cursif particulièrement. Enfin sur l’affirmation du chef Karenni qu’il reçu de Dieu cet alphabet comme un cadeau au peuple Kayah. Ces critiques émanent d’un groupe dont nous n’avons pour ainsi dire aucune autre trace. La multiplication des noms de groupe, et des groupuscules eux-mêmes, est une caractéristique de l’histoire politique et sociale birmane, et apparaît aussi comme une caractéristique des Karenni. Sur ce point on peut lire Smith (1991, 1993, 1999) et Myanmar (s.d.).

 

K[ARENNI] N[ATIONAL] P[ROGRESSIVE] P[ARTY]. Karenni, a short history. knpp 1974.
[1974 ?, Karenni Headquarters, KNPP Central Committee]. [4],27 p.
[1983], [Lausanne], Centre d'Étude et de Documentation sur le Karenni. [4],27 p.

 

Résumé du texte du Karenni National Revolutionary Council de 1974.

 

KARENNI NATIONAL PROGRESSIVE PARTY, Central Committee. Statement regarding the cease-fire agreement with SLORC, 10 March 1995. Signed by the Central Committee, the Karenni National Progressive Party, Karenni. Article from UNPO News, volume 2, April-May 1995.
1995, Internet, Unrepresented Nations and Peoples Organisation. 1 p. http://www.unpo.org/member/karenn/0407krni.htm, 07.05.2002.

 

Le cessez-le-feu avec les Karenni fut de courte durée. Suite à des mouvements de troupe du SLORC vers les zones riches en bois sous contrôle du KNPP, la trève fut rompue. Il s’agit du seul échec de grande ampleur du Maj. Gen. Khin Nyunt dans sa politique de négociation avec les groupes et groupements rebelles ou révolutionnaires.

 

KARENNI NATIONAL REVOLUTIONARY COUNCIL. Independence and self-determination of the Karenni States.
1974, Karenni Headquarters, KNPP Central Committee. 55 p.

~~ . Compiled by the Political Bureau, ratified and edited by the Karenni National Revolutionary Council, dated 18 December 1974. Published by the Karenni Resistant National Revolutionary Council, Central Head Quarters, Karenni States. Reprinted and published by the Karenni Government, dated 9th January 1997.
1997, Karenni (KNPP) Headquarters, Karenni Government. 74 p. ill.

 

Document dont l’original très rare fut imprimé dans les jungles du Karenni par stencil à encre, mais ouvrage fondateur de la nouvelle histoire Karenni. Ce texte, établi en particulier par Abel Tweed, jeune loup d’ethnie Kayaw et philosophiquement de gauche, devait montrer la force du Karenni, son ouverture au monde, et sa place dans l’histoire mondiale. Utilisé d’abord pour l’activisme intérieur, il sera montré et expliqué aux individus qui visitèrent les zones libérées au début des années huitante. Bien des dirigeants ne soutenaient pas les thèses politiques qui sous-tendaient l’oeuvre, mais l’utilisaient, faute de mieux. D’autres ne se cachaient pas de leur soutien à la gauche, même si comme membres du KNPP ils devaient parfois lutter contre les groupes Karenni dissidents qui suivaient les instructions ou s’appuyaient sur le Parti Communiste de Birmanie, alors replié dans l’est et le nord des États Shan.

Ce texte a été réimprimé en 1997, et repris sous cette nouvelle forme dans les annexes documentaires du rapport du BIT sur le travail forcé en Birmanie.

 

KARENNI PROVISIONAL GOVERNMENT. The reaffirmation of Karenni independence by the peoples of Karenni.
[1990], [Karenni (KNPP) Headquarters], Karenni Provisional Governement. [2] p. Avec les signatures autographes des délégués à l'Assemblée Populaire.

~~ . in: KARENNI GOVERNMENT. The dossier of Karenni, Presented by the Government of Karenni, 22, September, 1992.
1992a, Headquarters, The Karenni Government. 79 p. pp 48-49.

~~ . in: KARENNI GOVERNMENT. The profile of Karenni.
1992b, Headquarters, The Karenni Government. [25] p. pp [1-2].

 

Une des rares preuves directes de la mise sur pied de cette assemblée populaire, et quelques raisons de penser que ses décisions ont une légitimité.

 

KARENNI PROVISIONAL GOVERNMENT. Focus on successive colonialist Burman government and the independent Karenni State issue.
1991, Karenni (KNPP) Headquarters, Karenni Provisional Government. 63 p.

 

KARENNI PROVISIONAL GOVERNMENT, Ministry of Foreign Affairs, Abel Tweed. Burma in 1947. An political intrigue, duplicity, fabrication, complicity and the rape of Karenni.
1990, [Karenni (KNPP) Headquarters], Karenni Provisional Government, Ministry of Foreign Affairs. [1],47 p.

 

[KARENNI PROVISIONAL GOVERNMENT, Ministry of Foreign Affairs]. The formation of the United Karenni independent States. September 11, 1946.
[1990b], [Karenni (KNPP) Headquarters], [Karenni Provisional Government]. 2 p., ill.

 

KARENNI PROVISIONAL GOVERNMENT, Ministry of Foreign Affairs. Karenni Provisional Government. Karenni manifesto and Karenni history.
1990c, [Karenni (KNPP) Headquarters], [Karenni Provisional Government]. 13,[1],17 p., ill.

 

En 1990 le Ministère des Affaires Étrangères (KNPP) du Karenni publia une série de brochures à caractère politique marqué. Tout porte à croire que c’est ce subit afflux de renseignements et de documentation ne soit pas le fait du seul Karenni, mais de voyageurs étrangers intéressés à faire progresser la connaissance du petit pays qu’ils venaient de découvrir.

 

Karenni records, 1995-1997; Dawn on the hills.
1997, [Pekhon (Myanmar) ?], Pekhon University Press. [16] p., ill.

 

Première publication des Pekhon University Press, avec des textes relatifs au Karenni repris du défunt journal étudiant Dawn. La seconde publication  aura pour contenu des textes trouvés sur Internet (No comment, 1997), tandis que les autres textes publiés seront d’un intérêt plus général, en fait destinés à ouvrir l’esprit critique des étudiants auxquels ils sont destinés, tout en leur apprenant l’anglais (par exemple Houtman, 2000).

 

KARENNI STATE. Karenni calendar 1987.
1986, s.l., s.n.. 7 p., ill.

 

Avec des illustrations tirées du livre de Golish (1963) et de photos réalisées localement, ce calendrier utilisant le nouvel alphabet kayah a été distribué dans beaucoup de villages libérés, parfois en concurrence avec des calendriers semblables des Karen du Kaw Thoo Lei, ou des productions en provenance de Birmanie. La confection de grands calendriers illustrés est une industrie florissante dans le pays, en raison de la multiplicité des systèmes calendaires, et de la difficulté de s’y retrouver avec le calendrier lunaire birman.

 

KARENNI STATE, KARENNI PROVISIONAL GOVERNMENT, Ministry of Foreign Affairs. Papers from the desk of the Secretary of State and the Karenni Ministry of Foreign Affairs.
1988, [France], Karenni Provisional Government, France Representative. 5,[2],4 [ie 2n] p., ill.

 

Un texte signé A. Tweed, un autre Rihmond Htoo, sur la résolution des Karenni de devenir indépendants avant toute négociation avec les Birmans.

 

KARENNI TEXT BOOK COMMITTEE. Reader five. Fifth standard. 1991-92, academic year.
1991, [Karenni (KNPP) Headquarters], Karenni Text Book Committee. 28 p., ill.

 

KARENNI TEXT BOOK COMMITTEE. Reader four. Fourth standard. 1991-92 academic year.
[1992], [Karenni (KNPP) Headquarters], Karenni Text Book Committee. 26 p., ill. [Seconde édition avec changement de couverture].

 

Brochure dont le titre et le texte sont en kayah, et qui servent dans les écoles enfantines et primaires de la zone libérée.

 

KAYAH STATE, Government. Kayah State.
5th anniversary Kayah State Day, 15th January 1957.
1957, RANGOON, Kayah State Government, Information Dept. 8,12,[1] p.

 

Publication officielle en anglais par le gouvernement de Loikaw.

 

Kayah State day to be celebrated at Loikaw today.
1952, New Times of Burma : 1952, 14 Jan., Rangoon.

 

Court article sur le début de l’État Kayah, qui venait de changer de nom en 1951 par une modification constitutionnelle, au détriment du nom traditionnel Karenni. On remarque que les rebelles et les Kayah sont souvent dénommés Kayinni dans les textes contemporains du gouvernement de Yangon, et qu’il est intéressant actuellement de faire une recherche sur Internet avec les trois mots clés Karenni, Kayinni, et Kayah. Pour ce qui est du group Kayan, il faudrait ajouter une recherche avec Padaung, une avec Padong, car ces deux termes sont aussi souvent utilisés.

 

Kayan Lî Kòmiti : Kayan lî akahtei taba. Pictorial kayan primer.
1992, [Pekhon (Myanmar) ?], [Kayan Lî Kòmiti, Catholic Church]. [40] p., ill.

 

Un petit livre en kayan romanisé pour servir à l’instruction des jeunes élèves des écoles catholiques.

 

KATOH, H[iroshi]. Kawthoolei. A report on the un-charted states of Burma and the documents of the National Movement which seeks independence from Burma.
1982, Tokyo, Dojidai-Sho Co Ltd. x,155 p. ill.

 

Source photographique artistique sur le Kaw Thoo Lei, au sud du Karenni. Donne quelques indications sur les rapports entre les deux pays, dont il faut rappeler qu’au moment de la rédaction de la première constitution de Birmanie, les Anglais pensaient faire un seul État Karen (Tinker, 1983, 1984).

 

KESHISHIAN, John M. Anatomy of a Burmese beauty secret.
1979, National Geographic Magazine : 1979, June, vol 155, n°6. pp. 798-801.

 

Premières radiographies publiées où l’on voit clairement les déformations du squelette des femmes Kayan. Voir aussi Van Roekeghem, s.d.).

 

KEYES, Charles F. New evidence on Northern Thai frontier history.
s.d., [Seattle ?, University of Washington]. 32 p.

~~ . in: TEJ BUNNAG; SMITHIES, Michael. In memoriam Phya Anuman Rajadhon.
1970, BANGKOK, The Siam Society. [iii],397 p. pp. 221-250.

 

Pour une meilleure connaissance de l’histoire du Karenni, et de la région dans son ensemble, il serait utile de mener des recherches archéologiques approfondies dans les grottes et le sous-sol de la forêt entre la Salween et la plaine de Chiang Mai, et entre cette rivière et la Sittang.

 

KEYES, Charles F. The Karen in Thai history, and the history of the Karen in Thailand.
in: KEYES, Charles F. (ed). Ethnic adaptation and identity. pp. 25-61.
1979, PHILADELPHIA, Institute for the Study of Human Issues. ix,278 p.

 

Les Karenni sont traités ici comme un groupe de Karen septentrional.

 

KHIN MAUNG NYUNT, Dr. The Ka-yans (White Karens) of the Pinlong District.
1967a, The Guardian : Jan 1967. pp. 33-36. Rangoon.

 

Première apparition du nom Kayan pour désigner les Padaung.

 

KHIN MAUNG NYUNT, Dr. The Hardy Padaungs.
1967b, The Guardian: Nov 1967. pp. 9-15. Rangoon.

 

Khin Maung Nyunt est toujours et journaliste et historien, avec parfois cette fonction d’historien officiel dans la tradition des chroniques de règnes. Il est aussi l’envoyé du gouvernement dans des séminaires et congrès. Sa production n’est pas axée sur les minorités, mais fait la place belle à l’histoire.

 

KHOO THWE, Pascal. From the land of green ghosts. A Burmese odyssey.

2002, London, HarperCollins Publishers. xvi,304. ill

 

Les récits par des protagonistes Kayan sont rares, et cette histoire vécue de l'intérieur est d'autant plus importante que l'auteur a vécu en Europe après son passage dans la rébellion. Une première lecture de cet ouvrage montre qu'il y a quelques erreurs dans les noms et les descriptions qui auraient mérité d'être corrigées.

 

KLEIN, Harold E.; KLEIN, Thomas O. Beyond his calling: the life of Chester Leroy Klein (1893-1942).
1983, New York (NY), Carlton Press, Inc. 241 p. ill.

 

Un missionnaire chez les Karen et les Karenni.

 

KNUDSEN, Jens K[ristian]. En Rejse I Rodkarenernes Land.
1889, Kjoebenhavn, Pontoppidan. xiv,[2],98,[2] p.

 

Des missionnaires protestants danois se rendent sans grande préparation dans les montagnes du Karenni, et y meurent. Le récit de cette débâcle est indépendant des autres sources sur les petites principautés de la région à la fin du XIXème siècle, ce qui donne du recul au chercheur. Knudsen nous donne aussi une des rares descriptions de la microscopique principauté de Pobya.

 

KNUDSEN, Jens Kristian. Pa Budda's veje; Oplevelser og meddelelser fra Burma. Med et Forord af L. Schroeder, samt ti Autotypier, Tegninger af V. Jastrau (Tildels efter Fotografier), tre Kort og et Facsimile Udgivet af den Danske Mission i Bagindien.
1891, Kjoebenhavn, V. Pontoppidans Boghandel. x,177,[1] p., ill.

 

Texte différent sur le même sujet que le récit de la mission, avec des descriptions plus importantes sur la Birmanie de l’époque.

 

KOBAYASHI, Hibiki [Photographs]; BARON, Fabien [Art director]. Tribe. Photographs by Hibiki Kobayashi [Introduction by Peter Beard].
1998, New York (NY), PowerHouse Books. [160] p., ill.

 

Hommage artistique aux peuples du monde entier. Superbes photographies noir et blanc de femmes Kayan, pp 140-143, Lahu, pp 132-133, Lisu, pp 134-135, et Meo, pp 136-139. Pour une illustration photographique d’actualité, voir Chapman (1998).

 

KONGSAK LEWMANOMONT. The misty city. Message from the Governor of Mae Hong Sorn.
1986, Welcome to Chiang Mai : 1986, Nov.15 - Dec.14. pp. 30,36. Chiang Mai.

 

Publicité pour la province de Mae Hong Son, avec un court texte du gouverneur thaï, et une photographie de femme Kayan avec un enfant. Cette illustration a été reprise dans divers timbres d’artistes pour le Karenni, et sur des timbres de divers États fictifs de Dam Batai (Léopold, 1996, 1997). Sur cette publicité, on lira le commentaire d’un aide de camp du gouverneur dans mon interview (Rastorfer, 1987a. 1994a).

 

KUNSTADTER, Peter (ed). Southeast Asian tribes, minorities, and nations. Volume I.
1967, Princeton (NJ), Princeton University Pres. xiii,486 p.

 

Texte général sur les minorités, avec quelques indications sur le Karenni.

 

KYAW THEIN. An analysis of the return of the armed groups of national races to the legal fold and the renounciations of armed insurrection.
in: [MYANMAR, UNION ], Ministry of Defense, Office of Strategic Studies. Symposium on socio-economic factors contributing to national consolidation, Papers and discussions presented at the Symposium held at the International Business Centre, 6 1/2 Miles, Yangon, from 9th to 11th October 1996.
1996, Yangon, Office of Strategic Studies, Ministry of Defence. [20],260 p., pp 191-199.

 

La thèse officielle sur les cessez-le-feu et leurs réussites. Il me semble fondamental de comprendre le mode de pensée du gouvernement et de le comparer avec celui des minorités et de leurs représentants.

 

[KYAW WIN, U; MYA HAN, U; THEIN HLAING, U; TUN AUNG CHAIN, U].
The 1947 constitution and the nationalities. [page "b"] The Myanmar version of the 1947 Constitution and the nationalities published in 1991 was written by U Kyaw Win, U Mya Han and U Thein Hlaing.
1999, Yangon, Universities Historical Research Centre; Innwa Publishing House. 2 volumes, [b],vi,292; [a],290 p.

 

L’histoire des minorités et de la première constitution de Birmanie dans une perspective birmane. Le texte est explicite et finalement assez cohérent avec la réalité décrite dans les autres documents connus. Pour les Karenni une longue analyse est donnée au volume 2, pp. 167-194, basée sur les faits, qui sont relatés en détail. Suivant le point de vue où l’on se place on y voit une négociation adroite des majoritaires pour convaincre le petit groupe des Karenni les plus progressistes, ou une manipulation de personnes faibles par un groupe de tricheurs sans vergogne.

 

Ces deux volumes font partie d’une série prometteuse, qui comporte un appareil de notes, des bibliographies importantes et novatrices, ainsi que des documents en annexe. Sur le volume 2, la mention "Innwa Publishing House" n'apparaît que sur la couverture.

 

LALLAL, Rajsmoor; NATIONS UNIES, Conseil Économique et Social Commission des Droits de l'Homme. Situation des droits de l'Homme au Myanmar. Rapport du Rapporteur spécial, M. Rajsmoor Lallah, présenté en application de la résolution 1996/80 de la Commission des droits de l'homme. Nations Unies, Conseil Économique et Social, Commission des Droits de l'Homme. Cinquante-troisième session, Point 10 de l'ordre du jour provisoire: Question de la violation des droits de l'homme et des libertés fondamentales, où qu'elles se produisent dans le monde, en particulier dans les pays et territoires coloniaux et dépendants. 6 février 1997. Français (original: anglais) E/CN.4/1997/64/
1997, [Genève], Nations Unies, Commission des Droits de l'Homme. 25 p. http://homepages.iprolink,ch/~asb/cdh/rappcdh97.html.

 

Rapport par un des envoyés spéciaux de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU. Une autre source de renseignements utiles est le dossier de documents réunis par le Bureau International du Travail (BIT/ILO) à Genève afin de soutenir le rapport officiel sur les violations des conventions signées par le Myanmar dans le domaine du travail forcé.

 

LASUNION, Agnes. Brèves notes sur les vignettes Kayan.
1995, Mulhouse, Éditions Philatéliques de la Hardt. 31,[1] p. ill.

 

LASUNION, Agnes. Catalogue commenté des vignettes Kayan.
1997, Mulhouse, Éditions Philatéliques de la Hardt. 60,[2] p. ill.

 

Deux brochures sur de prétendues vignettes au format de timbres qui semblent avoir comme fonction d’affranchir ou en tous cas d’authentifier des lettres transmises entre camps des zones rebelles Kayan.

 

LASUNION, Agnes. La rébellion des Kayan de Birmanie.
[1996], s.l. s.n. [6] p.

Court historique de la rébellion Kayan, tiré du livre de sur les timbres avec quelques petites modifications du texte.

 

LAWRENCE, Neil. No peace dividend for divided Karenni.
2002, The Irrawaddy : 2002, Feb.-Mar., vol 10, n°2, pp 18-19. Chiang Mai, Silver Spring (MD), The Irrawaddy. 35,[3] p., ill.

 

Analyse de la situation au Karenni, avec les nouvelles tentatives de personnes de l’intérieur de faire aboutir la paix avec le KNPP. Bonne présentation de l’absence de confiance qui fit capoter toutes les discussions jusqu’ici.

 

LE MAY, Reginald [Stuart]; RAMSDEN, H[enry]. A.; HARDING KNEEDLER, W.; GUEHLER, Ulrich. Siamese coins and tokens : an anthology.
1977, LONDON, Andrew Publishing Company. [2],xi,389 p. ill.

 

Sur les pièces de monnaie de Thaïlande, dont certaines sont mises en collier dans les montagnes. Toutefois la majorité des pièces ainsi détournées sont soit des roupies issues de l’Inde Britannique, soit des Kyats modernes de Birmanie.

 

Leadership calls for national reconciliation.
2001, NCGUB Bulletin : 2001, July, vol 2, n°1, pp 1,2. Washington D.C., NCGUB, The National Coalition Government of the Union of Burma. 7,[1] p.

 

La place des Kayan et des Kayah est soulignée par la composition des instances dirigeantes, et la mise en place de groupes inter-ethniques de réconciliation.

 

LEHMAN, Frederic K[ris]. Burma: Kayah society as a function of the Shan-Burman-Karen context.
in: STEWARD, Julian H. (ed). Contemporary change in traditional society.
Volume 2: Asian rural societies. pp. 1-104.
1967, URBANA, University of Illinois Press. xi,350 p.
1970, Urbana, University of Illinois Press. xi,350 p. (2nd printing)

 

La seule véritable étude ethnologique sur les Kayah, par un savant et amical docteur américain qui résida pendant plusieurs mois sur place à l’invitation des dirigeants d’alors. De son expérience Kayah et de celle avec les Chin, qui restent son principal point d’attache en Birmanie, il tira une analyse très efficace des processus culturels et de la place des minorités dans l’Union.

 

LEHMAN, Frederic K[ris]. Ethnic categories in Burma and the theory of social systems.
in: KUNSTADTER, Peter (ed). Southeast Asian tribes, minorities, and nations. Volume 1.
1967b, Princeton (NJ), Princeton University Press. xiii,486 p. pp. 93-124.

 

Analyse savante qui explique bien le mode de fonctionnement et le raisonnement des minorités de Birmanie. Devrait être traduit en placé entre les mains des dirigeants de ce pays.

 

LEHMAN, Frederic K[ris]. Who are the Karen, and if so, why ?
Karen ethnohistory and a formal theory of ethnicity.
in: KEYES, Charles F. (ed). Ethnic adaptation and identity. The Karen on the Thai frontier with Burma. pp. 215-253.
1979, Philadelphia, Institute for the Study of Human Issues. ix, 278 p.

 

Analyse du fait national (ou supra-national) Karen en Birmanie et en Thaïlande.

 

LÉOPOLD, Pierre. Karenni and the world: From missionaries to mail art.
1996, Ilis Day, Ministry of Posts and Mail Art. 32 p. ill.

Art edition, édition d'art postal, May-June 1996.
1996, Ilis Day, Ministry of Posts and Mail Art; [Lausanne], Distributed by Dao Badao Publishers. 36 p. ill.

Printed on the occasion of the first visit of the King of Ilis Day to Kayah State, 1997.
1997, Ilis Day, Ministry of Posts and Mail Art; Singapore, Distributed by Dao Badao Publishers, Lausanne. 35,[1],36-52 p. ill. Royal Visits' Series, Book Number 2.

1997, Ilis Day, Ministry of Posts and Mail Art; Singapore, Distributed by Dao Badao Publishers, Lausanne. 52 p. ill. Royal Visits' Series, Book Number 2.

 

Quatre éditions d’un texte presque similaire. L’édition de 32 pages n'a pas été mise en circulation, tandis que l'ordonnance des chapitres, les illustrations et quelques textes diffèrent dans les autres éditions. Il s’agit de l’étude de l’emploi par les Karenni et leurs supporters du média philatélique pour se faire connaître. Le propos doit être mis en relation avec l’article très sérieux sur la poste dans la zone rebelle (Rastorfer, 1983a, b, c, d, 1984b), qu’il poursuit, actualise et développe.

 

LÉOPOLD, Pierre. L'état Kayah, ou Karenni.
1998, Bulletin de l'Association Suisse - Birmanie (Internet) : 1998, mars, n°3, Genève, Association Suisse-Birmanie. 2 p. www.birmanie.int.ch/~asb/bulletin/mars98/kayah.html.

 

Petite introduction à l’histoire de l’état Kayah. Un essai pour présenter le point de vue des indépendantistes et des partisans d’une plus grande autonomie dans le cadre d’une nouvelle Birmanie, fédérale ou unioniste.

 

LEWIS, Paul; LEWIS, Elaine. Peoples of the Golden Triangle. Six tribes in Thailand.
1984, London, New York, Thames and Hudson. 300 p. ill.

 

LEWIS, Paul; LEWIS, Elaine. Peuples du Triangle d’Or. Six tribus en Thaïlande.
1986, Genève, Olizane; Paris, Vilo. 300 p. ill. Collection Artou.

 

Cet ouvrage, son original en anglais et sa traduction en allemand ne portent pas sur les Kayah, qui sont une nouvelle fois oubliés dans leur marches frontalières. Pourtant ce panorama fort bien illustré des six plus importants groupes habitant les montagnes du nord de la Thaïlande, apporte une information de base non dénuée d’intérêt, et qui permettait enfin de suppléer aux manques et aux a priori des brochures ou monographies tous publics plus anciennes. Depuis cette publication un certain nombre de livres du même format sont parus sur des sujets plus particuliers, comme les tissus, les plantes et leur usage, mais aucun ne porte de façon substantielle sur les Kayah. Solnit (1986, 1997) est une exception avec son analyse de la grammaire du kayah parlé en Thaïlande, dans un livre sans illustration destiné à un public de spécialistes.

 

LINTNER, Bertil. Alliance of convenience - Burma.
1983, Far Eastern Economic Review : 1983, 14 April, pp 23-28. Hong Kong.

 

Sur les péripéties des alliances de minorités.

 

LINTNER, Bertil. Centuries of distrust.
1984, Far Eastern Economic Review : 1984, 5 April. Hong Kong, ill.

 

Sans présenter directement le concept de peur qu’Aung San Suu Kyi mettra au centre de son discours en 1988, Lintner montre dans cet article les haines et les ressentiments qui minent les relations inter-ethniques en Birmanie. Il reflète par là les paroles de ceux qu’il côtoie dans les jungles frontalières. Je crois nécessaire de rappeler encore une fois qu’un tel discours, fondé sur la recherche de terrain, et l’analyse des faits, était absolument récusé par le plus grand nombre des spécialistes de la Birmanie à l’époque. Ceux-ci n’admettaient aucune critique de leur vision, avec les Birmans hypercivilisés au centre, et des peuplades même pas tellement ethnographiquement intéressantes, certainement nuisibles, souvent alliées au banditisme, génératrices de coûts pour un gouvernement central pauvre qui tentait de les raisonner depuis l’indépendance; des tribus victimes de la propagande néo-colonialiste après avoir été manipulées par le colonialisme impérial.

 

Illustrons par un cas précis: Mme Bernot, alors professeur de birman à l’INALCO de Paris, me reçu entre deux ascenseurs dans les couloirs boisés de la vieillotte université Rue de Lille. Elle me demande pourquoi je désire la voir, et me propose d’apprendre le birman, ce qui aurait dû m’ouvrir la voie à la meilleure connaissance des Kayah, et des Birmans. Après dix minutes de discussion au rez de chaussée, elle me fait savoir qu’elle doit se rendre à son bureau et me lance d’un ton solennel que si je veux utiliser mon temps pour la Birmanie, il est vain et périlleux d’étudier les peuples minoritaires, et me conseille de me concentrer sur les Birmans. Elle me demande en outre de lui adresser directement les publications du CédoK, afin qu’elles ne soient pas perdues par la Bibliothèque. De fait, aucune de mes publications ne fut enregistrée par cette école.

 

La professeur déconseilla plus tard à ses étudiants de citer ou d’utiliser le livre des frères Boucaud (1985), sous prétexte qu’il était bourré d’affabulations et des faits mal interprétés, qu’il n’était pas digne d’un intérêt universitaire. Ceux qui me parlèrent de ce discours, fait en réponse à la question d’un étudiant, me dirent que Madame semblait fort énervée par l’apparition de documents qu’elle devait considérer comme anti-birmans, au lieu de les accepter comme des reflets de certaines réalités.

 

Sur le même sujet, on remarquera l’absence presque complète des minorités dans le livre que ses étudiants et admirateurs lui offrirent pour ses ans de carrière.

 

LINTNER, Bertil. The Shans and the Shan State of Burma.
1984, Contemporary Southeast Asia : 1984, March. vol 5, n°4, pp 403-450. Singapore, Institute of Southeast Asian History.

 

Analyse pionnière dans la perception des Shan comme l’une des grandes clés du problème birman, tant pour des raisons économiques que pour des raisons culturelles ou sociales. La présence des Shan au Karenni, au sud, dans les villes et au nord, a une grande importance historique.

 

LINTNER, Bertil. The minority factor: Any new government must compromise with ethnic groups.
1988, Far Eastern Economic Review : 1988, 13 Oct, Hong Kong.
1989, The Burma Report : 1989, Jan.-Feb. n°2, pp 10. New York.

 

Depuis des années en contact avec toute la mouvance révolutionnaire de Birmanie, Lintner était l’un de ceux qui pensait que la solution du problème birman ne pouvait passer que par le règlement des différents inter-ethniques, et que cette solution reposait sur la réinvention d’une confiance entre forces antagonistes à Rangoon, dans les campagnes, dans les camps militaires, et dans les montagnes. Ses articles, dès ses débuts dans le journal Focus, se font l’écho de ces préoccupations.

 

LINTNER, Bertil; LINTNER, Hseng Noung [Photographs]. Land of Jade: A journey through insurgent Burma.
1990, Bangkok, White Lotus; Edinburgh, Kiscadale Publications. xvii,315 p. ill.

Land of Jade: A journey from India through Northern Burma to China.
1996, Bangkok, White Orchid Press. xxii,[1],380 p. ill.

 

Récit d’un voyage au pays Kachin, avec passage de l’Inde vers les territoires contrôlés par le Parti Communiste de Birmanie, écrit par un fin connaisseur et sa femme de nationalité Shan. Ce résidant suédois de Bangkok était considéré comme le spécialiste de la Birmanie en 1988, et du fait de ses sources excellentes et variées, pouvait informer le monde entier au travers de la Far Eastern Economic Review. Il devint une sorte de héros au Myanmar, et en 1989 était adulé par la population. Ce sentiment ne fit que grandir quand il fit partie d’une délégation de journalistes invités par le SLORC pour visiter le pays, et que lors de son passage à Loikaw, il posa des questions assez embarrassantes aux militaires. Malgré son appui au processus démocratique, et sans doute parce qu’il était d’abord un journaliste, engagé certes, mais homme de plume et de paix d’abord, il déçut ceux qui pensaient que son influence et ses explications allaient déclencher une intervention étrangère.

 

LINTNER, Bertil. The rise and fall of the Communist Party of Burma (CPB).
1990, Ithaca (NY), Southeast Asia Program, Cornell University. xii,111 p. ill. Southeast Asia Program Series N°6.

 

L’étude faite directement sur place par Lintner tranche avec tous les autres textes sur les Communistes pro-Chinois en Birmanie (Smith, 1984), et donne en outre une bonne description des liens entre le parti et les divers groupes des minorités qui s’y allièrent ou le rejoignirent au cours des années de lutte avant la grande explosion qui le saborda en 1989 (Boucaud, 1985, 1988, 1992; Htoo, 2001).

 

LINTNER, Bertil. Burma in revolt. Opium and insurgency since 1948.
1994, Boulder, San Francisco, Oxford, Westview Press; Bangkok, White Lotus. 514,[1] p. ill.
1999, Chiang Mai, Silkworm Books; Bangkok, White Lotus. 558 p. ill.

 

Livre sur le développement parallèle des insurrections et de la production de drogue dans le nord de la Birmanie. Un Birman travaillant à Genève me le disait en mai 2002 qu’il ne faudrait pas blâmer les Myanmar pour la production de drogue, car selon lui qui habitat longtemps aux confins du Laos dans les États Shan, cette culture a été d’abord encouragée par les chinois du Kuo Min Tang qui désiraient ainsi se financer, soutenus par les Américains, et qui laissèrent sur place de dignes héritiers dont la qualité d’indigène n’est pas la principale caractéristique. Pour lui il est un peu simple pour les chantres actuels de l’anti-terrorisme de se déclarer outré par le développement des cultures d’opium en Birmanie alors qu’ils furent justement ceux qui imposèrent d’abord cette culture, et rendirent ainsi toute agriculture naturelle ou vivrière impossible dans les montagnes. Bien entendu, il répliquait à ma remarque sur la mauvaise volonté affichée lorsqu’il s’agit de développer par exemple les moyens de communications, disant que le gouvernement faisait ce qu’il peut, et que sur bien des points ce n’était pas le mieux, mais que justement sur ce point là, il pensait plutôt que la responsabilité du sous développement résidait dans les incessantes rebellions de peuples qui ne comprenaient pas les manipulations dont ils faisaient ou avait fait l’objet de la part d’étrangers. Le point de vue gouvernemental Myanmar le plus crû est donné par le site Internet www.myanmar-information.net. On y retrouve diverses prises de positions racistes contre les étrangers, et même les groupes Kayah et Kayan ayant fait ami-ami avec la junte ont droit à leur petite citation sur ce thème, à la page www.myanmar-information.net/infosheet/1997/9707172.html.

 

LLEWELLYN, Jon. Lost in the hills of Burma.
1982, Bangkok Post : 1982, 28 Nov. pp 19,26. Bangkok, Post Publishing Co., ill.
1983, Chiangmai, Teroppin Hail Ed. [6],26 p., ill. [Marqué:] Bangkok Post Free Copy / S$2.00. [Sur certains exemplaires, on lit au dos de la couverture:] Lost in the hills of Burma, Bangkok Post BANGKOK 28.11.1982, Llewellyn, Jon.

 

Après un bref rappel des premiers traités traditionnels entre les princes Karenni et ceux de Lanna, le texte présente les Karenni modernes et leur lutte nationaliste pour recouvrir l’indépendance du pays aimé.

 

LLEWELLYN, Jon. Monsoon trek to a Red Karen village.
1983, Bangkok Post Sunday : 1983, 9 oct., pp 19. ill.

 

Sur un petit trek dans les montagnes de la frontière birmano-thaïe, avant qu’elles ne soient sur les itinéraires à touristes.

 

Loikaw to be made beautiful and pleasant.
1991, Working People's Daily : 1991, 7 Oct. vol 28, n°280, pp 6-7. Yangon, 14cm.

 

A la gloire du régime qui décorera non seulement Loikaw, mais le pays tout entier.

 

LONSDALE, Michael. The Karen revolution in Burma.
s.d. [?197?], Kawthoolei, Government of Kawthoolei. 29 p.
s.d. [197?], Singapore, Published by Sam Art. 30,[2] p. ill.

~~ . The Karen revolution [in Burma]. Second edition.
s.d. [1999]
, s.l., s.n., [page de titre reproduite:] Singapore, Published by Sam Art. 30,[2] p., ill.

 

Présente l’histoire traditionnelle Karen avant de reprendre l’histoire actuelle selon la version du Kaw Thoo Lei.

 

LOZZA, A[ntonio M.]. Canto d'amore nella foresta. P. Ernesto Ravasi, missionario in Birmania.
1958, Milano, Editrice PIME. [viii],183 + 16 pl p., ill.

~~ . Canto d'amore nella foresta: biografia di P. Ernesto Ravasi.
1959, Milano, Editice PIME. xv,206,[2] + 19pl. Figure d'Apostoli 1.

~~ . Canto d'amore nella foresta. P. Ernesto Ravasi, missionario in Birmania.
[1969], Milano, Edizioni Pontificio Istituto Missioni Estere (PIME). vii,207 p. ill. III edizione. Figure d'Apostoli 1.

 

Ravasi est né en 1888, arriva en Birmanie en 1913, travailla au Karenni, où il mourut en 1932. Le livre raconte en détail sa vie et sa mission dans les montagnes entre Toungoo et Loikaw, ainsi que ses relations avec les autres missionnaires, les pères et les soeurs.

 

LOZZA, A[ntonio M.]. Sangue fecondo. Sette missionari vittime dell'apostolato.
1943, Bibliotechina Missionaria: 1943, 4/5. Serie biografiche n 46, Milano, Pontificio Istituto delle Missioni Estere. 242 p., ill.

~~ . Sangue fecondo. Profili dei martiri del PIME.
1962, Milano, Editrice PIME. vii,263,[2], 14 pl p., ill.

~~ . Sangue fecondo.
1981, Bologna, Editrice Missionaria Italiana. 259,[3] p. Quarta edizione.

 

Biographies de pères du PIME martyrisés en différents pays, dont le Karenni et les États Shan. En 1999 le Père Mattarucco a été victime d’une agression au Karenni, et son rapatriement sur l’Italie fut alors été décidée. Son état s’est fortement amélioré une fois de retour en Europe. malgré son age et les conditions difficiles de sa vie missionnaire (Mattarucco. 1990).

 

MacARTHUR, John R.; DUDLEY, Sandra; WILLIAMS, Holly Ann. Approaches to facilitating health care acceptance. A case example from Karenni refugees.
in: WILLIAMS, Holly Ann (ed). Caring for those in crisis, Integrating anthropology and public health in complex humanitarian emergencies.
2001, Arlington (VA), National Association for the Practice of Anthropology. [1],115,[2] p. Napa Bulletin 21. pp 56-69.

 

Nous possédons fort peu de rapports sur la présence et l’activité des NGO dans les camps de réfugiés Karenni, ou dans les territoires libérés. Les pionniers furent des délégués de l’AMI (Aide Médicale Internationale), puis vinrent différent autres groupes ou sociétés, certaines comme le Comité International de la Croix-Rouge n’intervenant qu’au travers des NGO, ou du côté gouvernemental. Les auteurs de cette communication sont proches de l’International Rescue Committee, qui s’est implanté sur place en 1991. L’article présente sans fard les succès et les difficultés de l’action, les incompréhensions, les fausses espérances, et les joies du secours aux populations démunies. Il montre par exemple la difficulté pour les Karenni du KNPP établis depuis de longues années de recevoir et de comprendre les nouveaux réfugiés arrivés en masse de fin 1991 à 1997.

 

MacDOUGALL, Hugh C. (ed). Democratic Organization for Kayan National Unity (DOKNU). Dec. 14. Party number (165). Working People's Daily, 15 Dec. 1988.
1988, Burma Press Summary : 1988, Dec. vol 2, n°12, pp 13. Cooperstown (NY), Hugh C. MacDougall for The Burma Studies Group.

 

Je cite ici un certain nombre d’articles reproduits par MacDougall dans son oeuvre de recension quotidienne du Working People’s Daily de Rangoon aux heures cruciales de la transformation de la Birmanie de Ne Win et du BSPP au Myanmar du SLORC. Imprimé chaque mois dans le cadre des activités du Burma Studies Group, le Burma Press Summary était un choix personnel de son auteur, qui avait été en poste à Rangoon pour la diplomatie américaine, et qui ressentait les besoins de ses lecteurs. Les articles étaient parfois simplement nettoyés de leurs listes de titres officiels, et de leurs redondances, parfois résumés. Quel plaisir je pris de lire ce journal tout au long de sa publication.

 

Avec l’arrivée d’Internet les dirigeants du BSG décidèrent de ne pas poursuivre, supposant que les personnes intéressées iraient se coltiner l’ineffable prose officielle sur la toile. Nous sommes orphelin d’une bonne source d’information pré-calibrée pour le chercheur. Par bonheur l’entier du BPS se trouve maintenant sur internet, avec quelques possibilités de recherches automatisées. Des deux autres sources parallèles, je pense aux recensions des émissions radiophoniques, sont très utiles aussi, mais en raison de leur coût et de leur volume, elles se font rares, en particulier en Europe (Américain FBIS, Britannique SWB).

 

MacDOUGALL, Hugh C. (ed). Karenni insurgency. Sept. 26. Working People's Daily, 26 Sept. 1987.
1987, Burma Press Summary : 1987, Sept. vol 1, n°6, pp 9. Cooperstown (NY), Hugh C. MacDougall for The Burma Studies Group.

 

MacDOUGALL, Hugh C. (ed). Karenni insurgents denounced. Apr. 23. Working People's Daily, 23 Apr. 1988.
1988, Burma Press Summary : 1988, Apr. vol 2, n°4, pp 10. , Cooperstown (NY), Hugh C. MacDougall for The Burma Studies Group.

 

MacDOUGALL, Hugh C. (ed). Kayah State All Nationalities League for Democracy (KNLD). Oct. 28 [Party number (63)]. Working People's Daily, 30 Oct. 1988.
1988, Burma Press Summary : 1988, Oct. vol 2, n°10, pp 18. Cooperstown (NY), Hugh C. MacDougall for The Burma Studies Group.

 

MacDOUGALL, Hugh C. (ed). Kayah State day. Jan. 15. Working People's Daily, 20 Jan. 1988.
1988, Burma Press Summary : 1988, Jan. vol 2, n°1, pp 8. Cooperstown (NY), Hugh C. MacDougall for The Burma Studies Group.

 

MacDOUGALL, Hugh C. (ed). Party registrations. [aims of] (63) Kayah State All Nationalities League for Democracy (KNLD). Working People's Daily, 16 Nov. 1988.
1988, Burma Press Summary : 1988, Nov. vol 2, n°11, pp 11. Cooperstown (NY), Hugh C. MacDougall for The Burma Studies Group.

 

Chaque parti allait devoir afficher ses buts, qui furent rendus publics dans les médias nationaux, repris par les SWB, FBIS, et BPS, puis collectés dans un livre en langue birmane.

 

MacDOUGALL, Hugh C. (ed). Party registrations. [aims of] (165) Democratic Organization for Kayan National Unity (DOKNU). Working People's Daily, 10 Jan. 1989. pp 15.
1989, Burma Press Summary : 1989, Jan. vol 3, n°1, pp 14-17. Cooperstown (NY), Hugh C. MacDougall for The Burma Studies Group.

 

Comme le montre cet article, les Karenni au sens large ont une certaine propension à la création de groupes politiques. Les nombreuses organisations plus ou moins réelles qui prirent le maquis, se divisèrent et se regroupèrent constituent avec les organisations politiques reconnues officiellement lors des préparations des élections de 1990 une mosaïque politique impressionnante. Pour une analyse de la politique des petits groupes vis à vis des cessez-le-feu, voir Bamforth (2000, pp 38-39, 45-47).

 

Divers partis locaux défendirent depuis 1988 des thèses souvent axées sur la reconnaissance de l’identité de groupes ethniques particuliers, aussi en dehors du Karenni. Pourtant en proportion de la population, c’est au Karenni (soit dans ce cas l’État Kayah plus les territoires peuplés de Kayan de l’État Shan, de la Province de Mandalay, et du nord du Kaw Thoo Lei) que cette prolifération a pris sa plus grande ampleur. Les résultats des élections ont du reste montré que certains de ces mouvements, qui étaient concurrencés sur place par les partis nationaux, avaient réussi à développer un électorat important.

 

McKINNON, John; WANAT BHRUKSASRI (ed). Highlanders of Thailand.
1983, SINGAPORE, OXFORD, NEW YORK, Oxford University Press. xx,358 p. ill.

 

On ne peut pas à proprement parler dire que ce livre est un échec, pourtant, il manque de vie. Les chercheurs sont le plus souvent si attachés à décrire objectivement et scientifiquement la réalité qu’ils en font une caricature inhumaine. Les illustrations peu flatteuses et ce côté diaboliquement précis ne font pas ressentir au lecteur qu’il s’agit de peuples vivants, en pleine mutation, qui désirent se moderniser en restant eux-mêmes. En outre, pour revenir à notre sujet, les Kayah ne sont pour ainsi dire pas traités, ce qui reflète la position officielle en Thaïlande. Pour les illustrations on préférera Campbell (1978, 1981), ou Lewis (1984, 1986).

 

Mc KINNON, John; VIENNE, Bernard. Hill tribes today. Problems in change.
1989, Bangkok, Paris, White Lotus - Orstom (TRI-Orstom Project). xxvii,[1],507 p.

 

Comme pour le livre précédant, une critique féroce serait sans doute fondée sur un malentendu. En effet les deux livres furent placés dans les bacs tous publics des librairies de Thaïlande, alors qu’en tant qu’ouvrages scientifiques ils font bonne figure. Pourquoi alors cette erreur de casting ?

 

A l’époque, il n’y avait pas de bon ouvrage sur les différentes tribus rencontrées lors de leurs trekking par les nombreux touristes étrangers visitant le nord. Les productions arrivées plus tard sur le marché, au format de poche ou grand format, n’ont pourtant pas non plus réussi à marier les bons textes aux bonnes illustrations pour informer de toutes les facettes de la vie des montagnards. Et je ne parle pas des informations destinées aux non anglophones, comme ces milliers d’Allemands et ces wagons de Français (Sortaref, 1986) pour lesquels il n’existe tout simplement qu’un livre (Lewis, 1986).

 

Si l’on veut ne pas trop se prendre la tête, lire les Feuilles Missionnaires des Pères de Bétharram, avec les articles de Séguinotte par exemple, ou alors des articles d’auteurs jeunes comme Jonsson (2001).

 

Mc MAHON, A[lexander] R[uxton]. Spatulancy or augury by fowls' bones among the Karens of Burma.
1872, The Phoenix : 1872, July. vol 3, n°25, pp 9-11. London.

 

Sur un mode de prédiction de l’avenir toujours pratiqué par les Karen. La configuration des os de poulets permet de déterminer la réponse, positive ou négative à des questions que pose le médium ou le sorcier. Il existe sur ce sujet une littérature assez abondante, souvent générale sur les Karen.

 

Mc MAHON, A[lexander] R[uxton]. The Karens of the golden Chersonese.
1876, London, Harrison. v,[1],423 p., ill.
1977, New York, AMS. 423 p.
[1998?] 1876, [Yangon] London, [s.n.] Harrison. v,[1],423 p., ill. Reproduction faite au Myanmar par photocopie, sans modification du texte. Vendue par Myanmar Book Company.

 

Un des livres de base sur les Karen, qui à l’époque de sa publication tranchait d’avec toute une littérature baptiste sans grande profondeur, et souvent propagandiste.

 

Mc MAHON, A[lexander] R[uxton]. Karenni, and the Red Karens.
1889, Asiatic Quarterly Review : 1889, July-Aug. n°8, pp 144-167. London.

 

Article sur les Karenni de la part d’un spécialiste de la question, au moment de la soumission de ceux-ci à la couronne britannique.

 

MAKATUKU PEMEKE; GAG, [C] Un. Draft of a short list of names attributed in the past and the present times to one or the other of the Karen tribes, subtribes, and Karen-related groups and used in the material printed in roman letters originated from Burma, Thailand, G-B, France and other countries [suite sur page de titre seulement:] during the past 150 years, being a record with explannations of the use made and the own or proper names of the above mentioned tribes along with a temptative listing of the Karenni linked ethnological photographies.
1983, Chiang Mai, Teroppin Hail Co. 33,[11] p. ill. [Sur la page de couverture, en plus:] A challenge.
[1985 ?] 1983, [s.l.] Chiang Mai, [s.n.] Teroppin Hail Co. 44 p. ill. Impression recto-verso, sans page de titre.

 

Cette brochure correspond à son (long) titre. Avec quelques illustrations sur les différents groupes dont une bonne partie des noms est répertoriée avec leurs orthographes. Peut aussi servir de bibliographie des Karens.

 

MANICH JUMSAI. History of Anglo-Thai relations.
1970, BANGKOK, Chalermnit. 3,2,299 p. ill.

 

Lire en particulier le chapitre sur la délimitation entre le Karenni et la province de Mae Hong Son.

 

MANNA, Paolo. I Ghekhu. Tribù Cariani della Birmania Orientale.
1902, Le Missinoni Cattoliche : 17 parties sur toute l’année.